AMERICAN MAGIE
Adultes 3 $. Queue étagée, trèslongue. Parties supérieures, y compris toute la tête, le cou, la poitrine et les jambes, noirs, à reflets verdâtres, pourprés et violets, particulièrement sur la queue et les ailes ; parties inférieures, depuis la poitrine, scapulaires et côté intérieur des primaires, blancs : bec et pieds noirs. Longueur 17.40-21.75 ; ailes 7.30-8.J0; queue 9.30-11.95.
La Pie d'Amérique habite l'ouest de l'Amérique du Nord, depuis les prairies jusqu'au Pacifique, et depuis l’Alaska jusqu’à l’Arizona et le Nouveau Mexique.
En 1883, un individu a été tué à Chambly, à environ vingt milles au sud est de Montréal, et M. D. Denne en vit un autre qu'il ne put tuer (IWén4le).
Cette espèce niche dans les buissons ou les arbrisseaux à peu de distance de terre; son nid est gros, composé de grosses et de petites branches à l'extérieur et couvert en dessus en forme de toit, avec une ouverture sur les côtés ; l’intérieur est tapissé de boue et d'herbes fines: il atteint une épaisseur de deux À trois pieds avec un diamètre de dix-huit pouces environ; sa ponte est de quatre à huit œufs, d’un blanc grisâtre très maculés de brun. Ils mesurent 1.30 x 0.90. La ponte a lieu en avril ou mai.
Cette Pie est bien connue, pour son naturel hardi et son penchant à dérober des objets brillants pour les cacher,
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Elle s'apprivuise très facilement et se montre si familière qu'elle devient même nuisible pour ceux qui la gardent. Sa nourriture consiste en grains et graines de toutes espèces, insectes, larves, vers, etc.
Genre CYANOCITTA. Strickland.
Tête ornée d'une huppe : ailes et queue bleues; bec et pieds noirs.
Cyanocitta cristata, (LINN.) Srrickr. 477, Le Geai huppé, BLUE Jav.
Adultes 49. Parties supérieures d'un bleu pourpré, vif ; ailes et queue d'un bleu de cobalt brillant ; avec les grandes couver‘ures des ailes, les secondai es et les rectrises rayées transversale. t de noir et terminées de blanc, À l'exception des rectrices du centre ; lorums, une bande sur le front et un collier À la poitrine, remontant sur le cou, pour se terminer, en s'élargissant, en arrière de la huppe, noirs: bec et pieds noirs. Longueur 11.00- 12.50 ; ailes 5.00-5,70 ; 5.05-5,70.
Le Geai bleu habite l'Amérique du Nord à l'est des Montagnes Rocheuses et, depuis la baie d'Hudson, au sud, jusqu’à la Floride et l'est du Texas.
Cet oiseau est assez commun pendant toute l'année dans la forêt aux alentours de Québec et plus commun dans beaucoup d’autres endroits de la province. Il est commun, mais de passage à Montréal (Wintle). 11 demeure toute l’année, mais il n’est pas très commun à Godbout (Comeau). Ce geai arrive en mai à Anticosti, et part en octobre. Il y est commun pendant certaines années et rare en d’autres (ScÆmitt).
Il niche sur les arbres dans la forêt et parfois dans les bocages, les vergers ou sur les arbres qui bordent les chemins; son nid est gros et se compose de branches, de petites racines, d'herbes et de laine : le tout est grossièrement entrelacé. I1 pond de quatre à six œufs, d'un brun olive, avec nombreuses taches de brun olivâtre plus foncé. Ils mesurent 1.10 x 1.80. La ponte a lieu À la fin de mai ou en juin.
Le Geai bleu habite les forêts et se voit quelquefois dans les vergers et les bocages ; il se nourrit de uoix, de
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grains et de graines de toutes sortes, de baies, d'insectes, de chenilles, de petits lézards, d'œufs et de jeunes oiseaux dans les nids,
Les formes élégantes et sveltes de cet oiseau, ainsi que la beauté de son plumage, en font un des plus beaux volatiles de nos forêts ; son vol est lent et peu élevé d'ordinaire ; sa voix est peu agréable À entendre, mais il a la faculté d'imiter à s'y méprendre le cri de quelques oiseaux, Son aversion pour les hiboux est telle, qu'il ne manque aucune occasion de les poursuivre et de les harceler lorsqu'il le peut. Cette haine se manifeste même envers les oiseaux de proie de jour.
