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RER Een
res méridionales, presque tous les cours d'eau et Les étangs endigués en posédaient au moins une paire: mais depuis qu'on a déboisé le pays, la ennardière du fils de fermier en a fait façon. Ses brillantes couleurs. son nid trop en vue et la facilité avec laquelle on peut le surprendre dans ses retraites plus où moins boisées en ont fait une proie facile même pour le chasseur encore novice, et le canard court le risque d'être bientôt exterminé. Un canard qui se pose sur des arbres paraît paradoxal à La plupart des chasseurs européens, et cependant c'est l'habitude de cette espèce. Ce canard fait son nid sur un irbre creux, à quelque hauteur au-dessus du sol, et du haut duquel il voit les tournants de la mare où quelque autre eau stagnante. On n'a pas encore résolu la question de savoir comment les petits sont descendus à terre, et il cireule à cet égard beaucoup d'opinions divergentes: celle qui veut que les vieux portent les jeunes sur leur dos où dans leur bee, celle qui pense que le: parents poussent leur progéniture hors du nid pour qu'elle arrive de ses ailes rudimentaires jusqu'à terre; toujours est-il que les petits touchent terre de bonne heure et suivent leur mère vers les approches de la rivière ou des eaux dormantes, le mâle restant tout près pour porter secours à sa famille, en cas de danger. Plus tard, ils rechercheront les marécages où ils séjournerenit jusqu'à la fin de l'automne, et d'où ils partiront pour le sud quand Peau : devenue froide comme le temps.
Le fait que le canard huppé se rend volontiers dans les boîtes con lu
prépare pour nicher, porte à croire que de cette façon on pourrait L'usler à multiplier passablement.
Sous-famille—Fuligulinæ. Canards de baie, de mu r, ou plongeurs.
Description générale. Ce sont des canards d'une charpente lourde où compacte avec un bec aplati ou en forme de spatule, comme celui du canard. quelquefois enflé ou plus haut à la base (fig. 9, p. 21) mais toujours avec un ongle aplati À la pointe (figures 8 et 9, p.21). Le doigt postérieur est changé en une palette plate ou un lobe finement découpé.
Traits distinctifs. Le bec fera distinguer les canards de mer des harles, et le doigt postérieur les différenciera des canards de rivière et d'étang.
, Indications sur le terrain. Le bec bien observé, distinguera ces canards des harles, bien qu'ils soient plus facilement reconnus à l'état vivant comme espèce que comme une sous-famille,
Nid. Ordinairement sur le sol, quoique quelquefois sur des arbres.
Habitat. Lors même que certains individus de cette sous-famille se trouvent communément sur tous les cours d'eau navigable du Canada, les espèces et les individus sont plus nombreux sur la côte que dans l’intérieur,
Les canards de baie et de mer, quoique se sentant plus chez eux sur les grandes étendues d’eau, fréquentent souvent les marécages et les eaux peu profondes pour y trouver leur nourriture. Ce sont de bons plongeurs, allant parfois à de surprenantes profondeurs pour y saisir les mollusques ou des matières végétales. Ils comprennent des individus d'une chair exquise pour la table.
Valeur économique. L'importance économique immédiate de leur régime alimentaire se réduit à moins encore que pour les autres canards.
146. Le Milouin à tête rousse. (REDHEAD). Marila americana. L, 19. C'est un canard plutôt gros avec la tête et le haut du cou de couleur uniforme, rouge brique; poitrine noire; le dos gris finement vermiculé avec du noir; blanc en dessous. La tête de la femelle est de couleur plus sombre, même d’un gris brun foncé, et 'e dos couleur de toile remplacé par une teinte uniformément brune, quelquefois sans même un soupçon de vermiculure.
Traits distinctifs. Le mAlc ressemble au milouin Aux yeux rouges, mais le dos est beaucoup plus sombre et le rouge de la tête ne descend pas aux épaules comme dans cette espèce. Les femelles de ces deux espèces sont même plus semblables, mais la forme du hec est toujours un trait distinecif
eux rouges).
et du bucéphale d'Améri
Indications sur le terrain. Couleur de la tête et profil de la tête et du bec.
Nid. Ordinairement sur le sol ou élevé au-dessus de l'eau, nid de roseaux avec de duvet.
