‹ Les oiseaux de l'est du Canada [microforme]Chapitre 44 sur 102 · FAMILLE—RALLIDÆ. OISEAUX DU TYPE RÂLE · texte numérisé non relu

FAMILLE—RALLIDÆ. OISEAUX DU TYPE RÂLE

Description générale. Doigts longs et effilés, dans le but de couvrir un grand espace de terre -:olle où le pied se fixe avec peine. Les c:

aractères du pied sont un peu comme ceux des oiseaux de rivage, mais le doigt de derrière est aussi long et bien développé que les autres, et son insertion est au même niveau qu'eux au lieu d'être légèrement plus élevé. A cet égard, ils ressemblent aux are mais peuvent s'en distinguer par leur forme qui n'a rien du héron et par leurs lores emplumés.

Ce sont des oiseaux de Marais typiques, qui se cachent dans les hautes herbes et les roseaux qui courent rapidement sur des masses peu résistantes de végétation à moitié flottante, qui préfèrent se cacher plutôt que de voler à l'approche du danger. Ils nagent tous, quelques-uns toujours, les autres Par occasion. La famille est divisée en trois sous-familles : Rallus, le râle vrai; Gallinulinae, gallinules ou poules d’eau; et les Fulicinæ, ou foulques.

Sous-famille—Rallus. Les Râles vrais.

Description générale. Oiseaux À corps très plat, glisser parmi des roseaux et des herbes qui croissent très serrés; ailes petites, a: ment faibles; la charpente totale de l'oiseau est lâche, lui i is et son habitat, mais ne se prêtant pas à un effort

Traits distinctifs. Très facilement reconnaissable aux caractéristique négatives: oiseaux semblables au râle, comme décrit plus haut, qui ne sont ni gallinules ni f ulques; sans avoir In plaque frontale sur le front comme ces oiseaux (figures 25 et 26, p. 24).

Indications sur le terrain. Les râles se dressent dans l'herbe droit sous vos pieds et partent d'un vol lent et incertain: les jambes pendantes, et le cou tendu. Ils s'enlèvent visiblement avec peine et précipitation, volent sans force à une petite distance au-dessus du marais et puis y retombent subitement,

Les râles sont très habiles à se cacher dans l'herbe. Is filent le long des étroites pistes entre les bouquets de hautes herbes avec l'adresse et la vitesse des souris. Ils se fient À leur adresse à se cacher bien plus qu'à leurs ailes pour échapper au danger, souvent ils se laisseront prendre dans la main plutôt que de s'envoler. Un râle s'enfuira une fois comme s'il était saisi de panique, puis se laissera choir tranquillement; on ne le forcera que rarement alors à reprendre son vol, et caché dans un petit bouquet il ne sera que peu souvent découvert, sauf par le flair subtil d’un chien. Les râles savent nager, mais ne s’y décident que rarement et seulement à une petite distance comme lorsqu'ils passent d'un bouquet d'herbages à un autre et qu'ils trouvent l'eau trop profonde pour s'y aventurer à pied,

Les râles font beaucoup de bruit, surtout de nuit et même de jour, un bruit soudain et inattendu fera naître dans le marais un concert de cris rauques et saccadés, lors même qu'aucun oiseau ne se fait voir. Nos râles canadiens peuvent se partager en deux divisions: un type à long bec et un à bec court (figures 23 et 25, p. 24). La première division comprend le râle élégant et le râle de la Virginie, deux espèces qui ont une coloration semblable; la seconde comprend le râle de la Caroline et le râle jaune, qui n'ont qu’une ressemblanc. générale quant à la couleur, mais tous deux un bec trapu très semblable,

208. Le Râle élégant. (KING Rail). Rallus elegans. L, 15. Bec long; les joues, le cou et la poitrine d’un brun canelle; le dos noir brunâtre, chaque plume uyant une large bordure d’une teinte d'ocre de la couleur de la poitrine; les flancs rayés de blanc et de noir. Les jeunes ont même couleur, mais voilée de noir.

