SOMMES
LIBELLÉ
JOURS
ÏHTÉRÊTS 1
S/ remises espèces.
B/ Dopent, Paris.
S/ créditeur ta 30 novembre.
novembre, décembre.
§ 4. — Système des soldes
Le système des soldes écarte toute fiction, et, à cause de cela même, s'adapte à la tenue des comptes courants, quelles que soient leurs conditions d'intérêt. Appliquonsle au compte qui nous a déjà servi d'exemple.
A, de Strasbourg, doit, au 1" novembre, 2.000 fr., qui portent intérêt au taux convenu de 6 p. 0/0 jusqu'à ce qu'il ait pris une nouvelle somme ou fait une remise. Le 15 novembre, il remet 6.000 fr. Dès lors, le solde du compte est de 4.000 fr. en sa faveur, qui portent intérêt jusqu'au 25 novembre, jour où il prend 5.000 fr. Pour avoir le véritable état du compte, l'on relève l'intérêt ou le nombre que donne 2.000 fr. pendant quinze jours, et on l'inscrit au débit du compte. Au 25, on relève l'intérêt ou h nombre du solde de 4.000 fr. pendant dix jours qu'il a oouru, et on l'inscrit au crédit. Au 30, on relève l'intérêt es le nombre que donne le solde débiteur de 1 .000 fr. qui a porté intérêt depuis le 25, pendant cinq jours, et on l'inscrit au débit. — Reste un eiïet de 3.000 fr. non échu, puisqu'il est
payable au 15 décembre. Pour le faire entrer en compte au 30 novembre, il est indispensable de le mettre en valeur i ce jour, c'est-à-dire de l'escompter. On calcule donc l'intérêt qu'il produirait en quinze jours, du 30 novembre à son échéance, et, comme cet intérêt doit être réduit du montant de l'effet qui figure intégralement au crédit, on inscrit au débit l'intérêt trouvé ou le nombre qui le représente ; puis, on balance le compte en la forme ordinaire. (Voy. tableau I.)
Si l'intérêt ne courait pas au même taux, au débit et au crédit, on ne balancerait pas les nombres. On totaliserait séparément ceux du débit et ceux du crédit ; on calculerait l'intérêt que chacune des deux sommes représenterait au taux convenu ; puis, on balancerait ces intérêts, et on inscrirait le solde au profit de qui il appartiendrait. — On peut aussi, et c'est le plus court, relever l'intérêt de chaque solde au mo}ren des parties aliquotes et l'inscrire à la place du nombre. En fin de compte, on solde les intérêts en la
A. de Strasbourg,
SX*