Habitat. N'est ordinairement que de passage à l'est des provinces des le passé quelques-uns aient niché par endroits "Est.
plus où moins
prairies, bien que dans dans la région des Grands Lacs: rare sur la côte de
C'est un de nos plus beaux Canards, et lorsqu'on l'a nourri de céleri sauvage sa chair a un goût aussi délicat que celle du milouin aux yeux rouges. Il est moins l’oiseaux des vastes étendues d’eau que beaucoup de canards de mer, car on le trouve souvent dans les marais et les étangs.
147. Le Milouin aux yeux rouges. (CANVAS-HACK). Marila valisineria. L, 2 C'est un gros Canard; le mâle a la tête et le
cou d’un rouge brique sombre; poitrine noire ;
rmiculures foncées qui ressen- Chez la femelle
les dessous sont blanes, le dos est blanc avec de très fines ve b
lent beaucoup à de Ja toile et auxquelles l'espèce 1° rouge de la tête et du cou dev
Traits ag LS Les co rousse
aux yeux rouges. Le
descend jusqu'aux épaules au lieu de s'arrêter à mi-chemin le lo t les femelles peuvent quelquefois morillons à tête noire, ou à collier, ou avec le bucéph 5 i i
| ale d Amérique, mais en être distingués par la taille plus grande où par l'absence de blanc ou de gri ai
Indications sur le terrain. Tôte rouge où rougeñtre ou gris-rougeâtre, absence ace où sur l'aile; en outre forme et profil de la tête et du bec.
Nid. Bâti au-dessus de l'eau, nid fait de roseaux, garni de duvet.
Habitat Se rencontre régulièrement grands lacs à l'est du 1
du Canada où il niche.
et le rouge
quoique peu fréquemment sur la partie inférieure des ac Erié, rare sur la côte de l'Atlantique, mais plus commun dans l'ouest
C'est un des canards les mieux connus et les plus appréciés, Ce milouin évoque dans l'imagination populaire l’idée de la tortue d’eau douce et de la bonne chère. Cette réputation Bastronomique est surtout due au céleri Sauvage Valisineria spiralis dont il se nourrit fréquemment et d'où lui est venu son nom spécifiqu :. Toutefois, bien d’autres canards mangent de ce céleri et sont tout aussi Lons au goût. Sur les grands lacs l'introduction de la carpe allemande a occasionné de grands ravages dans les vastes champs de céleri sauvage, et de riz sauvage, deux plantes extrêmement appréciées pour ailécher les canards ‘> toute espèce. Une des premières mesures à prendre Pour attirer les canards dans les enclos et les étangs réservés
devrait être de supprimer toutes les Carpes et de planter du céleri sauvage et du riz sauvage Zizania aquatica.
148. Le Morillon à tête noire. (GREATER SCAUP DUCK, AME BILL, GREATER OR LAKE BLUEBILL). Marila marile taille moyenne, le mâle, blane en dessous; la tête,
le dos blane et noir, vermiculé et pareil À de la toile, Les femelles n'ont pas ce dos pareil
à la toile; les tons noirs sont changés en des bruns rougeâtres de diverses teintes; la marque
blanche de la face se trouve à la naissance du bee. Traits distinctifs. Le Morillon à tête noire et le morillon
mêine coloration, mais ils Peuvent en général être distingués par la taill mension de l'ongle terminal sur le bec. Ce j
près d'être circulaire chez le morillon à tête noire. La tête de ce dernier, à l'état adulte, a un lustre verdâtre au lieu de Passer au violet clair sur la Couronne. Une teinte rougcâtre sur la tête des jeunes et des femelles est quelquefois très distincte,
rouges, Où pour un milouin à tête rousse,
RIC:N SCAUP, BROAD- + L, 18-50. C’est un Canard de le cou, et la poitrine supérieure sont noirs;
où quel
une tache blanche à la base du bec et en travers du front, ou des plaques blanches aux ailes sont toujours caractéristiques chez les morillons. Le morillon à collier, qui leur ressemble aussi, à un miroir gris au lieu d'un blanc.
Indications sur le terrain. Il est presque impossible de voir une différence entre les deux mos rillons à l'état vivant. Les mâles des deux espèces paraissent noirs sur le tiers antérieur de leur corps, et blancs sur tout le reste excepté la queue, mais y compris les plumes secondaires de l'aile, Une marque blanche sur la face à la base du bec, comme ci-dessus, est la meilleure indication pour la femelle.
