‹ Les oiseaux de la province de Québec [microforme]Chapitre 60 sur 92 · ANALYSE DES FAMILLES DE PASSEREAUX CHANTEURS · texte numérisé non relu

ANALYSE DES FAMILLES DE PASSEREAUX CHANTEURS

A 1. Moitié postérieure du tarse non coinprimée, mais arrondie et divisée en segments distincts ou en scutelles, semblable à la moitié antérieur... sise CHR esvisnee es eeteensee + ALAUDIDÆ

A 2. Moitié postérieure du tarse comprimée, avec deux plaques latérales se réunissant en arrière en une carène effilée, et pour la plupart sans division.

B 1. Primaires apparentes, 9: la 10e, très petite ou rudimentaire, l'extrémité du bec non crochu.

C 1. Bec de forme variable, mais avec l'ouverture jamais deux fois la longueur du culmen ; primaire extérieure, jamais plus de deux fois la longueur de la dernière.

D 1. Bec de forme conique, s’il est grêle, l'angle du gonys est situé plus en avant que les narines.

E 1. Bec sans échancrure et sans soies À la commissure. ICTERIDÆ,

E 2. Bec échancré et avec soies à la cc mmissure,

F1. Narines cachées par les plumes du front ou terminées en pointe antérieurement, avec une écaille distincte ou une membrane cornée comme suspendue au-dessus, ou encore à angle :stinct à la base du bec sur ses bords FRINGILLIDÆ,

F 2. Narines nues,ærondies antérieurement,sans écailles ni membranes distinctes en-dessus, et bord du bec sans angle à la base... …….... TANAGRIDÆ

D 2. Bec non conique; angle du gonys ne dépassant pas les narines.

E 1. Tertiaires non a‘longées, le bout n'atteignant pas l'extrémité des primaires les plus longues; ongles du pouce beaucoup plus court que ie pouce même.

MNIOTILTIDE,

E :, ‘ertiaires beaucoup allongées ; leur extrémité se rendant presque jusqu’au bout de la primaire la plus longue ; ongle du pouce presque aussi long ou plus long que le pouce même... .MOTAGILLIDE,

C 2. Bec très court, très large à la base et très fendu, ouverture plus de deux fois la longueur du culmen ; ire primaire plus de deux fois la longueur de la dernière... HIRUNDINIDÆ

B 2. Primaires 10; Ire bien développée, ou extrémité du bec crochu.

C 1. Tarses distinctement scutellés.

D 1. Bec modérément ou très légèrement crochu au bout.

E 1. Tarse pas plus long que le doigt médian, l’ongle compris ; bec court ; déprimé, sa largeur à la base dépassant la longueur du gonys AMPELIDÆ,

E 2. Tarse plus long que le doigt médian, l'ongle compris, ou bec long, non déprimé, plus étroit à la base que la longueur du gonys.

F1. Bec non crochu à l'extrémité.

G 1. Rectrices de forme ordinaire.

H 1. Plumes des narines dressées ou dirigées en arrière.

11. Soies de la commissure bien développées ; ailes 3% pouces ou plus Mimipx.

1 2. Soies de la commissure peu apparentes : ailes moins de 3: pouces.........TROGLODYTID.E. H 2. Plumes des narines dirigées en avant, 11. Ailes plus de 4 pouces de longueur.

CorviDE.

1 2. Ailes moins de 4 pouces de longueur, J 1. Bec plus ou moins conique et sans échancrure, s K 1. Bec délié, aussi long que la tête, queue beaucoup plus courte que l'aile. .Srrrip.r.

K 2. Bec plus fort, beaucoup plus court que la tête ; queue égale ou plus longue que l'aile.

PARIDE, J 2. Bec très grêle et échancré. ....SYLVIIDE, G 2. Rectrices raides et pointues à l'extrémité, CERTHIHD

F2. Bec légèrement crochu au bout......VIREONID: D 2. Bec fortement crochu et avec une dent......LANIIDX. C 2. Tarse non divisé en scutelles à l'exception de l'extrémité de la partie inférieure.

D 1. Ailes moins de 3 pouces : jeunes non tachetés. SYLVIIDE.

