SIGNES ALCHIMIQUES DES MÉTAUX
ΕἿ | “ἢ ν re | ET 4 : | >.
k ὶ » AU 4. τ a
F Lee ΔΗ͂ ) ch Le { } j'a ΡΥ ὟΣ | | | a. τ ᾿ μ᾿ + { ν 3 "Α ὑ ἐ ἐ0 ct ἢ ὦ ὧν ἐλ Ψ IAA, 1 ᾿ | ἧς LE
Le ; | es ΚἈΚ Ὁ
4 Ι Ν᾽. " | “ ᾿ rent | Le: ν ! ᾿ ; Léa d'A no A nt | à ha s μ ᾿ yer » in | | | EN ἡ ὸ L à j TT »
“Δ 1 J , λιτῷ δὲ % FA à à ! ᾿ Ni? Ϊ D"
Le ΟΥ̓ } del, οὐ TN RFF 1 AUS 1} dd Ù Τ᾽ A DEL ἢ ὦ | A t QE
TR 7 02 LE k CU | ET
PR RME OU VER Ce ET τ L)
κα αν à A ‘y 6,0 τὰ. ἰδ vi ἴω à Mai rene v| γὴν ΡΟΣ PAIE UT D AG be Lo
i Eu
Da cer he} "A tapas | “δ᾿ νῷ Ν a RUES
a SD ᾿ ΕἾ : rés
liste de signes), commençant par l'or et ses dérivés, suivis de l'argent et de ses dérivés, du cuivre et de ses dérivés, du fer et de ses dérivés, du plomb et de ses dérivés, de l’étain et de ses dérivés; puis vient le mercure, seul et sans dérivés, etc. Le manuscrit 2.327 renferme, en haut de la feuille 17, certains signes du fer et de ses dérivés, différents de ceux du manuscrit de saint Marc.
Toutes ces listes sont absentes dans le manuscrit 2.325. Celui-ci débute par une troisième liste, qui se trouve aussi dans le manuscrit 2.327; mais qui manque dans le manuscrit de saint Marc. Elle commence au mot Θαλασσα et finit au mot λευχὴ αἰθαλη ἡ vdsæpyupos λέγεται. Puis viennent les signes du plomb, de l’électrum, du fer, du cuivre, de l’étain, tirés de la même liste planétaire, qui figure tout d’abord au manuscrit de saint Marc.
On reprend la liste de celui-ci dans les manuscrits 2.325 et 2.327, à partir du mot χλαυδιανον jusqu’à la fin; les trois manuscrits étant conformes entre eux pour cette quatrième partie.
Commence alors dans les manuscrits 2.325 et 2.327 une cinquième liste des métaux, en cinq lignes, depuis γρυσος jusqu’à σιδηρεως (x).
Elle est suivie par une sixième liste plus courte, existant dans les deux manuscrits, et qui débute par le mot caractéristique αλλο (autre). Le mercure, la litharge, etc., figurent dans ces deux listes, avec des signes distincts. Les symboles de l'ange et du démon
(1) Ms. 2.325, tol. 1 et 2; ms. 2.327, fol. 17 et fol. 17 v°.
dans la dernière semblent indiquer qu’elle a été tirée de quelque livre magique.
Une septième liste, signalée par le mot «us, suit les trois précédentes dans le manuscrit 2.327 : c'est surtout une liste de matières médicales.
Au verso du fol. 18 du manuscrit 2.327 reprend une huitième liste, comprenant les métaux. Elle est plus moderne; car l’électrum a disparu. L’étain s'y trouve avec le signe de la planète Jupiter, au lieu du signe de la planète Mercure, qu'il possédait dans la première et dans la troisième. Le métal mercure a de même changé de signe et il affecte le symbole de la planète Mercure, précédemment consacré à l’étain.