Nid. Sur le sol, dans l'herbe près des étangs herbeux.
Habitat. Rarement de passage ou pour nicher sur la côte de l'Atlantique; commun sur les grands lacs; niche avec beaucoup d'autres dans le nord-ouest.
Le morillon à tête noire est plus que le petit morillon un oiseau des eaux ouvertes, ainsi que cela est indiqué par l’un de ses noms vulgaires, mais il arrive souvent avec d'autres espèces dans les marécages pour y trouver du céleri sauvage et du riz sauvage.
149. Le Petit Morillon. (£ESSER SCAUP DUCK, RIVER BROAD-BILL, LITTLE OR MARSH BLUEBILL). Marila afiinis. L, 16-50. Presque tout à fait semblable au précédent, mais un peu plus petit. La couronne du mâle adulte à un lustre violacé au lieu de verdâtre de même que sur d'autres parties de la tête.
Traits distinctifs. Voir les espèces précédentes.
Indications sur le terrain. Voir les espèces précédentes, Les morillons à l'état vivant ne se distinguent l'un de l'autre que par la taille,
Nid. Sur le sol, près des étangs herbeux.
Habitat. Un peu moins commun que le précédent dans l'est du Canada. Il niche dans l'ouest du Canada et, à l'occasion, plus à l'est vers les grands lacs.
Ce canard est l’un des plus communs qu'on rencontre loin de la côte maritime; c’est plus un oiseau de marais et de petits étangs que les précédents.
150. Le Morillon à collier. (RING-NECKED DUCK, RING-BILLED DUCK). Marila collaris. 1, 16:50. Très semblable par la coloration aux deux espèces précédentes, mais sans le dos couleur de toile; avec un petit collier autour de son bec près du bout et un collier d’un brun pâle ou couleur de cuivre autour du cou.
Traits distinctifs. Les jeunes morillons à collier et les femelles peuvent être pris soit pour des morillons À tête noire, des bucéphales d'Amérique, soit pour des milouins à tête rousse ou des milouins aux yeux rouges!, mais ils peuvent être distingués des morillons par le miroir gris au lieu de blanc; la feme'le, par le délicat anneau blanc autour de l'oeil, et de tous les autres canards par des marques bla:ches sur la face, généralement reliées en travers du menton.
Indications sur le terrain. Le mâle peut être distingué des morillons par son dos noir et la femelle par son menton blanc et le délicat anneau blanc autour de l'œil; tous deux, dans le plumage de l'adulte, par un petit anneau sur le bec.
Nid. Sur le sol, près des étangs herbeux.
Habitat. Oiseau rarement de passage dans l'Est où il nichait autrefois à l'occasion; rare sur les grands lacs; niche régulièrement dans l'Ouest.
151. Le Bucépale d'Amérique. LE PLONGEUR. (GOLDEN-EYE, WHISTLE WING, WHISTLER, GREAT HEAD). Clangula clangula. L, 20. C'est un canard plutôt gros, charpente lourde, coloration frappante de blanc et de noir. Le dos et la tête sont noirs; le reste du plumage, y compris une tache circulaire très en vue entre l'œil et le bec, et la plaque sur l'aile sont blancs. La femelle et le jeune mâle sont marqués de taches gris clair et blanches sur le dos, de larges plaques blanches aux ailes, et une tête brun de phoque, le haut du cou est ordinairement en fort contraste avec le cou et Ia poitrine qui sont ou blancs ou gris.
Traits distinctifs. Dans les plumages des jeunes et des femelles on peut quelquefois confondre le bucéphale d'Amérique avec le milouin à tête rousse ou avec le milouin aux yeux rouges ou avec les morillons. Dans ces plumages l'absence de la marque blanche sur la face ou sa présence limitée aux côtés de la face, la distinguera des morillons; les plaques blanches aux ailes la différencieront du milouin à tête rousse et du milouin aux yeux rouges.
1Voir la note à la page 64.
