LE MONTMORENCY
Au détour du courant où le flot qui la ronge Embrasse les contours de l’Ile d'Orléans, Comme une énorme trombe, entre deux caps géants,
La blanche cataracte au fond du gouffre plon ge,
Iudicibles attraits des abîmes béants !— Imposantes rumeurs que la brise prolonge !
Lourds flocons écumeux qui passez comme un songe, Le
Et que le fleuve empo rte aux mornes océans !
DE
Spectacle saisissant, grandiose nature, A vous interroger quand l'esprit s’aventure,
Le cœur revient toujours dans un trouble nouveau ;
Le bruit, le mouvement, le vide, le vertige,
Tout cela va, revient, tourbillonne, voltige,
Ivre et battant de l’aile aux voûtes du cerveau !
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LES MILLE-ISLES il
F Massifs harmonieux, édens des flots tranquilles, | A. D’oasis aux fleurs d’or innombrables réseaux, À Que la vague caresse et que les blonds roseaux | Encadrent du fouillis de leurs tiges mobiles ! À
{ Bosquets que l’onde berce au doux chant des oiseaux | Des zéphyrs et des nids pittoresques asiles, il
Mystérieux et frais labyrinthe, Mille-Isles !
Chapelet d’émeraude égrené sur les eaux. | ||
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Quand, la première fois, je vis, sous vos ombrages, Les magiques reflets de vos brillants mirages,
Un chaud soleil de juin dorait vos verts abris ;
D’enivrantes senteurs semblaient monter des grèves ; Et je crus entrevoir ce beau pays des rêves
Où la sylphide joue avec les colibris !
Cela Giga Par Prète
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