INTRODUCTION
d'oiseaux des phosphorites du Quercy, qui m'ont été communiqués par les établissements suivants : le Muséum géologique et paléontologique de Munich; l'Institut géologique et paléontologique de Berlin; le Muséum d'Histoire naturelle de Bâle; le Musée de la Ville et la Faculté de Théologie de Montauban ; enfin, la Faculté des Sciences et le Muséum de Lyon.
Dans les deux premiers chapitres de cet ouvrage, je résumerai rapidement les résultats des nombreuses recherches relatives à l'origine et à l'ancienneté des phosphorites du Quercy.’ Le troisième comprendra la description systématique des os d’oiseaux trouvés dans les divers gisements. Dans le quatrième, J'essaerai de dégager, d’après les espèces ornithologiques, des indications concernant le climat de la région où elles ont vécu, leur origine géographique, ainsi que les rapports qu'elles peuvent avoir avec quelques espèces de la faune actuelle.
L'identification des restes d'oiseaux des phosphorites présente des difficultés beaucoup plus grandes que celle des fossiles rencontrés dans les dépôts tertiaires plus récents, tels par exemple que ceux du Miocène et même de l'Aquitanien, où les pièces les plus importantes du squelette se trouvent souvent réunies. Dans les poches à phosphate, les os d'oiseaux sont toujours isolés. Milne Edwards n’a jamais observé que l’on ait trouvé toutes les parties d’un squelette, ni même d’un membre entier.
Afin de méttre les anatomistes et les paléontologistes en état de juger les déterminations proposées et de les rectifier, à mesure que le permettront de nouveaux éléments de comparaison ou de nouvelles découvertes, chaque fossile a été représenté, vu sous toutes ses faces. J'ai dessiné très soigneusement, à la chambre claire, les surfaces articulaires des rayons osseux; les autrés figures sont des reproductions de photographies directes retouchées d’après les documents originaux.