Indications sur le terrain. La coloration frappante en blanc et noir du mâle; la tête brune et l'absence de marques faciales chez la plupart des jeunes et des fermelles. La grosse tête, le cou fort court, le sifflement des ailes pendant le vol sont « iractéristiques
Nid. Sur des branches où dans le creux des arbre
Habitat. Les bucéphales habitent la plupart des régions du nord de | hémisphère boréal. Le bucéphale d'Amérique, qui seul représente 4s1tte espèce dans le Nouveau Monde, est généralement répandu dans presque tout le Canada. Cas ordinairement un olseau de passage, qui s'établit en hiver dans i'est du Canada, nichant peu ésss les provinces de l'Est, mais plus communément dans le Nord-Ouest
SCUS-ESPÈCES. Le bucéphale est divisé en deux ous<spèces: celle de 1 Ancien monde et celle du Nouveau monde. Cette dernière, dite bucx phale 4 Amérique, Clangula clangula americana est la seule qui se rencontre en Amérique.
C'est un des canards les BHeUX CONNUS, un viseau très hardi qui reste sur nos eaux, en hiver, jusqu’à ce que la glace les ferme.
152, Le Bucéphale d'Islande. (s#vrrow COLDEN EY} Clangula islandica. L, 20. Ressemble au bucéphale d'Amérique, mais lé 14 # une tache faciale en forme de croissant au lieu d'être circulaire. Le tête a un lustre violet au lieu de vert et le bec est relativement plus élevé à la bas
Traits distinctifs. Les mâles SODT jactement distingués des bé fphales d'Amérique, comme c'est dit plus haut mais les jeunes OisC£uX ef les femelles des deux esgees sont plus difficiles à re- Connaître, et la forme du bée est peuttre je seul trait distine tif a f#el on puisse 56 fier. Les jeunes mâles peuvent être reconnus À une légêre excroissar au front, 3 Ia fase même du bec, qu'on ne peut voir à cause du plumage, mais qu'on sént très bien ax ec le
Indications sur Le terrain Des circonsiances exceptionne} peuvent perriettre à quelques-
uns des faits susdits d'être constatés chez l'oiseau à l'état vivant
Nid. Sur des branches ou des arbres creux. Quand c'est possible, sinon probablement dans des cavités rocheuses où sur le sol
Habitat, Très inégal; l'oiseau est commun près des côtes de J'Est et de l'Ouest, mais absent de presque tout le vaste jstérieur: les oiseaux de l'Est nichent probable ment dans le nord de l'Ungava
C'est une espèce qui est du nord plus que la précédente à laquelle el ressemble par ses moeurs autant que par son apparence
153. Le petit Bucéphale. (BUFFLE HEAD, SPIRIT pt K, BUTTERBALL), Charitonetta albeola. L, 14.75 C’est un très petit Canard, presque aussi petit que la sarceli: Mais dont la coloration présente des contrastes frappants entre le noir et le blane Le mâle est blanc en dessous et autour de la base du cou, noir en dessus avec une tête noire irisée rompue Par une large tache blanche triangulaire dont le sommet au-dessous de l'œil rencontre l'autre partie blanche le long de [a nuque, Les plumes des joues sont allongées faisant des houppes sur les côtés de la face, d’où son nom. La femelle: blane en dessous et un gris brunâtre foncé ailleurs à part une tache blanche indécise sur chaque joue
Traits distinctifs. Le mâle ne peut être confondu avec aucun autre oiseau; la femelle ressemble plutôt au morillon, mais peut en être distinguée Par sa petite taille et un trait de couleur claire qui s'étend de derrière l'œil vers l'arrière de la Couronne au lieu de la plaque blanche à Ja base du bec. Une tache faciale au lieu de deux et les dessous uniformément clairs le feront distinguer de la femeile du canard histrion auquel il ressemble aussi
Indication sur Le te rrain. Taille petite ct tache blanche à la tête chez le mâle: ja taille, la tache à la joue et la plaque blanche À l'aile chez la femelle
Nid. Sur une branche ou dans le creux d'un arbre.
