PROTECTION
Pour ce qui regarde leur nourriture accoutumée les oiseaux sont très accommodants: les grai. les plantes, les fruits, les insectes, la viande ou le poisson, tout est bon à différentes espèces, et par conséquent, presque toutes les régions ont leur quote-part d'oiseaux qui leur sont propres. L'oiseau à une vie intense; son cœur bat rapidement plus que celui d'autres animaux : la température de son “ang est plus élevée, et il consomme une quantité énorme de force vitale lorsqu'il vole. La chaleur un peu fiévreuse et les efforts continus exigent une quantité correspondante de nourriture, conséquemment l'oiseau, en tant que facteur économique, demande à être pris au sérieux, Bien qu'il y ait peut-être quelque exagération à dire, comme ont fait quelques auteurs, que l'équilibre entier de la nature dépend des oiscaux et que sans eux le pays serait un stérile désert peuplé par des insectes seulement, il faut cependant reconnaître que le nombre des oiseaux ne pourrait être réduit d’une quantité sérieuse sans les plus graves Conséquences pour les contrées. La destruction de tonnes de semences d'ivraie et de millions d'insectes doit inévitablement avoir une érande influence sur le bien-être de la société, et la négligence à tenir compte de ce fait doit réagir très sérieusement sur la population qui n’accorde pas à ses oiseaux la protection nécessaire,
Toutefois le problème du “ status ” des espèces individuel!es d'oiseaux n’est pas aussi simple qu'il semble au premier abord. Il y faut plus qu'un eXamen superficiel et bien des choses doivent être prises en considération si l’on se propose de connaître la vérité des choses. Quelquefois les oiseaux travaillent à l'unisson du bien de l’homme, et quelquefois à l'encontre de ce
bien. Is peuvent faire du bien dans une saison et du mal dans une autr ou bien encore leur influence indirecte peut nuire à la somme de leurs effets immédiats d’une façon surprenante.
Il faut done distinguer soigneusement entre les impressions générales qu'on retire quant au bien ou au mal que fait un oiseau. Une observation simplement accidentelle dans la vie n'est jamais suffisante pour déterminer même sa provision de nourriture. La façon de faire actuellement en usage fonde ses conclusions presque entièrement sur l'examen du contenu de l'estomac d'oiseaux Sauvages pris pendant l'année, ce qui constitue Ja seule preuve non sujette à caution. Pour ce travail la Commission biologique des Etats-Unis à examiné et décidé les cas de plusieurs milliers d'estomac d'oiseaux: les résultats de ses recherches sont à la disposition de ceux qui tiennent à les consulter et à s'en Servir,
En tant que l'un des facteurs de ve délicat équilibre des phénomènes naturels les oiseaux doivent être respectés.
Il v a certains oiseaux qui, à cause de leur taille, de leurs habitudes et de leur chair sont regardés comme gibier légitime. La chasse de ces oiseaux est un exercice fortifiant et propre à donner une bonne santé à celui quis'y livre, le dressant à la vie des bois, aux courageuses aventures, à la vie en plein air ei à Uirer avec adresse. Le véritable sportsman a un code de morale à lui, fondé sur des principes économiques, autant qu'humanitaires. Il ne tire Jamais Sans donner à sa victime une chance égale et tire peu si le gibier n’est pas bon à manger. Il a aussi soin de ne pas épuiser la quantité de gibier d'où dépend son sport à venir. Des mesures restrictives ont toujours suivi plutôt que précédé les résultats qui les ont rendues nécessaires; les mesures prises aujourd’hui auraient dû l'être hier, d'où il est résulté que dans une grande partie de ce pays, le gibier est déjà chose du passé.