Le Geai bleu est rusé et farouche et ne se laisse pas aisément approcher dans la forêt, Cependant on le capture facilement dans les pièges ou trappes qu'on lui tend,
Lorsque cet oiseau se montre commun à proximité des champs de grain, il cause, dit-on, plus où moins de dommages aux moissons. Toutefois, il n'y a pas de doute que l'on a dû exagérer les torts qu'on lui impute, comme on a également dû grossir le nombre d'œufs et de jeunes oiseaux qu'il peut manger dans un saison. D'après un examen du contenu de près de 300 estomacs de ces oiseaux, on a constaté qu'ils ne renfermaient en moyenne qu'un quart de matières animales, et les trois autres quarts consistaient en fruits et graines de toutes sortes, dont la plupart étaient des graines et fruits sauvages inutiles où même nuisibles.
Genre PERISOREUS, Bonaparte.
Couleur ardoisée ou grisâtre en dessus, grisâtre ou brunâtre en dessous : tête en partie blanche chez les adultes.
Perisoreus canadensis, (LINN.) Bonar. 484.
Le Geai du Canada.
CANADA Jay.
Adultes 49. Parties supérieures d'un gris foncé uniforme, avec la nuque et la partie postérieure de la couronne, noirâtres; ailes et queue d'un gris de plomb ; parties inférieures d'un gris brunâtre clair ; menton, gorge, côtés de la tête, front et partie antérieure de la couronne, blancs où blanchâtres : bec et pieds noirs. Longueur 11.00-12.00 ; ailes 5,60-5.90 ; queue 5.65-6.35.
Les jeunes sont d'un brun ardoisé uniforme, le blanc se dessine plus tard.
Le Geai du Canada, que l’on connaît sous le nom vulgaire de %e, habite le nord de New-York, de la Nouvelle Angleterre, du Michigan, ainsi que le Canada, en deçà des Montagnes Rocheuses, au nord jusqu'aux régions arctiques. Il niche dans le Maine, en allant vers le nord.
Ce Geai est généralement commun dans nos bois, mais à l'exemple d’un bon nombre d'oiseaux il y est irrégulièrement distribué. Il se montre parfois commun pendant certains automnes aux environs de Québec, tandis que dans d’autres, nous n’en voyons aucun. Dans l'automne de 1904, il s’est montré nombreux, non seulement À Québec même, mais encore dans un grand nombre de paroisses des environs. Je n'ai pas d'exemple qu’il niche dans les bois des alentours.
Il est rare et de passage dans le district de Montréal, (Wintle). Assez coumun toute l’année à Godbont (Comeau); il est commun pendant toute l’année à Anticosti (Scémité).
Il niche dans les buissons ou sur des atbres À peu de distance du sol. Le nid est construit avec de petites branches, de la mousse, des herbes, et garni de plumes d'oiseaux ; ses œufs, au nombre de quatre ou cinq, sont d'un gris clair, teintés de jaunâtre et finement maculés, surtout au gros
bout, de gris ardoisé et de brun. Ils mesurent 1.17 X 0.80. La ponte a lieu en mars ou avril.
Il se nourrit de toutes sortes de graines, de baies, d’insectes, de vers et même de la chair d'animaux.
Ce Geai est plus commun que le précédent et se voit en bandes à l’automne et en hiver, mais il ne se montre qu'irrégulièrement dans nos parages ; il fréquente alors les bocages, les jardins, les buissons, aussi bien que les grands bois, faisant presque toujours entendre son caquetage habituel. Il est peu farouche, peu défiant, et ne fuit pas la présence de l’homme ; il se fait capturer dan: toutes sortes de pièges qu’on lui tend. Je me rappelle qu’un jour on avait tendu une ratière, avec un morceau de chair pour appât, et que peu après, un geai s’y était fait prendre ; quand on voulut le sortir de sa prison, il s'échappa, laissant toutes les plumes de sa queue dans la main de l’homme qui essayait de le retenir ; le lendemain, il se faisait capturer de nouveau dans le même piège. On le voit sonvent en hiver
autour de la cabane du bûcheron, pour cueillir les miettes de son repas ; il ne se gêne nullement, lorsque la nourriture se fait rare dans la forêt à cette époque de l’année, d'enlever des lambeaux de chair au gibier que le chasseur suspend autour de sa cabane.
Le vol de la Pie est bas, léger et ressemble beaucoup à celui du Geai bleu, mais il est moins assuré. Lorsqu'elle se pose sur un arbre, elle choisit d'ordinaire les branches inférieures, et elle saute de branche en branche, jusqu’au sommet, puis elle va se poser de nouveau sur un autre arbre voisin, pour y renouveler le même exercice ; elle traverse ainsi la forêt. Elle n'oublie pas non plus de visiter, en même temps, les buissons et les arbres isolés qui se rencontrent sur son passage.