LA SOEUR
Qu'avez- VOUS, qu'avez-^us, mes frèros?
Vous baissez des fronts soucieux ;
Gomme des lampes funéraires*
Vos regards brillent dans vos yeux.
Vos ceintures sont déchirées ;
Déjà trois fois, hors de Tétui,' y
Sous vos doigts, à demi tirées.
Les lames des poignards ont lui*
LE FBiaR AlNi.
N'avez-vous pas levé votre voile aujourd'hui ?
LA SORDR*
Je revenab du bain, mes frères, Seigneurs, du bain, je revenais.
Cachée aux regards téméraires Des Giaours et des Albanais.
En passant près de la mosquée Dans mon palanquin recouven.
L'air de midi m'a suffoquée :
Mon voile un instant s'est ouvert.
LE SECOND FRÈEE.
Un homme alors passait ? un homme en caftan veit.
LA SOEUE.
Oui.... peut-être.... mais son audace N'a point vu mes traits dévoilés....
Mais vous vous parlez à voix basse, A voix basse vous vous parlez.
Vous faut-il du sang ? Sur votre àiue. Mes frères, il n'a pu me voir.
Grâce ! tuerez- vous une femme, Faible et nue en votre pouvoir !