‹ Les ombres chinoises de mon pèreChapitre 167 sur 180 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

ILDEGARDE {à gauche), ALBERT.

ALBERT [{il entre par la droite).

Me voici, ma bonne maman, que me voulez-vous?

ILDEGARDE.

Approchez, vilain enfant, et dites-moi comment vous avez pu vous

laisser tomber dans ce puits dont les bords sont pourtant bien élevés ?

ALBERT

Dame ! ma bonne maman, ce n'est pas ma faute : je m’amusais avec des cailloux lorsqu’un petit oiseau vient se poser sur le bord du puits; je voulus l’attraper et je fis la culbute sans le vouloir.

ILDEGARDE.

Voyez, monsieur, à quel danger vous vous êtes exposé et quelle frayeur vous nous avez causée par votre étourderie et votre désobéissance; car je vous avais bien défendu de jouer si près du puits.

ALBERT

C'est vrai, ma bonne maman, et je t’en demande pardon; cela ne m’arrivera plus; car j’ai eu bien peur, je t’assure.

ROSE DE TANEBOURG. - 6e TABLEAU

ILDEGARDE .

Ah ! mon enfant, remercie Dieu d’avoir envoyé un ange à ton secours.

ALBERT

Oui, la bonne Rose; c’est elle qui m’a sauvé. Demandez-le lui, elle vous dira comment elle a tait.

ILDEGARDE.

Je l’ai envoyé chercher par ton frère Edouard; mais il me semble qu'elle tarde bien à venir.

ALBERT

(Il se tourne vers Rose qui entre par la droite.)

La voici!... Entrez,, Rose, maman désire vous parler (il sort par la droite , Rose entre du même côté).

Elle s’en ira demain.

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