Traits distinctif. Au Canr:la, ce râle ne peut être confondu qu'avec celui de Virginie, de même coloration, mais le râle élégan. est beaucoup plus grand.

Indications sur le terrain. Le vol sans force, qui est bien d'un râle comme il s'échappe de l'herbe, la taille, la coloration génér"t t14 le ng bec brun rouge.

Nid. Dans les maré : dans un nid fait d'herbe. Habitat. Plutôt mé. tégulièrement en dedans de nos frontières le long des régions inférietres des gr: + partout où on le trouve au Canada. Le râle élégan. .e regardé comme le type des râles à long bec

(figure 23, p.24). Ce... à un cou plus long, une tenue et une cor. formation plus gracieuses que le type du bec court. Cette série est l'une entre plusieurs séries américaines d’oi.eaux où des espèces distinctes ne diffèrent l’une de l’autre que par la taille. Avec le râle élégant et le râle de Virginie cette série renferme le râle claquet, oiseau exotique des marais salants des côtes plus méridionales et qu’on ne rencontre jamais’ au Canada.

212. Le Râle de la Virginie. (vIRGINIA RAIL). Rallus virginianus. L, 9-50. Plus

petit que le râle élégant, mais autrement, tout semblable à lui.

Traits distinctifs. Il est facile à distinguer du râle élégant par sa plus petite taille, et du râle de la Caroline par son long bec rougeâtre et sa coloration générale. Les jeunes oiseaux sont forte-

ment lavés de noir et ont souvent été pris À tort pour des râles noirs. Le râle noir même plus

petit que le râle jaune (5-0) et a un bec court; la présence d'aucun râle noir r'a été signalée au Canada sur un témoignage qui 4e laissât aucun doute. On peut cependant le chercher dans la région des grands lacs, surtout dans le voisinage des terres basses de St-Clair, où il y a d'assez fortes preuves de sa présence, quoique aucun spécimen n'en ait encore été pris.

Indications sur le terrain. La taille, la coloration, le long bec rougeâtre (figure 23, p. 24) et ce vol incertain bien typique du râle qui veut se sortir du marais.

Nid. Dans les marécages humides, dans un nid d'herbe. Habitat. Le sud du Canadn à travers le continent, et au nord des limites actuelles des terres cultivées. Il couve partout où on le rencontre au Canada.

C’est un râle beaucoup plus commun que le râle élégant et qu’on peut s'attendre À trouver dans tout marais ou dans toute prairie mouillée de son MExHUrS, Ses habitudes ne diffèrent Pas essentielleme :.t de celles des autres râles.

Valeur économique. Son habitat situé dans les terres où rien ne se récolte exclut l’idée que cet oiseau s’alimente de choses de quelque valeur. Sa nourriture consiste largement en insectes, graines de marais et matières végétables,

vIL : so Le Râle de la Caroline. (s0RA RAIL). Porzana carolina. L, 8.50. Planche

Traits distinctifs. Se distin, e du râle deVirgiaie par son bec court et conique (figure 25, p. 24), sa coloratoin générale: et du râle juune par une plus grande taille et par sa coloration.

Indications sur le terrain. À son vol incertain et baluncé, quand l'oiseau s'élève au-dessus des herbes, on reconnaît le râle; le bec court, la coloration &ènérale et l'absence de blanc sur les ailes sont caractéristiques de l'espèce.

Nid. Sur le sol dans le marécage mouillé, nid fait d'herbages.

Habitat. Situé beaucoup plus au nord que celui du râle de Virginie, mais s'étendant à travers le continent, couve partout où il se rencontre au Canada.

Dans les premiers temps de la colonisa.ion, le râle de lu Caroline consti-

tuait un gibier Commun; mais l’acsèchement des marais, et la facilité qu’avaient les ch i i $ n ont bien diminué le nombre, Atlantiques, i : : >. C'est donc le mieux connu de nos râle en soit réduit comparé à celui que donnent les réc urs, c’est encore un oiseau assez commun. Il ne lui es élégants et à ceux de Virginie, un habitat très éte us petit bourbier au couple et à ses petits pour y p

Valeur économique. Pas très différente de celle du râle de Virginie.

