‹ Les opérations de banqueChapitre 162 sur 167 · CD C8 S [V · texte numérisé non relu

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bilans de fin d'année de 1915a 1918. Le tableau précédenl contient — en reprenant les chiffres de 1918 pour comparaison — les chiffres des mêmes comptes pour les fins d'année 1919, 1920 et 1921 relatifs aux mêmes sociétés, auxquelles nous avons ajouté deux autres sociétés de même ordre : la « Banque Nationale de crédit » et le « Crédit commercial de France » en raison des développements qu'elles ont pris.

L'examen du tableau ci-dessus, montre que tes comptes qui y figurent ont tous augmenté d'importance à partir du commencement de 1919. Cela s'explique facilement étant données la fin des hostilités et la reprise du travail en vue de tendre vers une situation normale.

Ainsi, en général, les encaisses ont une tendance à l'accroissement par rapport à 1918. 11 est à remarquer* que, pendant la guerre, et notamment en 1916 et en 1917, les encaisses ont atteint des chiffres plus élevés que ceux que nous constatons même en 1920. Ce fut certainement la prudence — après la crise d'août 1914 et le moratorium — qui fut !a raison de ces fortes encaisses eu égard aux affaires assez peu abondantes en ces années de guerre.

Le Portefeuille commercial présente une progression générale aussi. Elle a été causée par la reprise des affaires et aussi par les émissions des Bons de la Défense Nationale compris dans les chiffres placés sous le titre de Portefeuille commercial.

Les comptes courants débiteurs offrent tous, de même, une augmentation plus ou moins élevée suivant les Sociétés, et les avances sur titres ont été maintenues dans une région modérée.

Ces comptes d'emplois des capitaux ont donc été en général surveillés, et il est certain que lorsque la crise générale se fit sentir au printemps de 1920, les Sociétés de dépôt eurent une attitude de prudence, tout en aidant, dans les limites où elles jugèrent pouvoir le faire, leurs clients en quête de nouveaux crédits. Mais à ce moment, les entreprises de toute nature recoururent au crédit

public, directement, soit en augmentant leur capital soit en faisant des emprunts par obligations.

Quelques maisons de crédil, elles-mêmes, prirent le parti d'accroître leur capital, méthode sage, puisqu'elle donne des ressources qui. contrairement aux dépôts et particulièrement aux dépôts à vue ne peuvent être soumis à des retraits. Mais cette méthode, bonne lorsqu'on en use avec mesure, peut être dangereuse en un temps où notre unité monétaire est en baisse si Ton va trop loin dans cette voie, car, pour l'avenir, le capital à rémunérer peut arriver à une lourde charge, sa valeur nominale, aujourd'hui, devant devenir réelle le jour où le franc reviendrait au pair. En ce qui regarde les emprunts contractés par les Sociétés industrielles il est certain que l'amortissement de ces emprunts ne doit pas s'étendre pour la même raison sur un grand nombre d'années.

Les taux d'intérêt. — Les émissions dont nous venons de parler, et surtout celles des emprunts de toute nature contractés par l'Etat emprunts proprement dits ou de consolidation, puis les emprunts de Trésorerie qui constituent la dette flottante, auxquels il faut ajouter les emprunts du Crédit National et ceux des groupements industriels des régions dévastées, sont autant d'appels importants au crédit public qui expliquent la hausse des taux d'intérêts. Cette hausse s'est particulièrement accentuée depuis la fin de la guerre, en raison de l'accroissement des émissions en 1919 et 1920. La crise les a fait baisser un peu en 1921 comme le montre le tableau ci-après.

Mais il est. en outre, une autre cause de cette hausse : ce sont les impôts élevés que les lois fiscales de 1920 ont mis sur les valeurs mobilières. Les impôts cédulaires sur les coupons atteignent 21 et 22 0/0 du revenu des valeurs mobilières au poiteur qui restent soumises, de plus, à l'impôt général sur le revenu. En exonérant des impôts cédulaires ses propres titres, l'Etat a eu naturellement pour but d'attirer, à lui, les capitaux de placements à revenu fixe. Les emprunts contractés en obliga-

tions par les Sociétés industrielles ont suivi cet exemple, et ont pris, à leur charge, les impôts cédulaires.. Etant donné que le taux nominal de ces emprunts a été en

Émissions relatives aux emprunts de l'État, d'institutions d'État, de Villes et de Sociétés, de 1919 à 1921

Emissions du Trésor.

Emprunts coloniaux.

Villes et départements .

Chemin de fer de l'Etat.

Chemins de fer français

Sociétés françaises :

Crédit National

Crédit Foncier

Groupements sinistrés .

Sociétés diverses

Sociétés françaises d'exploitation à l'étranger

Emissions étrangères :

Sociétés étrangères .

Fonds d'Etat étrangers.

Totaux. . .

12 mois

12 mois

12 mois

En millions de francs

général de 6 0/0, il s'est élevé, d'abord par suite de taux d'émission plus ou moins inférieurs au pair, et, ensuite s'est trouvé accru des impôts. Ceci constitue un taux de 8 0/0 au minimum pour les emprunteurs, taux qui est plus élevé quand les émissions sont faites au taux d'émission de 6,50 0/0 — on a même poussé jusqu'à 7 0/0.

Préface de la première édition v

Préface de la deuxième édition. ix

Préface de la onzième édition xm

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