l Il est de Passage ordinairement depuis la côte de l'Atlantique j: sque vers l'ouest : niche au nord et au nord-ouest
Le nom de “Spirit Duck” fait allusion à sa force comme plongeur et à
l'eXtraordinaire facilité qu'il a de disparaître quand il est blessé
154. Le Canard à longue queue. (o1n SQUAW, SOUTH-SOUTHF RLY.) Harelda hyemalis. L, 21 (Projection de la plume médiane de !a queue au delà des autres, 4-50-5 .) Un canard de taille movenne dont le plumage change ren arquablement avec les saisons Le mâle Printemps, à la poitrine d'un brun de phoque, comme le cou, la tête et le dos:
Un masque facial presq ne; des raies couleur d’ocre sur les ailes et à la base postérieure du cou, [4 plumage d'h est blanc, avec la poitrine et le dos noirs où brun foncé, ne ligne en travers de épaule Dans l'une et l'autre Saison le mâle a deux plumes
médianes caudales, très allengées, d'environ 8 pouces de la buse à la pointe et dépassant de 4 à 5 pouces les autres plumes caudales. Le plumage de la femelle est intermédiaire entre les deux plumages suüsdits, montrant surtout du blanc sans ligne bien tranchée entre la couleur foncée de la poitrine et les dessous blancs comme chez les mâles
Traits distinctifs. Les mâles sont np is ro les femelles ne peuvent être confondues qu'avec celles de l'espèce suivante, mais elles sont beaucoup plus claires en dessous et la tête est presque entièrement blanche au lieu d'être noire.
Indications sur le terrain. 1.a longue queue du mâle, la tête presque entièrement blanche avec une marque foncée aux joues dans le plumage des jeunes et des femelles,
Nid. Sur ie sol, près de l'eau et caché sous les buissons où dans l'herbe.
Halatat. Niche d'un bout à l'autre du continent dans l'extrême nord. Plus commun sur la
îte ou les grands lacs que sur de plus petites étendues d'eau
Ce canard est chez nous un oiseau d'hiver. Il fréquente nos ports et se trouve souvent avec beaucoup d’autres de son espèce à la bouche des égouts:
il reste aussi longtemps que les eaux sont libres, et même « t tout Fhiver. C’est un fort plongeur et mangeur de poissons, mais n'a q rès peu d
valeur comme chère pour la table. F plonge à de grandes profondeurs pou sa nourriture et se trouv. parfois pris dans les filets de pécheur de la
terre et à des profondeurs étonnantes; on cite un cas où il fut trouvé à 90 pieds.
155. Le Canard histrio (HARLEQUIN DUCK, ROCK DUCK Hi micus hi trionicus. L, #7. C’est un p canard bien nommé d'aprè u costume multi colore. La coloration général du mâle va d'un bleu ardoise à un bleu noir, mais ce fond il y a une série frappante de croissants, de raies, de taches ilaires, de tri
et borde les côtés de la couronne. La femelle est très sombre et terne, toute brunêtre vec taches blanches sur le ventre, réunies dans une place qui ne se continue pas, qui mé est médiane. Une tache blanche peu visible devant l'œil et au-dessous et une autre
ractérisée au-dessus de l'oreille Treits distinctifs. Le mâle n2 peut pas être confondu avec celui d'aucune autr: espèci La femelle ressemble à celle du peti* bucéphale par la taille et la coloration, mais son ver où moins tacheté au lieu d'avear une teinte claire uniforme et elle a deux tarhes faci d'une et point de plaque à l'aile
re e piu les au
Indications sur Le terrain. Impossible de se tromper quant au mâie. La femelle peut &e recon naître à sa taille et à sa coloration généralement sombre, à peine plus claire en dessoux: absence de la plaque à l'aile: deux plaques claires à la face
Nid. Sur sx, sous les roches où des an de bois où dans des trous creux. Habitat. Il n'est que de passage dans l'Est, très rare dans l'intérieur quoique commun dans es montagnes de l'Ouest, où il niche C'est un des plus jolis de nos canards; il ne le cède qu’au canard huppé pour la beauté, Sa véritable demeure est sur les bruyants cours d’eau de l'Ouest du et Nord-Ouest 6% 3! est bien connu des prospecteurs et des mineurs. Dans l’est du Canada, il fréquente les baies rocheuses et les rivages où il se nourrit surtout des insectes du sable et des petites crevettes qui remplissent
les eaux salées du bord de la mer GENRES--SOMATERIA ET OIDEMIA. Eiprrs ET MACREUSES.
Quoique ne formant pas une division systématique reconnue des canards ces deux genres sont singuliers et font voir des caractères communs très uffisants pour qu’il en soit fait mention ici.
