‹ Les ombres chinoises de mon pèreChapitre 6 sur 180 · CENDRILLON, M. DE LA CANARDIÈRE · texte numérisé non relu

CENDRILLON, M. DE LA CANARDIÈRE

M. DE LA CANARDIÈRE (il entre par la porte).

Où est-elle ? où est-elle ?

CENDRILLON

(venant avec son pain du côté du feu).

Mon Dieu ! monsieur, qui voulez-vous tuer, avec cette longue épée ?

M. DE LA CANARDIÈRE

Qui je veux tuer? qui je veux tuer? Votre peste de chatte qui semble se faire un malin plaisir de me contrecarrer en tout.

CENDRILLON (bas).

Ah ! mon Dieu ! s’il savait qu’elle est là, dans ce panier.

M. DE LA CANARDIÈRE

Tantôt, elle efface d'un coup de patte ce que j'écris, tantôt, elle me saute sur la tête au moment où je viens de me faire coiffer; une autre fois, elle emporte ma perruque sur la gouttière, et elle a l'air de me rire au nez quand je la menace.

CENDRILLON

Mais que vous a-t-elle donc fait encore aujourd'hui ?

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