En résumé, ces listes multiples semblent avoir été tirées de manuscrits distincts par l'époque et la composition, dans lesquels elles figuraient d’abord; elles ont été mises bout à bout, en tête de lacollection du manuscrit 21527
Le serpent qui se mord la queue (dragon Ouroboros) doit être rapproché des signes des métaux, bien qu'il soit dessiné et décrit à une place toute différente dans le manuscrit (1). J'ai montré (p. 58) l’origine égyptienne et gnostique de ce symbole, qui existe aussi dans les papyrus de Leide et sur les pierres gravées du 15 siècle, conservées dans nos collections.
Après la liste des signes, vient [6 Lexique des mots de l’art sacré, par ordre alphabétique (2); toujours comme dans certains traités modernes de chimie. Le
(1) Ms. 2.327, fol. 190 et 270.
(2) Ms. 2.327, fol. 19 à 23.
lexique se lit dans le manuscrit 2.325 et dans le manuscrit de saint Marc (1). Il existait donc dès le xinstècle:
Bernard l’a donné in extenso, à la suite de son édition du Traité de Palladius sur les fièvres (1745).
Le lexique a été précédé par des nomenclatures beaucoup plus anciennes et de caractères divers, dont 1] représente l'assemblage. Tel est le petit ouvrage sur l'œuf philosophique, qui suit dans le manuscrit 2.327 (2), et qui renferme une nomenclature symbolique des parties de l'œuf, relatives à l’art sacré (voir p.24); cette même nomenclature se trouve dans le manuscrit de saint Marc, où les mots caractéristiques ont été grattés (3). Tels sont encore les listes ou catalogues de substances, attribués à Démocrite et transcrits en divers endroits (4). Je les rappelle plus loin.
C'est maintenant le lieu de citer la {1516 des faiseurs d’or (ποιητες) (5). Le manuscrit de saint Marc (6) la contient aussi, avec des variantes importantes, et elle est le développement d’une liste plus courte, donnée par le Philosophe Anonyme (7). Je reproduirai tout à l'heure cette dernière.
La liste principale se termine dans le manuscrit
(1) Ms. de saint Marc, fol. 13 à 1361.
(2) Ms. 2.327, fol. 23 et 24. Voir aussi fol. 229 vo : nomenclature de l’œuf, c’est le mystère de l’œuvre, etc.
(3) Ms. de saint Marc, fol. 106.
(4) Ms. 2.327, fol. 118.
(5) Ms. 2.327, fol. 195 vo et fol. 293.
(6) Ms. de saint Marc, fol. 7 v°.
(7) Ms. de saint Marc, fol. 70.
2.327 par un énoncé des lieux où l’on prépare la pierre philosophale, en Égypte, à Constantinople, etc. Une désignation analogue et plus ancienne, car elle ne renferme que des noms de localités Égyptiennes, existe au fol. 249, verso : je l'ai reproduite p. 36. J'ai dit que ces listes paraissaient être le résumé et l'interprétation alchimique d’un passage d’Agatharchide, relatif aux exploitations métallurgiques de l'Égypte.
Les indications générales qui viennent d’être signalées, telles que celles des poids et mesures, des signes et de la nomenclature, sont suivies dans le manuscrit 2.327 par la reproduction des traités alchimiques proprements dits. Ceux-ci peuvent être groupés sous diverses catégories.
$ 6. — Traités théoriques.
Un premier ensemble est formé par les ouvrages théoriques et philosophiques. Il se compose de plusieurs collections distinctes.
La première constitue ce que l’on pourrait appeler les Trairés DÉMocrirAINs : je veux dire le pseudo- Démocrite et ses commentateurs. Le pseudo-Démocrite est représenté par un traité fondamental, intitulé Physica et Mystica (1), base de tous les commentaires, lequel se trouve également dans le manuscrit 2.325,
( ) Ms. 2.327, fol. 24 vo à 31.
dans celui de saint Marc (1), etc. On doit en rapprocher la Lettre de Démocrile à Leucippe (2); les extraits d'un ouvrage de Démocrite adressé à Philarète, lesquels renferment un catalogue de matières minérales, la définition des substances (3), etc. ; enfin quelques autres citations de Démocrite, éparses dans les écrits de l’Anonyme et ailleurs.
