FEVRIER
ux pans du ciel l'hiver drape un nouveau décor ;
u firmament, l’azur de tons roses s'allume ; Sur nos trottoirs, un vent plus doux enfle la plume
Des petits moineaux gris qu'o1 y retrouve encor ;
faint coup sec retentit dans la forêt qui dort ; t, dans les ravins creux qui s’emplissent de brume, ux franges du brouillard malsain qui nous enrhume,
‘Orient plus vermeil met une épingle d’or.
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Folâtre, et secouant sa clochette argentine, Le bruyant carnaval fait sonner sa bottine
Sur le plancher rustique et le tapis soyeux ;
Le spleen chassé s’en va chercher d’autres victimes ; La gaieté vient s'asseoir à nos cercles intimes !
C’est le mois le plus court: passons-le plus joyeux !
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Adieu les jours sereins, et les nuits étoilées! A neige à flocons lourds s’amoncelle à foison,
Au penchant des coteaux, dans le fond des vallées :
est le dernier effort de la rude saison.
est le mois ennuyeux, le mois des giboulées ;
Des frimas cristallins l'étrange floraison
Brode ses fleurs de givre aux branches constellées ; —
à-bas un trait bronzé dessine l’horizon.
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Le vieux chasseur des bois dépose ses raquettes ; Plus d’orignaux géants, plus de biches coquettes,
Plus de course lointaine au lointain Labrador !
Il s’en consolera, dans la combe voisine, En regardant monter, sur un feu de résine,
La sève de l’érable en brûlants bouillons d’or,
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a neige fond partout ; plus de sombre avalanche! e soleil se prodigue en traits plus éclatarits ;
a sève perce l’arbre en bourgeons palpitants
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jui feront sous les fruits, plus tard, plier la branche.
[n vent tiède succède aux farouches autaus ; ‘hirondelle est encore au loin ; mais, en revanche, Des milliers d'oiseaux blancs couvrent la plaine blanche
t de leurs cris aigus rappellent le printemps.
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Sous sa féconde effluve, il faut que tout renaisse ! Avril c’est le réveil, avril c’est la jeunesse !
Mais quand la poésie ajoute : mois des fleurs,
Il faut bien avouer,—nous que trempe l’averse,
Qu’entraîne la débâcle, ou qu’un glaçon renverse, —
Que les poëtes sont de charmants persifleurs |
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S’enfo:
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Bientô!
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Hozanna ! La forêt renait de ses ruines ; La mousse attache au roc son manteau de velours ; La grive chante ; au loin, les grands bœufs de labours
S'enfoncent tout fumants dans les chaudes bruines ; L
Le soleil agrandit l’orbe de son parcours ; On ne sait quels frissons passent dans les ravines ; Et dans l’ombre des nids,—fidèle aux lois divines,—
Bientôt va commencer la saison des 14mours !