D 2. Ailes plus de 3 pouces ; jeunes tachetés.... TURDIDÆ,

FAMILLE ALAUDIDÆ—ALOUETTES.

Rec moyen, non échancré ; narines en parties cachées par de petites plumes serrées ; ailes longues et pointues ; première primaire très courte ou manquant ; la troisième est la plus longue ; tarses scutellés ; doigt postérieur très allongé, ongle droit et tranchant.

Les Oiseaux qui composent cette famille vivent sur le sol et ne perchent que rarement ; ils fréquentent les champs et les endroits découverts, et se posent quelquefois sur les clôtures ou autres objets offrant une surface large.

Ils nichent à terre dans une petite dépression de terrain; le nid est construit sans art, avec des herbes sèches.

Leur nourriture consiste en graines et vermissaux.

Genre OTOCORIS, Bonaparte.

Bec plus court que la tête, comprimé, conique ; narines recouvertes par des plumes ; queue moyenne, presque carrée;

une petite touffe de plumes allongées au-dessus de chaque oreille,

de manière à figurer deux petites cornes, et que l'oiseau relève à volonté.

Otocoris alpestris, (LINNX.) Boxap. 474.

L'Alouette ordinaire.

HORNED LARK.

Adulte 4. Parties supérieures d'un brun viné ou brun cannelle foncé, plus accentué sur la nuque; les petites couvertures des ailes, et les couvertures supérieures de la queue, avec des raies souvent peu apparentes, d'un brun foncé : queue noire, avec les rectrices latérales bordées de blanc, celles du milieu d'un brun cannelle avec le centre noirâtre : rémiges d'un brun enfumé, lisérées de brun cannelle pâle: parties inférieures blanches et côtés du corps lavés de brun cannelle et quelque peu maculé de cette même teinte sur la poitrine; menton. gorge, une ligne superciliaire, une autre À travers le front et sur les côtés de la tête, d'un jaune souffre ; partie antérieure de la couronne, une bande, depuis le bec, s'étendant sur les côtés de la tête au-dessous de l'œil et un croissant sur la poitrine, noirs. Longueur 7.50-8.00 ; ailes 4 20-4.60 : queue 2,70-3.10.

La $ est un peu pius petite et ses teintes sont moins vives.

En hiver les deux sexes, ont une apparence plus sombre et le noir est plus ou moins voilé par du gris blanchâtre,

Les jeunes ont les parties supérieures variées de noirâtre et de brun grisâtre clair, avec la poitrine et les côtés du corps lavés de

jaune brunâtre et maculés de noirâtre; sans noir à la poitrine ni ailleurs,

! L’Alouette ordinaire, que l’on appelle vulgairement Ortolan, habite le nord et l'est de l'Amérique septentrionale, le Groenland, ainsi que le nord de l’ancien continent; elle émigre au sud, à l’automne, dans l’est des Etats-Unis, jusqu'aux Carolines, l’Illinois, etc.; elle niche sur les côtes de TerreNeuve, du Labrador, sur les rives de la baie d'Hudson, et dans le Keewatin.

M. Wintle dit que cette espèce est rare et de passage à Montréal. Elle est commune et niche sur les îles 19. cheuses de la baie James, depuis Moose Factory jusqu’au golfe de Richmond ; mais elle n’a pas été vue dans l’intérieur du Labrador (Spreadborougk) (1). Elle est assez Commune aux environs de Québec, ainsi que dans plusieurs paroisses, à l’époque de ses migrations. M. Comeau dit que

(1) Cité par M. J, Macoun.

les premières Alouettes arrivent à Godbout vers le 21 avril, qu'après cela elles deviennent communes pendant l'espace de trois semaines, puis disparaissent, et le Dr Schmitt dit qu'elle se voit en petites troupes à Anticosti, au commencement de mai; ces troupes sont beaucoup plus importantes à la migration d'automne,

Elle niche dans une cavité du sol, ordinairement au milieu d'une touffe d'herbe ou encore, comme le dit Audubon, entre les mousses et les lichens verts, blancs et de toutes teintes qui recouvrent les plataux déserts du Labrador; son nid est fait avec des herbes sèches et garni de plumes à l'intérieur. Sa ponte est de quatre ou cinq œufs grisâtres, faiblement teintés de verdâtre, avec taches et points de brunâtre et d'olive foncé. Ils mesurent 0.92 x 0.65.