215. Le Râle jaune. (YELLOW RAIL). Coturnico 8 noveboracenis. L, 7. C'est un râle plus petit, au Court, un peu comme le râle de la Caroline. La coloration est aussi la même, général, mais les dessous sont lavés de lignes couleur d'ocre, les plumes de ière ont quelques lignes blanches très fines transversales au lieu de re sq L'oiseru a aussi des plaques blanches aux ailes, ce qui est caractéristique de l'espèce,

Traits distinctifs. Se distingue du râle de la Caroline par la taille et la coloration.

Indications sur Le terrain. La taille et les plaques blanches des ailes.

} s re humide des marécages: nid fait avec des herbes.

itat. Plus septentrional que celui des autres râles et s'étendant bien au delà des terres actuellement cultivées: niche partout où il se rencontre.

C’est de tous ies râles le plus adroit À se dérober aux regards et à se tenir caché. Commeil est presque impossible de lever un râle, il se peut qu'il soit beaucoup plus commun qu’on n’est fondé à le croire. Selon les rapports actuels c’est un des oiseaux les plus rares au Canada. Ses habitudes ne semblent pas différer beaucoup de celles des sauf qu’il ne lui faut pas autant d’eau d Î : qu’il se rencontre plus souvent sur les bords herbeux du endroits mouillés et pleins de roseaux.

Sous-famille—Gallinulinae. Gallinules ou poules d'eau.

Description générale. Ce sont des oiseaux assez grands et ressemblant au canard, mais avec de longs doigts sans membrane ni partielle ni eutière; bec conique qui s'étond sur le front en une plaque où éeu frontal (figure 26, p. 24).

Traits distinctifs. Se distingue des canards par l'absence des membranes et par la forme du bec; et de la foulque par l'absence des lobes digitaux; mais, par ailleurs, leur ressemblant énormément.

Indications sur le terrain. Corps rond, de même forme que celui du canard: sa tenue quand il nage; coloration généraie bleue ou gris bleu: bec et plaque fro-+als rouges; pattes et doigts iongs, où jaunes ou verts.

Si l'on surveille tranquillement les voies libres qui traversent un marais, il arrive parfois qu'on aperçoive un oiseau nageur, au profil de canard, se tenant droit dans l’eau, la queue en l'air, et avançant avec une succession de mouvements gracieux saccadés, la tête tantôt en avant tantôt en arrière. Cela suffit presque à faire reconnaître les gallinules: mais le bec et la plaque frontale aux couleurs brillantes, visibles à une grande distance, et éclairés par un beau soleil, ne permettront plus aucun doute à cet égard. Quelquefois c'est l'observateur qui les fait partir lorsqu'il avironne tranquillement le long des détours d’un étroit chenal; tout à coup elles partent éclaboussant tout à la surface et créant beaucoup d’agitation avant de prendre leur vol. Les gallinules nagent ordinairement et avec facilité, mais elles ne s’aventurent que rarement dans des eaux ouvertes comme les foulques, elles s’en tiennent à de petites mares dans les marécages, ou à des voies ou passages bien dégegés qui les dirigent.

218. Lo Gallinule de la Martiaique. (PURPLE GALLINULE), lonornis martinicus. L, 13. Ressemble à la gallinule de la Floride, mais le cou et les parties de dessous sont irisés avec un bleu violacé très prononcé; la Plaque frontale (figure 26, p. 24) est d’un bleu de plorcb au lieu de rouge; les pattes sont jaunes au lieu de vertes. Les jeunes sont semblables, mais avec des tons réduits et seulement des traces d'irisation.

Traits distinctifs. On ne peut la confondre qu'?-"ec la gallinule de la Floride, mais les caractères susdits et l'absence des raies blanches évidentes sur Îles flancs constituent des différences.