Le pseudo-Démocrite est commenté d’abord par Synésius (4), puis par Stéphanus,dansses neuf leçons (5). Ces auteurs sont transcrits dans le manuscrit 2.325, dans le manuscrit de saint Marc, etc.
Les traités de cette collection ont été traduits en latin, ou plutôt paraphrasés, par Pizzimenti en 1575 (6). Le texte même de Synésius a été imprimé par Fabricius, dans sa Bibliothèque grecque, et celui de Stephanus par Ideler, dans ses Physici et medicr græci minores.
La collection Démocritaine comprend encore l’ouvrage d’Olympiodore, intermédiaire par sa date; car il cite Synésius et ne nomme pas Stephanus.Il représente une culture philosophique plus voisine que le dernier des néoplatoniciens. Mais cet ouvrage n’accompagne pas les précédents dans tous les manuscrits. Il existe dans le manuscrit de saint Marc et dans le manuscrit 2.327 (7); mais il manque dans le manuscrit 2.325 et il offre des variantes très considérables dans les ma-
(1) Ms. de saint Marc, fol. 00 vo.
(2) Ms. 2.327, fol. 258 et 250.
(B)Me2.32:fol4nxt ve, ΤΟΙ τα 122.
(4) Ms. 2.327, fol. 31 à 37.
(5) Ms. 2.527, πράξεις : fol. 37 à 74.
(6) Democriti de Arte magna.
(7) Ms. 2.327, fol. 197; ms. de saint Marc, fol, 160 à 179.
nuscrits 2.250 et 2.249. Sa publication offrirait beaucoup d'intérêt.
Auprès de ces auteurs, on peut grouper les écrits attribués à Cléopâtre la Savante, et les écrits de Marie la Juive, écrits composés probablement à une époque voisine du pseudo-Démocrite, et dont nous possédons des extraits étendus, cités entre autres par Stéphanus ;
Les écrits d’Ostanès (1), le prétendu maître de Démocrite dont parle Pline;
Ceux de Comarius, le précepteur de Cléopâtre, commentés ou interpolés par un anonyme chré- {1 π| (2)
Ceux de Jean l'Archiprêtre dans la divine Evagie el les sanctuaires qui en dépendent (3); le manuscrit de saint Marc dit : Jean l’Archiprétre’ de la Tuthie en Évagie et des sancluaires, etc.
Enfin les écrits de Pélage (4).
Un second groupe de traités, congénères des écrits démocritains, est constitué par les LIVRES HERMÉTIQUES, contemporains par le style et les idées avec le Pœmander, tels que : le discours de la Prophétesse Isis à son fils Horus (5);
Le Commentaire d'Agathodémon sur l’oracle d'Orphée (6);
(1) Ms, 2.249, fol. 75, vo; ms. de saint Marc, fol. 66.
(2)MS 2527, fol: 4 ἃ 70-
(3) Ms. 2.327, fol. r40 et fol. 243 à 240; ms. de saint Marc, fol. 70. Evxytx signifie Sainteté. Le mot originel du lieu appelé Τυθια parait avoir été changé par les copistes en l’adjectif Oeux (divine), plus facile à comprendre.
(4) Ms. 2.327, fol.
2 222 à [57] Μ|5.. 2.927, fol, 256 ἃ 258.
(G) RMS 57: 01 Ὁ
L'Enigme tirée des livres sybillins et son commentaire par Hermès et Agathodémon (1). Le chroniqueur Cedrenus (2) établit une certaine relation entre cette énigme et un autre petit écrit sur les mœurs des philosophes (3), écrit qu’il attribue d'ailleurs à Démocrite.
