GONELLE
Le bouffon du marquis de Ferrare ayant entendu dire qu’un grand saisissement guérissait de la fièvre, résolut de guérir son maître que tourmentait une fièvre quarte des plus rebelles. Passant avec le prince sur un pont assez étroit, il le poussa et le fit to miter dans la rivière. Ce dernier fut repêché à temps et dégagé de tout mal. 11 sut gré à Gonelle de sa guérison et pourtant il voulait le
DE LA DEFINIÈRE ÎIEI'HE
punir delà liberté grande qu’il avait prise. Il le condamna à mort, tout simplement pour lui donner, à son tour, une forte appréhension. Au moment de l’exécution, Gonelle, les yeux bandés, fut amené devant le bourreau, qui avait ordre de lui administrer, au lieu d’un coup de sabre, un petit coup de serviette mouillée. Le « supplice» terminé, on délia le bouffon, mais la peur l’avait tué.