Indications sur le terrain. Un profil de gallinule ou de poule d'eau, une itisation bleue prononcée, pattes jaunes, et plumes sous la queue toutes blanches,

Hrbitat. Amérique tropicale et sous-tropicale, toujours au nord des (‘aroiines,

Ne se rencontre qu'occasionnellement au Canada. Ne doit se cacher q. “ans les parties les plus méridionales.

219. La Gallinule de la Floride. (FLORIDA GALLINULE). Gallinula galeata, L,. 13:50. C'est un oiseau uniformément bleu d'ardoise plus foncé sur la tête; un peu plus clair plus bas, teinte d’un brun rougeâtre légèrement irisé; raies blanches très visibles sur les flancs et une petite bordure des mêmes , sous la queue; le bec et la plaque frontale d’un rouge brillant (figure 26, p. 24); attes vertes avec jarretières rouges droit au-dessous des plumes.

Traits distinctifs. Cette gailinule se distingue de la gallinule de la Martinique par les caractères sus-mentionnés; de la foulque, à laquelle elle ressemble tout à fait, par le bec rouge au lieu de blanc et la plaque frontale également rouge, avec les lignes blanches des flancs, le dos brunâtre et les doigts sans trace de membrane.

Indications sur le terrain. Bec et plaque frontale rouges; raies blanches aux flancs, dos brunâtre, et toutes les pointes des secordaires foncées quand l'oiseau vole.

Nid. Ordinairement sur un petit tertre qu'est un vieux nid de rat musqué dans les marais humides; le nid est fait de fragments de végétation de rebut.

Habitat. Plus au nord que celui de la gallinule de la !'artinique; celle de la Floride est gênéralem.ent commune au Canada seulement le long des grar lacs des régions basses,

Cette gallinule est la poule d’eau la mieux connue du Canada méridional. Sa taille assez grande et le bor: goût de sa chair u'il faut attribuer au 79675—7

riz dont cle est friande et à d'autres graines de Marais, en font un gibier que les chasseurs recherchent, Elle demande plus que lex râles des étendues d'eau bien libres mais elle ressemble aux râles en général par des hab tudes communes, C'est un oiseau plutôt bruyant, surtout la nuit, et qui pendant le jour, fait su partie dans le concert de cris qu'une agitation inac- Coutumée et inattendue a fait éclater, Parfois un oiseuu fera entendre tout d'un coup une volée de Cuquets que répéteront successivement tou. ses pareils et pendant quelques instants ce murécage désert en apparence di viendra le théâtre d'un véritable petit sabbat de bruits d'oiseaux.

Valeur économique. Sauf comme gibier, la gallinule n’a pas d'importance économique,

Sous-famille—Fulicine. Foulques.

Description générale. Ce sont des oiseaux plutôt grands et semblables au ca ‘ard, mais ave: de longs doigts pourvus de lobes membraneux: le bec s'étend jusqu'au front en une plaque blanche frontale, espèce d'écu (figure 14, p. 22).

Traits distinctifs. Très pareils à ceux des gallinules; ces traits sont donnés à propos de la des ription des espèces dans la section suivante.

221. La Foulque d'Amérique. (amgnicax coor Fulica americana. L, 15. C'est un oiseau dont la couleur est uniforme, gris d’ardoise, plus foncée sur la tête, plus claire au-dessous; le bec et la plaque frontale (figure 14, p. 22) sont blancs avec de taches isolées d'un brun rougeñâtre au sommet de la plaque et au bout des mandibules. Le:

attes sont d'un vert terne et les doigts bordés d'une dentelure de petits bouts de memrane (il y a de un À trois lobes à chaque doigt), ” og distinctifs. Elle se distingue de la gallinule par un bec blanc et par les membranes digitales,

Indications sur le terrain. La taille, la couleur gris d'ardoise, le bec et la plaque frontale di

couleur blanche et, quand l'oiseau vole, la bordure blanche aux extrémités des pennes secondaires sur les ailes,

Nid. Très semblable à celui de la &allinule de Floride.