Le serment des initiés figure dans le discours 4᾽1515 sous une forme païenne et il est reproduit avec des variantes considérables qui lui donnent un caractère chrétien, soit à l’état anonyme (4), soit sous le nom de Pappus (5) : il dérive des mêmes traditions.
Il en est peut-être de mème de l’article, relatif à l'assemblée des philosophes (6), qui semble, au moins par son titre, avoir servi de point d’attache à la Turba philosophorum, écrit alchimique célèbré au moyen âge.
Les interprétations sur les lumières, que l’on lit ensuite, sont probablement aussi du temps des gnostiques et de Zosime (7).
Il en est de même de la Coction excellente de l’or ; à la suite de laquelle figurent les procédés de Jamblique, les procédés pour doubler l'or, etc. (8), lesquels semblent contemporains de ceux des papyrus de Leide.
Le signe d’Hermès (o) et l'instrument d'Hermès
(1) Ms. 2.327, fol. 234 à 237.
(2) Édition de Paris, p. 121.
(3) Ms. 2.327, fol. 109 v°; ms. de saint Marc, fol. 128. (4) Ms. 2.327, fol. 109 v°.
(5) Ms. de saint Marc, fol. 184 v°.
(6) Ms. 2.327, fol. 233.
(7) Ms. 2.327, fol. 264 et 205.
(8) Ms. 2.327, fol. 266 à 268.
(9) Ms. 2.327, fol. 297.
trismégisle pour prévoir l'issue des maladies (1), ainsi que la Chrysopée de Cléopâtre, formée uniquement de noms et de signes magiques (2), rappellent l’union originelle de l’alchimie avec la magie et l’astrologie.
Tout ceci se rattache en définitive aux livres hermétiques et porte l'empreinte des doctrines néoplatoniciennes et gnostiques.
Aux mêmes doctrines se rapporte une troisième groupe, comprenant LES LIVRES DE ZOSIME LE PANOPOrI- TAIN, le plus vieil auteur alchimique authentique que nous possédions. Zosime avait rédigé, d’après Suidas, vingt-huit traités d’alchimie. Un grand nombre de ces ouvrages, les uns mystiques, les autres techniques (3) et relatifs à des descriptions d'instruments et d'opérations réelles, sont venus jusqu'à nous : les uns complets, les autres à l’état d’extraits, faits par le Philosophe Anonyme et par divers moines (4), d’autres à l’état de résumés seulement (5). J’en donnerai les titres plus loin, en parlant de Zosime en particulier.
Les mêmes traités existent à la fois dans les manuscrits 2.325 et 2.327; quelques-uns d’entre eux seulement sont contenus dans le manuscrit de saint Marc. Le manuscrit 2.249 nous a conservé certains sommaires.
(1) Ms. 2.327, fol. 203.
(2) Ms. de saint Marc, fol. 188, v°; ms. 2.249, fol. 96 v°.
(3) Ms. 2.327, fol. 80 à 89; 112 à 136; 161, v°; 220 à 222; 251 à 256; 260.
(ὃ Ms..2.327, fal. W68 44 1977; 1959 0ὉῈ
(5) Ms. 2.240, fol. 89; fol. 94 à 96.
Les auteurs que je viens d’énumérer, ceux des traités démocritains, ceux des traités hermétiques, ainsi queZosime, sont dits œcuméniques dans les manuscrits. Après eux viennent leurs COMMENTATEURS chrétiens et anonymes, écrivains de l’époque byzantine, qui ont écrit en Egypte et à Constantinople, avant le temps des Arabes. Tels sont les Livres du Chrétien sur la bonne constitution de l’or οἵ sur l’eau divine (1); et l'écrit du Philosophe Anonyme sur l’eau divine (2).
L'explication de la science de la Chrysopée par le saint moine Cosmas (3), appartient au même groupe. Mais elle y a été ajoutée plus tard. En effetelle ne figure ni dans le manuscrit de saint Marc, ni dans le texte primitif du manuscrit 2.325. Dans ce dernier elle se trouve à la suite, transcrite d’une toute autre écriture, moins soignée et presque effacée. Son auteur réel ou pseudonyme serait-il le moine qui voyagea dans l'Inde?
