LE CHEVALIER DE LABASRK
Le malheureux jeune homme qui, pour le seul crime d’être resté couvert devant une procession de capucins, fut condamné, la veille de la Révolution (1766), à avoir la langue arrachéect à périr sur le bûcher, et quidevaitêtre, Voltaire aidant, une des plus éloquentes proteslations contre l’ancien régime, — le chevalier de Labarrs dit à son confesseur, un dominicain, le P. Bosquier :
— Prenons un peu de nourriture : vous aurez besoin de forces, autant que moi, pour soutenir le spectacle que je vais donner.
Le triste repas achevé, il ajouta en souriant :
— Maintenant, passons au café : il ne m’empêchera pas de dormir.
LE MAEÉCHAL DK LA FEBTÉ.
Le maréchal de La Ferté étant près de mourir, son confesseur, après avoir rempli son oflice, demanda un cruciiix. Aussitôt, le valet de chambre et un autre domestique coururent pour eu prendre un qui était sur une table; ils s’eu saisirent en même temps, et c’était à qui des deux aurait l’honneur de le présenter. Le maréchal, se mettant de moitié dans la dispute, cria au valet de chambre :
— Eh ! morbleu, casse-lui la tête avec !