‹ Les Orientales. Les feuilles d'automneChapitre 68 sur 99 · A MADAME MARIE M · texte numérisé non relu

A MADAME MARIE M

ÀTe, Blaria, gratis plcDt

Oh ! votre œil est timide et irotre front est doux ; Mais, quoique par pudeur et par pitié pour nous

Vous teniez secrète votre âme, Quand du soufQe d'en haut votre cœur est touché, Votre cœur, comme un feu sous la cendre caché.

Soudain étincelle et s'enflamme.

Flevez-la souvent cette voix qui se tait.

Quand vous vîntes au jour un rossignol chantait;

Un astre charmant vous vit naître.

Enfant, pour vous marquer du poétique sceau, Vous eûtes au chevet de votre heureux berceau

Un dieu, votre père peut-être !

Deux vierges. Poésie et Musique, deux sœurs. Vous font une pensée infinie en douceurs.

Votre génie a deux aurores, £t votre esprit tantôt s'épanche en vers touchants, Tantôt sur le clavier, qui frémit sous vos chants,

S*éparpille en notes sonores !

598 LES FEUILLES D'AUtOMMB.

Oh ! vous faites rêver le poète, le soir ! Souvent il soDge à vous lorsque le ciel est noir,

Quand minuit déroule ses voiles ; Car Tâme du poète, Ame d^ombre et d amour, Est une fleur des nuits qui s'ouvre après le jour

Et s'épanouit aut étoihs !

Décembre 1890.

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