Tels sont les traités philosophiques, théoriques et mystiques, qui composent le Corpus des Alchimistes grecs.
$ 7. — Poèmes alchimiques.
Un second ensemble, très intéressant pour l’histoire générale, mais sans importance pour celle de la
(1) Ms. 2.327, fol. 92, v°, à 100.
(2) Ms. 2.327, fol. 162 à 168.
(3) Ms. 2.327, fol. 159 à 161.
chimie, comprend les poètes alchimiques, lesquels se présentent sous un titre commun : éraités tirés de la Chimie mystique (1). Il renferme les poèmes d’Héli0dore, de Théophraste, d’Archelaüs, d'Hiérothée. Les premiers de ces poèmes paraissent écrits par des auteurs de la fin du 1v° siècle, contemporains de Théodose; mais ils ont subi des interpolations successives dans les manuscrits, lesquelles ont fini parfois par transformer les iambes du 1v° siècle, en vers dits politiques d’une basse époque.
Jean de Damas et d’autres ont écrit plus tard des morceaux analogues, qui se trouvent seulement dans quelques manuscrits.
Les poèmes manquent dans le manuscrit 2.325 ; mais ils existent dans le manuscrit de saint Marc. Quelquesuns avaient été imprimés à la fin du traité de Palladius, de Febribus, en 1745. L'ensemble a paru dans le deuxième volume des Physici et Medici græci minores de Ideler (1842).
δ 8. — Traités technologiques.
Un troisième ensemble est celui des traités et des recettes technologiques. Je vais essayer de classer ces traités et recettes, dont l’origine est très diverse : quelques-uns semblent remonter à l'Égypte grecque et plus haut peut-être, tandis que d’autres sont de
(1) "Ms. "2.927, [0]. 1798 109:
l'époque arabe. La plupart se trouvent seulement dans le manuscrit 2.327.
Je signalerai d’abord « le Livre de l’alchimie métalligue, sur la chrysopée, l'argyropée, la fixation du mercure, renfermant les évaporations, les teintures, les traitements par déflagration (?); 11 traite aussi des pierres vertes, escarboucles, verres colorés, perles, comme de la teinture en rouge des vêtements de peaux destinés à l’empereur : tout cela est produit au moyen des eaux par l'art métallurgique (1). » Lafin de l’ouvrage est marquée en marge. Un certain nombre de recettes et d’articles isolés, transcrits sans nom d’auteur, sont probablement tirés de ce recueil; mais 1] n’est pas facile de le reconstituer d’une manière précise.
Un traité, plus ancien peut-être, a pour titre : Bonne confection et heureuse issue de la chose créée οἱ du travail et longue durée de la vie, titre reproduit à la dernière ligne. Il est relatif aux opérations sur les métaux (2). Il débute par la phrase suivante : « Et le Seigneur dit à Moïse, j'ai choisi en nom Beselcel, le prêtre de la tribu de Juda, pour travailler l'or, l'argent, le cuivre, le fer, tous les objets de pierre, de bois, et pour être le maître de tous les arts. »
Ce nom est caractéristique : c’est celui d’un des architectes de l'arche et du tabernacle dans l’Exode. Il semble que le traité actuel soit le même qui est désigné ailleurs sous le nom de chimie domestique de Moïse.
(2) Ms. 2.327, fol. 268 à 278.
Je ne l'ai rencontré que dans le manuscrit 2.327. Rappelons que le nom de Moïse, regardé comme auteur de traités astrologiques et magiques, figure également dans les papyrus de Leide (pages 54 et 83).
