GALLINACÉS
Bec court, fort, légèrement voûté, narines percées conde dans un large espace membraneux, recouvertes par entre une écaille cartilagineuse ; jambes emplumées ; tarses
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nus, courts et terminés par quatre doigts, rarement trois, légèrement unis à la base; ailes courtes, fortes, .concaves ; vol difficile; port lourd.
Les Gallinacés vivent presque toujours sur le sol, ne perchent que très rarement ; ils grattent la terre à la recherche de vers, de graines et de petits cailloux ; ils se roulent souvent dans la poussière pour se débarrasser de la vermine qu'ils portent ; de là le nom d'oiseaux pulvérateurs qu'on leur donne. Ils sont polygames, et sont sédgntaires en Canada.
La femelle pond un grand nombre d'œufs et les couve seule. Les petits naissent couverts
d’un épais duvet et courent aussitôt qu’ils sont nés ; ils prennent d’eux-mêmes la nourriture à l'appel de la mère qui la leur montre du bec.
1, Famille MELEAGRIDÆ, Dindons.
Tête et haut du cou nus, munis de caroncules ; front portant un appendice charnu, rétractile auquel on donne le nom de roupie ; tarses nus scutellés en avant et en arrière, éperonnés chez le mâle ; queue large et arrondie.
Genre MELEAGRIS. Linné.
Le DiNDON D'AMÉRIQUE. Meleagris gallopavo, L. M. americana, Bart. —Vulg. Angl. Turkey. — Tête et cou bleus et rouges; plumage général noir velouté, chaque plume étant traversée par une bande
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sub-terminale bleuâtre, avec des reflets verdâtres et bronzés ; croupion et couvertures supérieures caudales, avec bandes noisette foncé ; ailes brun foncé, fnément rayées de blanc jaunêtre : queue brun noisette, plus clair à l’extrémité avec une large bande sub-terminale, brun foncé ; abdomen brun jaunâtre avec chaque plume terminée de couleur plus claire ; poitrine munie d’une touffe de erins raides; pieds rouges ; bec rouge, jaune au sommet ; iris brun. Longueur 3-4 pieds.
La femelle est un peu plus petite et moins brillante que ie mâle.
Le Dindon, que l’on élève dans les bassescours, est le même que celui qui vit à l’état sauvage. La domesticité à laquelle on l’a réduit, a diminué sa taille et altéré de beaucoup ses belles couleurs, qui sont maintenant presque toutes noires. À l’état de nature, il se voit encore par petites bandes à certains endroits dans Ontario:et aux Etats-Unis ; mais il tend à diminuer de jour en jour, par la destruction graduelle que l’on en fait.
Le Dindon est de tous les Gallinacés, le plus irascible : la vue du rouge le met en colère ; il hérisse ses plumes, relève sa queue en éventail, rejette sa tête en arrière; sa roupie s’allonge et pend à côté du bec; puis, les ailes trainantes, il décrit lentement des demi-courbes accompagnées d’un fic qu’il émet et qui semble sortir des narines; puis, de temps en temps, il fait entendre son formidable Gou-glou
Sa chair est très estimée des gourmets
2, Famille TETRAONIDÆ, Tétras, Gélinottes, etc.
Les oiseaux qui appartiennent à cette famille peuvent être reconnus par les caractères des deux sousfamilles suivantes.