Description g'nérale
Gros oiseaux de forte charpente, les plus gros de nos canards. Les eiders mâles ont de large asses de couleurs et de teintes délicates qui contrastent entre elles de façon très tranchée; les macreuses sont presque toutes noires, quelques-unes avec de petites insertions d'un bjanc très pur. es deux espèces ont des becs enflés avec d'étranges excroissances et de brillantes colorations (figure 9, p. 21)
rayés de dive:
dans les deux
Nid. Sur le sol près de l'eau, quelquefois à l'abri de rochers ou de buissons qui surplombent: le nid est garni d'un duvet que donne la mère. L'édredon Qui est dans le commerce provient des nids des eiders,
Habitat. Répandu d'un bot
ut À l'autre du Canada, niche dans le nord; côtes et sur les étendues d'eau
; très commun sur les pendant la migration.
Ce sont des ‘‘canards de mer” dans la plus pure acception du mot, bâtis Pour affronter les plus gros temps et ne venant presque jamais sur les étangs
et les marais d'eau peu profonde, Ils se nourrissent de mollusques et de crustacés et de ce qu'ils trouvent en plongeant.
Valeur économ ique. Leur régime alimentaire a me, mais dans certains Parages, comme au Labrado et leurs oeufs la principale nourriture animale leur duvet est un article de commerce de grand prix, les eiders ont une valeur facilement appréciable. Leur nombre va diminuant sans cesse (voir les détails À propos de l’eider d'Amérique) et des mesures énergiques devraient être prises pour conserver l'espèce,
peu d'intérêt pour l'homr, ils offrent par leur chair qui se présente là. Comme
160. L'Eider du Nord. (EIDER DUCK). Somateria mollissima. L, 23. Le mâle : noir en dessous, tranchant fortement sur la blancheur de la Poitrine qui est délicatement teintée d’un rose vineux; blane en dessus; tête blanche avec une teinte eau-du-nil depuis les joues jusqu’à la nuque; large raie noire de l'œil au derrière de la tête. La femelle: coloration uniforme dans un dessin délicat de différents bruns, noirs et d'ocres pâles dis-
posés en raies brisées autour du Corps. Protubérances du bec s'étendant des deux côtés du front en longues langues charnues.
Traits distinctifs. Pas d'erreur possible de l'‘“eider remarquable’ par le fait que le: loin que l'extrémité d'arrière de la narine.
dont on ne peut la distinguer que par la taille
pour le mâle; la femelle peut se dist
inguer de celle S piumes de la couronne
ne s'étendent pas en avant aussi Cette espèce ressemble beaucoup à l'eider d'Amérique
et la forme de ces protubérances du bec sur le front— chez l'eider du Nord ils se terminent en Pointe et la pointe n'est Pas arrondie—et par la distance
entre le point où commence les plumes sur le côté du bec et la pointe de la protubérance, distance qui est moindre que chez l'eider de l'Amérique,
Indications sur le te rrain. Taille et coloration générale. Nid. Sur le sol, fait entièrement de duvet Habitat. L'eider du nord habite les
régions du nord de l'Europe et de l'est de l'Amérique L'eider du nord est le plus septentrional
de nos deux eiders semblables (voir l'espèce suivante).
in oiseau strictement de l'Atlantique
anada et dans le Groënland SOUS-ESPÈCES — L'Eider du Nor
lPEider du Nord
, Qui niche dans les régions polaires de l'est du
l'est représenté en Amérique par unesous-espèce,
Somaleria millissima borealis. L’'Eider européen, le {ype de la race, à Jamais té signalé en Amérique 161. L'Eider d'Amérique. ("os \K, AMERICAN EIDER), 9 ER F2] Presq
Somaleria dresseri. I.
ue tout à fait semblable à l’e spèce précédente
a femelle peut être prise pour celle de ‘ plumes de la couronne qui ne s'av spécif ;
‘raits distin tif Ï être distingué par ke Elle peut n'être pas en être distingués s le fait que 14 dista
‘l'eider remarquable,” mais peut en ancent pas plus loin que derrière la narine distincte de l'espèce précédente et l’un et l'autre sexe peuvent
$ arrondis de ia protubérance du bec sur le front et par le côté du bec jusqu'à la pointe des rudiments est pius grande
€ terrain, La taille et la coloration générale: il ne peut pas être distingué de l'eider Vént
Nid. Sur le
fois sous des roches "u des buissons le duvet arraché do’ I
? de ia mère
* Qui surplombent: le nid est bâti
ü Habitat. C'est un oiseau de nos rivages de l'Est, nichant sur le mvage nord du golfe du Staurent.