Sa nourriture consiste en graines d'herbes, de fleurs, de petites plantes, de vers et d'insectes. Elle est très habile à capturer ces derniers au vol et les poursuit souvent à une distance considérable.

L’Ortolan se plaît dans les champs, les prés, sur les

ivages des mers, les bords des fleuves et des rivières.

J'ai vu cette Alouette en quantité autrefois, à St-Denis de Kamouraska, au printemps et particulièrement à l'automne, se répandant par petites bandes, dans les champs de chaume et de pâturage, pour y chercher sa nourriture. Au printemps, on la rencontrait souvent associée aux bandes d'oiseaux blancs. Elle est peu farouche et préfère se sauver en courant sur le sol, ce qu’elle fait avec beaucoup de célérité, piutôt que de s'envoler, mais si le danger devient imminent, toute la bande s'envole et, après quelques évolutions dans l’espace, elle vient de nouveau s’abattre au même endroit.

Cette Alouette aime à se reposer sur les souches, les rochers ou les clôtures, et lorsqu'elle est posée sur ces dernières, si on tente de s'en approcher, elle s'envole et va se placer à quelques pieds plus loin, sur la même clôture ; on peut ainsi lui faire répéter plusieurs fois ce même exercice avant qu'elle disparaisse, si on a la précaution d'avancer lentement.

L’Ortolan fait souvent entendre, lorsqu'il est inquiété, un petit cri assez fort et clair que l’on peut rendre par ces

mots : /#f, pip ; au printemps le & est doué d’un gazouillement doux et court qu'il module surtout lorsqu'il vole.

|| Utocoris alpestris praticola, HExs1Aw, 474b, iL4 L'Alouette des Prairies, ; PRAIRIE HORNED LARK.

Adulte 4. Plumage semblable à celui de la précédente, mais plus pâle; le jaune souffre de la gorge, du front et des côtés de la tête est plutôt d'un jaune blanchâtre, Longueur 7-00 - 7.50 ; ailes 4:00 - 4,30 ; Queue 2.90 - 3.10.

La $ a une livrée un peu plus pâle, et les jeunes ont une teinte très foncée.

Cette variété niche dans la vallée du Mississippi, depuis l'Ilinois, au nord, jusqu'au Manitoba, et à l’est jusqu'aux Etats-Unis du centre ; à l'automne, elle émigre dans la Caroline du sud et au Texas.

Cette Alouette se voit souvent aux environs de Québec, Î au printemps et à l'automne, souvent associée À la précéli dente, mais je ne l'ai pas remarquée ni à St-Denis de Kamouraska ni dans d'autres paroisses environnantes,

Elle niche à terre dans les prés ou les champs cultivés, souvent dans les champs de blé ; le nid est construit avec des herbes sèches et garni à l'intériem de crin ou de plumes ; ses œufs, au nombre de trois ou quatre, sont d’un brun jaunâtre pâle, tirant sur l’olive, et profusément maculés de brun. Ils mesurent 0.83 x 0.60. Elle fait ordinaire. ment deux pontes dans la saison, la première a lieu en mars fl ou avril et la seconde en juin ou juillet.

FAMILLE CORVIDÆ-—CoRNEILLES, PIES, GEAIS, Erc.

i Bec fort, plus court ou aussi long que la tête, se terminant en ! pointe et ordinairement échancré ; narines cachée. l de soies longues, à l'exception de deux genres étrangers à notre

faune ; ailes plus de quatre pouces de longueur ; première primaire courte, ordinaire i

peunes ; tarses scutellés en avant, séparés sur les côtés, du reste des enveloppes, par une rainure nue ou Hi remplie de petites écailles.

Ces oiseaux sont de moyenne et de forte taille et vivent d'ordinaire en société ; leur régime est omnivore. Ils parais-

sent fort inutiles en général. A l'automne, certaines espèces émigrent plus au sud, d'autres demeurent toute l'année au milieu de nous.

Ils nichent sur les rochc:s où à la bifurcation des branches supérieures des arbres.

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