‹ Les oiseaux de neige [microforme]Chapitre 12 sur 32 · LE NIAGARA · texte numérisé non relu

LE NIAGARA

L’onde majestueuse avec lenteur s'écoule ; Puis, sortant tout à coup de ce calme trompeur, Furieux, et frappant les échos de stupeur,

Dans l’abîme sans fond le fleuve immense croule.

C’est la chute ! son bruit de tonnerre fait peur

Même aux oiseaux errants, qui s’éloignent en foule Du gouffre formidable où l’are-en-ciel déroule

Son écharpe de feu sur un lit de vapeur.

MT T ACRUE

Tout tremble ; on un instant cette énorme avalanche D’eau verte se transforme en monts d’écume blanche,

Farouches, éperdus, bondissant, mugissant...

Et pourtant, Ô mon Dieu, ce flot que tu déchaînes, Qui brise les rochers, pulvérise les chênes,

Respecte le fétu qu’il emporte en passant !

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