‹ Les originaux de la dernière heureChapitre 206 sur 222 · ZENON · texte numérisé non relu

ZENON

Ce philosophe, qui tenait son école sur un marché d’Athènes, au Pœcile, et qui avait été élève de Cratès et de Xénocrates, était aussi vigoureux d’esprit qu’il était faible de corps. Son cou lléchissait sous le poids de sa tête, ses jambes soutenaient son buste avec peine et son front était sillonné de rides profondes. Il avait l’aspect d’une ruine, mais il était doué d’une ûme énergique. Il prenait en pitié les ambitions humaines et se plaisait à citer à ses disciples les vers d’Euripide sur Canopée :

« Quoiqu’il fût dans l’aisance, il ne s’enorgueillissait pas de sa fortune : il n’avait pas plus de vanité qu’un nécessiteux. #

Etant tombé et s’étant cassé uu doigt, il frappa la terre de sa main, en s’écriant :

— Je viens volontairement, ô Mort ! pourquoi m’appelles-tu?

Et il s’étra la.

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