DIVISION DU LIVRE
OUTE science doit être placée dans son cadre historique, si l’on veut en comprendre le véritable caractère et la portée phi-
losophique : ce travail est surtout nécessaire pour une doctrine en partie réelle et en partie mystique, telle que l’alchimie. C’est pourquoi nous allons comparer d’abord les assertions et les textes des premiers alchimistes avec les croyances religieuses et mystiques qui régnaient en Orient dans les premiers siècles de notre ère : ce sera l’objet du second chapitre (sources mysliques) et du troisième chapitre (sources ortentales, c’est-à-dire sources égypliennes, babyloniennes, gnostiques et juives).
Dans le chapitre 1v nous réunirons les /émoignages historiques, c'est-à-dire les textes tirés des chroniqueurs et des autres auteurs authentiques grecs et latins, byzantins et arabes, susceptibles de contrôler les assertions des écrivains alchimiques et de fixer la date de leurs premiers travaux.
Cela fait, il conviendra d’examiner les documents que ces écrivains nous ont laissés. Aïnsi le chapitre v sera consacré aux papyrus de Leide, le monument le plus ancien et le plus certain des recherches des Égyptiens relatives à la transformation des métaux.
Enfin dans le chapitre vi, je parlerai des m1anuscrits grecs, existant dans les bibliothèques et qui sont le fondement principal de nos connaissances sur les commencements de l’alchimie; j'exposerai les résultats de l'étude nouvelle et approfondie que j'en ai faite; je ferai l'analyse de quelques-uns des plus importants et j'en discuterai l'origine et la composition.
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