Ce traité renferme des passages étranges, qui semblent les débris de quelque papyrus, copiés à la suite, d’une facon incohérente, sous préoccupation du sens général des titres, ni des phrases qui précédent. C'est ainsi que sous la rubrique : #atière de l’argyropée (1), on lit, après des formules de minéraux et sans aucune transition, neuf lignes tirées de l’article sur la teinture en pourpre de Démocrite : « Ces auteurs sont estimés par nos prédécesseurs, etc. »; puis vient la finale banale des traités démocritains « la nature triomphe de la nature, et la nature domine la nature. » Ceci jette un jour singulier sur le mode de composition des manuscrits que nous étudions.
Dans un troisième traité, intitulé : Fusion de l'or très estimée et très célèbre (2), l’auteur expose des procédés de dorure et d’argenture, d’autres procédés pour confectionner des lettres d’or (3), pour souder l'or et l'argent, pour fabriquer des alliages de cuivre semblables à l’or. Plusieurs de ces procédés offrent par le détail des traitements qu’ils décrivent une ressemblance frappante avec ceux des papyrus de Leïide (4). On dirait que ces derniers ont été extraits de quelque traité de ce genre;
(1) Ms. 2.327, fol. 273.
(2) Ms. 2.327, fol. 280 à 290.
(3) MonTraucon a reproduit l’un de ces articles dans sa Paléographie
grecque.
(4) Voir p. 88 et 92.
au même titre que l'on y rencontre des articles tirés de Dioscoride. ‘
Un autre traité du manuscrit 2.327 pourrait être appelé le travail des quatre éléments. Il contient diverses recettes obscures et se termine par les dénominations de l’œuf philosophique (1).
La Technurgie du célèbre Arabe Salmanas (2) rapporte une série de procédés sur la fabrication des perles artificielles et sur le blanchiment des perles naturelles. Ce traité existe aussi dans plusieurs autres manuscrits (3). C’est une collection qui semble remonter au vin siècle et 41 doit avoir été tirée d’un ouvrage plus ancien.
A la suite se trouvent dans les trois manuscrits (2.525, 2.327, 2.249), des recettes distinctes et positives pour fabriquer l’argent, tremper le bronze, etc., plus vieilles que la rédaction actuelle de la technurgie. En effet ces procédés figurent dans le manuscrit de saint Marc, lequel ne parle ni de Salmanas, ni des perles. Ce sont d’abord trois recettes pour fabriquer l'argent (ασημον) avec le plomb, et avec l’étain (4), tout à fait analogues à celles du papyrus de Leide ; puis viennent la fabrication de l'or, celle du cinabre, la fabrication du mercure (laquelle manque dans le manuscrit 2.325).
Ensuite on lit les recettes pour la coloration des verres, émeraudes, escarboucles, hyacinthes, d’après le livre du sanctuaire, vieilles formules où l’on cite le
1) 2.327, fol. 227 à 230.
2) Ms. 2.327, fol. 141 à 146.
un .
ιϑ U9 τὸ σι ee Del © ἘΞ "»
Un [le] ἊΣ ο Land πὸ © τὸ (le) τ Es © A D © μιν ων τὸ
livre de Sophé l'Égyptien (ouvrage de Zosime) et la chimie de Moïse (1).
Une série distincte de recettes métallurgiques, qui se rencontre aussi dans le manuscrit de saint Marc et dans le manuscrit 2.325, concerne /a frempe du bronze, écrite au temps de Philippe de Macédoine, la trempe du fer indien, etc. (2). Ces deux recettes ont été imprimées par Grüner en 1814, et par Schneider dans les Ecloga Physica ; un procédé pour la fabrication du verre (3) a été imprimé en même temps : 1l y est question du verre bleu et de divers espèces de verres verts, telles, que le prasinum et le venetum, mots déjà employés par Lampride au τπὸ siècle.
Telle est la composition générale des manuscrits alchimiques grecs.
1) Ms. 2.327, fol. 147 à 155.
) )'MS- 2327 fol νἀ 0199 ) Ms. 2.327, fol. 90 à 92.