En Scandinavie et en Islande les eiders sont à moitié domestiques et l’édredon tiré de leurs nids est une importante source de revenus. Bien que dansle Labrador et sur le golfe du St-Laurent il y ait d'immenses bandes de ces oiseaux, aucune tentative n’a été faite pour en tirer parti, sauf pour la chair; mais cette quantité a été si rapidement diminuer par de stupides tueries qu’il n’en reste plus qu’une petite fraction du nombre primitif. Sur ces rivages froids et désolés où la viande fraîche est rare les eiders devraient être épargnés pour servir d’aliments, sinon pour d’autres usages. Des mesures intelligentes et prévisionnelles protégeraient les eiders pour toujours, donneraient une ample quantité de nourriture, soit comme chair soit comme oeufs, et produiraient une riche moisson de duvet qui vaudrait sur le marché bien plus que les carcasses d'oiseaux morts.
162. L'Eider remarquable. (KING EIDER, KING DUCK). Somateria spectabilis. L, 23. Le mâle très semblable au précédent, mais le dos est presque tout noir, les joues sont eau-du-nil, le sommet de la tête et le derrière du cou d'un gris-bleu clair, et un V noir sur la gorge; le bec est caractéristique; les rudiments de chair sur le front sont d’un jaune brillant et se rencontrent sur le front où ils deviennent larges de presque un pouce et forment une bosse relativement énorme sur le front. La femelle n’a pas les fortes protubérances au bec et sa coloration présente les mêmes bruns et noirs selon un dessin de raies fines que l'on remarque chez les autres eiders.
Traits distinetifs. Le mâle avec ses protubérances au bec ne peut être pris pour aucune autre espèce. Les femelles ressemblent à celles des autres eiders mais peuvent se distinguer des deux précédentes espèces par le plumage de la couronne qui s'avance jusqu'à derrière les narines.
Indications sur le terrain. Moins de blanc sur le dos et sur les protubérances du bec du mâle Les femelles ne peuvent pas être distinguées avec certitude des autres eiders à l'état vivant.
Nid. Sur le sol, nid garni de duvet.
Habitat. C'est le plus septentrional de nos eiders. Il niche d'un bout à l'autre du continent le long de la côte et des tles du pôle. Il hiverne le long du golfe du Saint-Laurent et des rivages
de la Nouvelle Angleterre. C'est le seul eider qui vagabonde assez régulièrement jusqu'aux contrées basses des grands lacs.
163. La Macreuse d'Amérique. (AMERICAN SCOTER.) Oidemia americana. L,. 19. Les mâles sont tous noirs; la base du bec est très enflée près du front et d’un jaune brillant. La femelle n’a pas le bec enflé: elle est foncée partout, plus claire en dessous ct avec un capuchon visiblement plus sombre qui contraste sur une ligne tranchée avec des joues plus claires.
Traits distinctifs. Le mâle est le seul canard canadien tout noir et que n relève aucune tache de couleur. Le capuchon foncé de la femelle la distingue d’autres espèces qui lui sont comparables.
Indications sur le terrain. Couleur noire en évidence, bec jaune du mâle: l'absence de taches blanches ou de marques faciales et le capuchon foncé sur la femelle.
Nid. Sur le sol, près de l'eau.
Habitat. T1 niche dans l'extrême nord à travers tout le continent: il est commun en hiver sur nos rivages de l'Est et n'est pas inconnu dans les régions basses des grands lacs,
165. La Macreuse veloutée. (WHITE WINGED SCOTER). Oidemia deglaruh. L, 22. Brun foncé, presque noir, avec plaques blanches aux ailes et un petit croissant blanc sous l'œil; bec enflé à la base et s'élevant plus brusquement a avant que cela n'est montré dans la figure 9, p. 21, et ‘a mandibule supérieure est colorée d’un rouge et d'un blanc brillants. La femelle est d’un brun sombre uniforme
Traits distinctifs. La plaque blanche à l'aile distingue tous les plumages de cette espèce
Indications sur le terrain. Grande taille, couleur sombre générale et uniforme, plaques blanches à l'aile.
Nid. Sur le sol, parmi les buissons ou dessous.
Habitat. Niche dans les hautes latitudes À travers le continent: ilabonde sur les côtes pendant le passage, et c'esi la plus commune macreure sur les grands lacs et dans l'intérieur.