Habitat. Plus au nord que celui des gallinules: on rencontre la foulque partout au Canada bien avant dans les terres cultivées; couve partout où elle se rencontre au C anada.

À ln différence des gallinules, qui quittent tranquillement nos maré- ‘ages quand commence l'automne, les foulques s’y attardent jusqu'asse> avant dans la saison, et leur nombre, augmenté de celui des oiseaux de passage venant du nord, se r: ncontreen larges troupes sur les petits lacs et les étangs où ils sont souvent tués par les chasseurs qui, un peu plus? ‘4, trouvent peu de goût à leur chair.

Valeur économique. La foulque se nourrit de matières végétales même plus que la gallinule, mais, à eause de son habitat, elle ne peut avoir d'autre importance économique que comme un but de chasse de deuxième ordre.

Ordre—Limicolæ. Oiseaux de rivage, Bécasses, Maubèches, Pluviers, etc.

Description générale. Les oiseaux de rivage forment un re relativement facile à reconnaitre mais difficile à décrire suecinetement. Tous les oi--rux : “æniblent à la bécasse ou au pluvier sont compris dans cet ordre. Ils ont des pattes qui varient de longueur depuis les peu longues jusqu'aux très longues, et qui ont des ‘ormes très fines, bien faites pour marcher dans des eaux peu profondes, et le long des bords des étangs; le cou et le bec sont à l'avenant (figures 15, 21, 23, p. 22-24 Les doigts peuvent être au nombre de trois ou de quatre, et ne sont guère faits pour percher. 1]l< peuvent n'avoir pas de membrancs ou que des membranes partielles, soit situées À la base des doivt. soit formant des dentelurns ou des bordures complètes aux doigts (voir Phalaropes). Le doigt postérieur, quand il exis'e, est petit, faible et légèrement élevé au-dessus des autres. Les ailes sont longues et pointues et les secondaires tout près du corps sont allongées,

Traits distinctifs. Certains oisenux de rix ne montrent une ressemblance superficielle nvec les râles, tandis que d'autres par certains traits aractéristiques (couts) peuvent être pris pour des ibis où des hérons, mais peuvent s'en distinguer par le doigt postérieur où petit et surtlevé, où absent, et par l'absence de peau dénudée entre l'œil et le bee

Entications sur le terrain. Le profil général, le port, l'habitat ot le vol sont des indications

ructeritiques faciles à reconnaitre

Vid, Sur le sol; une espèce fait exception À ln règle

Habitat. Cet ordre, celui des oisenux de rivage, ext cosmopol et il y a peu de régions du monde que les membres de cet ordre n'occ upent pus. Les formes particulières à l'hé tisphère nord de l'ancien et du nonvenu monde sont étroitement ongénères, quelquesunes sont ntiques, plusieurs sont aprarentées comme sous-espèce, et d'autres, en petit nombre, comme ‘« tourne pierres, se rencontrent partout. La plupart de nos espèces boréales nichent dans l'exts ne nord, quelques-unes méme aussi loin que ces régions ont été explorées, quoiqu'il arrive à un petit nombre de nicher «ur nos frontières méridionales et au delà.

Les oiseaux de rivage, dans les premiers temps où ils étaient abondants, étaient un gibier de l'air très apprécié; aujourd'hui que le nombre en est si considérablement réduit on a perdu l'habitude de leur fair chasse et on ne les tue que par occasion. Parmi les oiseaux de rivage de l'est dut ‘anada, la bécasse et la grande bécassine sont les plus intéressants comme gibier. Les représentants de l'ordre dans le Canada oriental se divisent en six familles: Phalaropodidæ, phalaropes:; les Recurvirotridæ, les échasses et avocettes qui ne se rencontrent que par hasard dans l'est :: Canada; Scolopacidæ, les bécassines et les bécasses d'Europe constituent le gros de nos espèces; Charadriidæ, le pluvier; Aphrisidæ, les tourne-pierres; Hæmatopodide, les huîtriers, jadis rares, aujourd'hui probablement disparus de nos confins de l'Est.

