B RI GU! BOULE
Et un chat... Impossible de vivre avec ça; et comme mon cœur sensible avait encore besoin de se dévouera quelque être frêle dont je pusse être le soutien, je m’attachai à un capitaine de dragons, un vieux brave qui traîna longtemps, et qui me laissa six cebts autres francs.
CAPRA5ICA.
Ça fait douze...
BRIGUtBOrLE.
Six et six font douze, oui. monsieur, c’était déjà gentil; mais ça ne me suffisait pas tout à fait ; et puis, je suis encore trop jeune pour me retirer desaf... pour me marier et me dévouer à ma famille, à mes petits enfants...
CAPRA5ICA.
C’est un pélican que ce garçon-là.
BRIGUIBOl'LE.
Je fis la connaissance de monsieur Dandurand : je remplaçai, auprès de lui, un neveu qui le négligeait; je peux dire que, depuis deux ans, j’ai eu pour lui les soins d'une mère, monsieur, et j’attends avec confiance l’ouverture de son testament. C’est ifîon dernier malade, après celui-là je liquide.
CHATEACRAY5ARD.
Et quand doit-on connaître ses dernières volontés?
BRIGIl BOULE.
Ça se fait en ce moment.
GE0RGI5A.
Et vous n’y assistez pas ?
BRIcriBOLT.F..
Non... Le neveu est arrivé tout à l’heure, il m’a fait diro que si je paraissais, il me casserait les reins... J’ai dû respecter sa douteur.
CHARLES
Eh bien, monsieur, vous êtes une variété de ces oiseaux dont nous causions il n’y a qu'un instant.
BRIGVWOLLE.
Un oiseau, moi?...
CHARLES
Vous spécule* sur la souffrance humaine... vous guetter la mort des gens...
BRIGUIUüULE, twligM.
Moi?
CHARLES
C’est un métier de corbeau que vous faites la!...
B&IGUIIlOLLE.
Par exemple!...
MAUGIROR.
Laissez dire, mon cher; monsieur ne voit partout que des dupes et des fripons.
CHARLES
Non, messieurs, non, je ne suis pas de ces niais qui répètent sottement ce Vieux dicton, que b- monde ne se compose que de I ripons et de dupes. Il y a aussi des hommes d’intelligence et cependant de probité, d'honnêtes gens qui savent ne pas se laisser voler, et qui sont bien plus habiles que les plus rusés fripon?, qui uc comprennent pas que pour unir en police correc- Uutinelle nu au bagne, ils dépensent une fois plus d'esprit, de Ira» ail, d’cffoits de toutes sortes que n’en dépense un honnête homme pour faire loyalement une brillante fortune.
CIIA1 KAURA1RARD.
Je suis tout à fait de votre avis, monsieur.
MAUGIROR, k Brigaiboulo.
Mais dites-moi donc, comment saurez-vous ce que renferme le
testament?
BRIGUI BOULE.
Le notaire va m’envoyer une petite note ici; mais je suis tranquille, il m’aimait beaucoup, le vieux quinteux.
CUATEAlRAYRARD. -« fo*d.
Eh ! mais Saint-Savin est aujourd'hui le rendez-vous de tout Caulcietz : voici madame la duchesse de Cuérande et sa charmante Allé.