FAMILLE—TROCHILIDÆ. OISEAUX-MOUCHES
Comme il 1’y a qu’une seule famille d’oiseaux-mouches représentée dans l’est du Canada, on pourra consulter les rubriques précédentes et suivantes pour en trouver la description.
428. Le Colibri à gorge rubis. (RUBY-THROATED HUMMINGBIRD). Archilochus colubris. L, 3-74. Planche XXII A.
. Traits distinctifs. La taille, le bec ténu (figure 40, p. 27) et la coloration métallique sont des traits distinctifs.
. Nid. Une petite merveille de Construction recouverte avec des parcelles de lichens ec des toiles d'araignées, fixée au sommet d'une branche.
Habitat. L'est de l'Amérique du Nord jusqu'aux limites des terres à culture.
Les oiseaux-mouches volent en avant, en arrière, à droite, à gauche ou restent complètement suspendus dans les airs sans le moindre effort—un autre exemple de développement parallèle— un oiseau qui vole comme un insecte et qui possède cependant tout à fait la structure de l'oiseau, La vibration des ailes est tellement rapide qu’on ne peut la mesurer qu’au moyen du diapas :n employé pour l'étude des insectes. Ce système de vol est fonidamentalement différent de celui des autres oiseaux et, par conséquent, les ailes diffèrent du type habituel, Elles sont longues, étroites, non flexibles, et le bréchet du sternum est très considérablement approfondi afin de servir d'appui aux grands muscles qui les mettent en mouvement. En proportion de son envergure l’oiseau-mouche a un bréchet trois fois plus grand que celui du pigeon qui est un oiseau de vol normal, ou quarante fois plus granc que celui de l’albatros.
Vaieur économique. Si l’on se rappelle que certains petits insectes nuisibles sont les plus destructifs, on pourra se rendre compte que l’importance économique de l’oiseau-mouche peut être beaucoup plus considérable qu’on ne le soupçonne. A part le suc des fleurs, son régime alimentaire comprend des moucherons, des cousins, de minuscules abeilles, des guêpes et autres insectes qui se posent sur les fleurs et se nourrissent de pollen. Il ne semble pas qu’on puisse accuser cette espèce d'aucun dégât et, par contre, elle peut rendre des services tout à fait hors de proportion avec sa taille.
Ordre--Passeres. Oiseaux Percheurs.
L'ordre des Passereaux ou oiseaux percheurs constitue la division la plus considérable et la plus importante des espèces modernes. Les types inférieurs et plus généralisés d'oiseaux avaient autrefois l’ascendant: mais aujourd'hui se sont les Passereaux aux innombrables espèces qui dominent ;
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ils constituent à peu près sinon tout à fait la moitié de tous les oiseaux vivants et sont placés en tête de la classification Par des savants méthodiques. Ils possèdent un plus grand nombre qu'aucun autre ordre, de traits qui leur Sont propres à chacun, mais qui sont spéciaux relativement aux autres orlres, comme par exemble un appareil vocal muni de muscles spéciaux très compliqués, et bien d'autres caractères particuliers. En règle générale On peut assigner un tel oiseau À cet ordre par voie d'élimination, en constatant qu'il ne relève d'aucun des ordres précédents. Les pieds (figure 42 p. 27) ne sont pas palmés, le doigt de derrière est aussi long que celui du milieu, et tout le pied est bien constitué pour que l'oiseau puisse percher. Le bec est dur ou corné sans cire ou membrane de base, et les narines ne communiquent pas entre elles comme dans certains autres ordres. Deux
sous-ordres sont représentés au Canada: Clamatores, les oiseaux criards, et Oscines, les oiseaux chanteurs.