THOMAS CREECH
« Crcccli, le commentateur de Lucrèce, raconte Voltaire dans son « Dictionnaire philosophique ", mit sur son manuscrit : — « N. IL qu’il faudra que je me pende quand j’aurai Uni mon commentaire. » 11 se tint parole pour avoir le plaisir de finir comme son auteur. S'il avait entrepris un commentaire d’Ovide, il aurai I vécu plus longtemps »
CRÉQL'Y.
Le maréchal de Créquv, qui était d’une bravoure hors ligne, abusait de cette expression : » Donner tète baissée dans telle ou telle chose ». Il dit au capucin qui. au moment de la mort, lui parlait de l’éternité :
— Oh! mon père, je suis résolu d’y donner tête baissée.
CRÉQUY-CANAPLE.
« Rien de plus vrai que tout ce qu’on vous a raconté de Créquy-Canaplcou " à la longue barbe. «C’était un original, mais un homme de génie dans son genre. Il avait fait défense par huissier à son curé de lui donner les prières nominales usa mort: il lui dit qu’il voulait être enterré dans son jardin. Récuré en référait l’évêque. Ce prélat répondit : que, puisque M. de Créquy s’étail mis hors de l’église, il fallait l’y laisser. La famille a trouvé cela trèsmauvais; elle voulait intenter un procès à l’évêque, d’autant que le défunt n’avait point enseigné sa volonté par écrit *. «
Enfin on exhuma le corps et on lui donna les prières voulues.