LE NIAGARA
L’onde majestueuse avec lenteur s'écoule ; Puis, sortant tout à coup de ce calme trompeur, Furieux, et frappant les échos de stupeur,
Dans l’abîme sans fond le fleuve immense croule.
C’est la chute ! son bruit de tonnerre fait peur
Même aux oiseaux errants, qui s’éloignent en foule Du gouffre formidable où l’are-en-ciel déroule
Son écharpe de feu sur un lit de vapeur.
MT T ACRUE
Tout tremble ; on un instant cette énorme avalanche D’eau verte se transforme en monts d’écume blanche,
Farouches, éperdus, bondissant, mugissant...
Et pourtant, Ô mon Dieu, ce flot que tu déchaînes, Qui brise les rochers, pulvérise les chênes,
Respecte le fétu qu’il emporte en passant !
Ce fut, Coquet Avec u Un lit.
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LONGEFONT