Valeur économique. La plupart des oiseaux de cet ordre habitent les terrains déserts et n'ont que peu d'influence économique; d'autres, qui fréquentent les champs cultivés, sont plus importants et seront traités sous leurs noms d'espèces. De façon générale, cependant, cet ordre est où inoffensif ou très rtile à l'homme.

FAMILLE—PHALAROPODIDÆ. PHALAROPFS,.

Description générale. Petits oisvaux, de 7-75 pouces à 8.75 de long, échassiers d'apparence mais au plumage serré et semblable À celui du canard. Ce fait, ajouté à celui de leurs doigts bordés de lobes membraneux, de bordures et de tarses aplatis, les rend relativement faciles à re connaître.

Traits distinctifs. Ce sont de petits échassiers caractérisés comme ci-dessus. N° peuvent être confondus avec aucun autre oiseau.

Indications sur le terrain. La taille et le bec sont caractéristiques, ainsi que la façon de ru rer et de se nourrir en eau profonde. Ce sont les seuls oiseaux de rivage qui nagent habituellerre

Nid. Sur le sol; nid garni d'un peu de mousse ou d'herbe.

Habitat. Dans le nord et dans l'ouest, Uie espèce couve dans les pre :: de la prairis les moins élevées, les deux autres le long des côtes arctiques et des îles avoisinantes. Ce sont x oiseaux migrateurs ordinaires le long des côtes atlantiques de l'est du Canada et plus bas, dans la vallée du Mississipi, mais de purs vagabonds dans la région des grands lacs.

Les phalaropes constituent une petite famille très originale d'oiseaux de rivage, dont les véritables rapports avec d’autres familles sont à peine bien compris ni bien établis. IIS nagent avec facilité et on les voit souvent en pleine eau, même en pleine mer, où ils sont autant dans leur élément qu'aucune espèce maritime.

Originaux quant à leur structure et à leurs affinités ordinaires, ils le sont tout autant dans leurs habitudes. C’est la femelle, et non le mâle, qui représente par ses belles couleurs le cercle familial, qui prend l'initiative des

avances dans le temps des amours, qui fait toutes les démarches auprès du futur conjoint, personnage timide et au modeste plumage, auquel, après qu'elle à rempli ses devoirs de ponde use, cette femelle laisse les soucis de la COuVaison ct de l'éducation des petits.

Valeur économique. Ces oiseaux fréque et n’ont aucune Importance économique.

222, Le Phalarope roux. (GERY PHALAROPE) femelle adulte est facileme

terne de l’avant-cou e

ntent l’eau ou les rivages stériles

+ Phalaropus fulicarius. L, S:12. La nt reconnaissable par la couleur uniforme, brun rougeâtre + Le dos est de couleur ocre et noire en raies. Le mâle est tout semblable, mais les couleurs sont voilées, brisées et moins distinctes. En hiver cette espèce est d’un gris d'ardoise dessus et blanc dessous. Traits distinctifs. Le phalarope roux peut se distinguer facilement de l'un ou de l'autre des

e par son bec et g i

u es pieds, celui-là étant relativement large etplat. Les 0igts sont palmés à la base et avec des dentelures des deux côtés. Voir l'espèce suivante,

Indications sur le terrain. Ses manières d'être en général et son habitat. Dans la saison de la Couvaison la couleur est la meilleure indication pour le reconnaître. Sur mer cette espèce laisse Voir, paraît-il, plus de noir au sommet de la tête et aux ailes que les autres phalaropes, Dans le cas du plumage incomplet le bec relativement court et aplati est peut-être le meilleur moyen d'identification.

Habitat. Cet oiseau niche tout le long de la côte arctique de l'Amérique: il voyage et descend sur les deux côtés de ce continent; il est rare À l'intérieur des terres dans la région des grands lacs.

Page 1