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τῶν ἄλλων, ἀπὸ τῶν οὐρανίων ἐν y} φύεται θεῶν, καὶ τῆς ἕχειθεν ἀποῤ- . CT “a \ δοίας. Λέγεται γοῦν Ἠλίου μέν ὃ χρυσὸς; Σελήνης δὲ 6 ἄργυρος, Κρόνου δὲ λ κ . ,
μόλυδδος καὶ Ἄρεος 6 σίδηρος. ProcLus, Commentaire sur le Timée, ἘΣ
(2) Dans ses Météorologiques : passage cité par Fabricius, 1. V, ch. vi. Bibliotheca græca.
(5) Μ8. 2.327, fol.:r70;1v0.
même, par une transition singulière, tirée sans doute de l’analogie des colorations, à celui d’un alliage d’étain couleur d’or, le laiton. En même temps le signe de Jupiter, devenu disponible, fut appliqué à l’étain.
Le signe actuel d'Hermès et de la planète correspondante figurent sur les pierres gravées et amulettes gnostiques des collections de la Bibliothèque Nationale de Paris. Ce signe et cette planète étaient attribués d’abord à l’étain ; lorsque ce métal changea de signe et de planète, son symbole et sa planète furent assignés au mercure, c’est-à-dire au corps qui jouait le rôle fondamental dans la transmutation des métaux. Ces changements de notation ont eu lieu entre le v°et le xrr° siècle. Ils rappellent ceux que l’histoire de la chimie a si souvent présentés. Ils se traduisent dans les listes successives qui ont formé les lexiques alchimiques placés en tête des manuscrits, comme je le montrerai plus loin.
Quoiqu'il en soit, les vieux auteurs s’en réfèrent perpétuellement au parallélisme mystique entre les sept planètes et les sept métaux, auxquels Stephanus d'Alexandrie associe les sept couleurs et les sept transformations. Ainsi dans le symbolisme des vieux alchimistes, le même signe représente le métal et la planète correspondante. Le signe astronomique du soleil, tel qu’il figurait dans les hiéroglyphes égyptiens, et tel qu’il se retrouveaujourd’hui dans l'Annuaire du Bureau des longitudes, est pris pour l’or; le signe de la lune pour l’argent ; et ce double sens des signes sidéraux se rencontre déjà dans les papyrus de Leide.
Toutes ces notions, à la fois astrologiques et chi-
miques, sont au moins de l’époque Alexandrine; si elles ne remontent beaucoup plus haut. Elles expliquent le côté mystique des alchimistes.
L’œuf philosophique joue un rôle capital dans l’alchimie et il apparaît dès son origine,comme point de départ de ses emblêmes et de sa notation. C'était à la fois le signe de l’œuvre sacré et de la création de l'Univers. (1) Toutes ses parties ont une signification emblématique, dont l’énumération semble être la première. forme des lexiques alchimiques. Or c’est là un symbole à la fois Egyptien etChaldéen. D’après la mythologie égyptienne: le démiurge Khnoum, autrement dit Cnouphis, voulant réaliser la création, fit sortir de sa bouche un œuf, c'est-à-dire l’univers. Dans nos musées, nous le voyons façonnant sur une roue à potier l’œuf mystérieux, d’où la légende tirait le genre humain et Îa nature entière. Cette imagination de l'œuf du monde est aussi babylonienne.
Dans un ordre analogue d’assimilations mystiques et astrologiques, originaires aussi de Babylone, et sur lesquelles les alchimistes reviennent souvent, l'univers ou #7acrocosme ἃ pour image l’homme ou s#1crocosme. Toutes ses parties fondamentales s’y retrouvent, y compris les signes du zodiaque (2).
A ces conceptions astrologiques venaient s’en associer d’autres, empruntées à la germination et à la génération, et qui nous rappellent quelle importance les phénomènes agricoles avaient en Mésopotamie et en Egypte : « l'or engendre l'or, comme le blé produit le
(1) Ms. 2.327, fol. 23, au bas. Voir p. 24.
(2) Olympiodore, ms. 2.327, fol. 213, vo.
Un
blé, comme l’homme produit l’homme », répètent sans cesse les adeptes. Ces idées, qui ont été en vigueur parmi les alchimistes durant le moyen âge, existent déjà chez nos auteurs grecs. On voit comment elles tirent leur origine de l'Égypte et de Babylone.
Le vague des espérances illimitées qu'excitaient les études alchimiques ne s’étendait pas seulement à l’art de faire de l’or, maïs aussi à l’art de guérir les maladies. Ce dernier art est invoqué par Ostanès le philosophe, l’un des plus. vieux pseudonymes, appelé aussi le mage, c'est-à-dire le Chaldéen, et dont le nom est cité par Pline. Or, dans le livre alchimique qui porte son nom, l’eau divine guérit toutes les maladies. De là la conception de la panacée, de l'élixir de longue vie, du remède universel chez les Arabes, héritiers de la culture chaldéenne et persane.
La tradition alchimique s’étend au delà de l'Egypte et de la Chaldée. De tout temps les connaissances pratiques, dans l’ordre des sciences réelles, comme dans l’ordre des sciences occultes, se sont propagées au loin dans le monde avec une singulière rapidité, et nous en reconnaissons souvent, non sans surprise, la trace dans les monuments contemporains des diverses civilisations. C'est ainsi que l’alchimie apparaît en Chine, au rm° siècle, à l’époque même, où elle florissait en Egypte et chez les Alexandrins. Voici les renseignements que le savant M. d'Hervey de Saint Denis, professeur au Collège de France, a bien voulu me fournir à cet égard. On trouve dans la grande encyclopédie
?ei-ouen-yun-fou, qui jouit en Chine d’une réelle autorité, cette mention très nette : « Le premier qui purifia