‹ Les oiseaux de neige [microforme]Chapitre 29 sur 32 · IN MEMORIAM · texte numérisé non relu

IN MEMORIAM

Oui, je suis revenu sous la fenêtre aimée,

Dérobée à moitié sous les grands arbres verts,

Où, pour ouïr du soir les murmures divers,

Vous penchiez si souvent votre tête charmée.

Les oiseaux gazouillaient dans les sentiers couverts Les fleurs ouvraient au vent leur corolle embaumée ; Et, saluant de loin la fenêtre fermée,

Je m'’arrêtai pensif pour crayonuer ces vers.

La brise au vol serein jouait dans les ramilles ; D'âcres senteurs montaient des épaisses charmilles ;

Le Couchant teignait d’or le front de la villa ;

Et, cependant, malgré ces splendeurs réunies, Ces rayons, ces parfums, ces fleurs, ces harmonies,

Le deuil planait partout, car vous n’étiez plus là !

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… = héaaete. | js 7 À L | if ; | 4 fl | M à les H 1 | | 5 A MA BELLE-SŒUR 1! (ll ME J. LEMAN (| | Madame, quand ?e ciel vous fit dépositaire À | De ces deux chers enfants qui sont votre fierté, ! | Avez-vous réfléchi que Dieu,—charmant mystère !— | | Triplait ainsi chez vous la grâce et la beauté ? | | jh | (1 a | Vous le savez sans doute, il n’est rien sur la terre, | | |!

Non, rien de comparable à cette majesté | Que, dans son doux éc'at et sa splendeur austère, | |

Sur un front calme et pur met la maternité !

Madame, j'aime à voir cette auréole sainte Resplendir où déjà brillait la double empreinte

De la pensée unie à tous les dons du cœur ;

Et c’est parce qu’en vous j’admirais tant la mère, À Que je vous ai voué la tendresse d’un frère

Avant d’avoir le droit de vous nommer ma sœur !

Vous Mais

Qui & Où le Et pu Vous

| M | | | { ( Re | 4 | ‘M | à | ; 1 A Mue VICTOR BEAUDRY 4 JA | kr | | Au beau pays de l’or quel attrait vous enchaîne, 1 Vous, la plus fraîche fleur de nos cercles aimés, f Vous qu’on ravit un soir à nos regards charmés, Ji Mais qu’on devait nous rendre à la saison prochaine ? fil [ f fl Qui sait? Peut-être, hélas! qu’en ces lieux embamés 14 | (il Où le jour est si pur et la nuit si sereine, — (l Ï Hi À Et puis où vous régnez sans doute en suzeraine,— ji Vous oubliez un peu nos cieux moins parfumés ! | | Et 1 | | |! |

Oh! revenez !—Là-bas, sur ces rives fleuries, Plus doux sont les parfums, plus vertes les prairies,

Les bosquets plus touffus, les échos plus charmants ;

Les oiseaux plus dorés ont la voix plus étrange ... Mais ici l’on soupire à votre cher nom d’ange :

Nos elimats sont plusfroids, mais nos cœurs plus aimants.

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A MuE ARMAND PRÉVOST aimants,

Ma sœur, comme l'oiseau qui traverse la nue, Quand le soleil d'avril sur ses ailes a lui, Enfant naïve hier, femme heureuse aujourd’hui,

Au doux nid paternel vous voilà revenue.

Celui que votre cœur s’est donné pour appui Vous avait loin de nous bien longtemps retenue ;

Il vous ramène enfin : soyez la bienvenue !

Le cercle du foyer s'ouvre pour vous et lui.

Venez; asseyons-nous autour du feu qui tremble ; Nos âmes et nos mains se mêleront ensemble :

Quan! il est partagé le bonheur est plus grand.

Puis, en vous souhaitant des jours exempts de larmes, Nous nous demanderons lequel a plus de charmes,

L'ange qu’on nous ravit ou l’ange qu’on nous rend !

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| | ; | | À ie fl!

(4h rmes, l | Û l À Muse CAUCHON A 1 ! | Ni , (Hi Ÿ g1 F}| ‘ || Madame, vous aimez l'artiste de génie 11 , # , { Ce sculpteur inspiré dont le ciseau savant Il Sut si bien reproduire, en ce marbre vivant, na De vos traits fins et doux la suave harmonie, [| | | | . 0 | ( Vous l’avez dit: plus tard, quelqu'un viendra souvent, | | Pour consoler un peu son àme endolorie, N jf ‘hi!

: a Ô |A Relire, ému, devant cette image chérie, \E) . . {3 1 De votre souvenir le poëme émouvant.— DE .

Oui, c’est vrai; mais lors même où, fruit tombé de l’arbre,

Votre fils n’aurait pas ce beau buste de marbre

Pour lui parler de vous et de ses premiers jours,

Il saurait retrouver dans les cœurs, chose rare, Mieux que vos traits charmants dans ce bloc de carrare,

Votre douce mémoire empreinte pour toujours !

l'arbre,

caitaih. POUR L'ALBUM DE Mwr H. MERCIER

Avant d'écrire un mot sur cette page blanche, Sur ses sœurs, en rêvant, j'ai promené mon œil ;

Et, sur ce frais vélin où tant d'amour s’épanche,

L’avoûrai-je ? j'ai craint de trouver un écueil.

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J'hésite encore, ainsi qu’un oiseau sur la branche ;

Mais, puisque de ce tempie il faut franchir le seuil,

Je m’exécute, et risque une parole franche,

En songeant à celui dont vous êtes l’orgueil.

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Car vous aimez, madame, un homme au cœur d'élite ; Votre âme suit son âme en fidèle acolyte, Répandant sur sa vie un vase au doux parfum ;

Et, lorsque l’on vous voit si charmante et si bonne, On sent qu'il a voulu mêler, dans sa couronne,

La fleur de poésie aux lauriers du tribun.

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