‹ Les origines de l'Égypte pharaoniqueChapitre 103 sur 135 · Heknen · texte numérisé non relu

Heknen

Le tombeau n° 4 des plans de Pétrie est un petit mastaba

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en briques très détruit, dont la face orientale était ornée de deux niches en fausses portes du type connu; un fragment de la décoration en pierre de la niche méridionale, tombé à terre et recouvert par les décombres, a échappé à la destruction (Medam, pi. XVI et p. 20; Gapart, Débuts de Vart en Egypte, p. 248). La composition de ce petit tableau carré est extrêmement intéressante, en ce qu'on y trouve à la fois, dune part, une simplicité de rédaction et une disposition générale qui semblent l'apparenter avec les plus anciennes des stèles carrées étudiées plus haut, et d'autre part, au contraire, une représentation spéciale avec légende qui implique, dans les usages de la décoration funéraire, toute l'évolution dont les effets sont largement développés chez Nofîrmat et Rahotep. Au dessus du tableau, disposée et séparée du reste exactement comme sur l'ancienne stèle d'Abnib (ci-avant, même chap, §, II, A), la titulature :

VSAAAA

[le chef] des recrues, fonctionnaire de la maison royale, fonctionnaire royal Heknen ».

Rappelons que le titre ^ cr^ „„> se rencontre, à peu près à la même époque, chez Khouhotep à Saqqarah (v. plus loin, même §, D) ; il est toutefois singulier, ici, de voir se superposer les deux variantes irikhit per aa eliri khitsouten.he défunt, au-dessous, est assis devant la table, qui porte tout autour d'elle, comme d'habitude, les noms de l'encens, des

figues deb et nebes^ des pains rethou et '^^^^^^ abou rou\

1. Ce dernier nom se rencontre encore, à Meïdoum, dans la chambre nord du tombeau de Nofirmat [Medum, XXIV), où un serviteur portant un

pain et une jarre est accompagné de la légende "^^ ^ n ^~~~* y <?t

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il se trouve déjà, dans l'expression /°l-^ T. , sur le cylindre RT I 72

au nom de Semerkha. Le sens de l'expression, comme on sait, est élucidé depuis longtemps ; elle est d'un usage habituel, en effet, dans les grandes listes d'oflrandes détaillées des tombeaux memphites, où l'on voit qu'elle désigne le couple du pain shensou et de la jarre douaou, dont le rôle important au début du repas funéraire a été mis en lumière par Maspero {La table d'offrandes etc., dans Rev. de VHist. des Religions, 1897;

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des volatiles zat, enfin des « pains, liquides, viandes et étoffes, par milliers ». Mais voici qui est plus nouveau, sur un monument aussi simple que celui qui nous occupe : à droite, au lieu de la />ff«c<2/'^e accoutumée, on voit s'avancer une porteuse de corbeille, apportant le repas funéraire dont il est question, avec, au-dessus d'elle, la légende : « Son domaine, qui lui apporte le repas funéraire, chaque jour ». La simple figure ainsi qualifiée en dit tout autant que les longs défilés àe domaines (\m remplissent les chambres de Rahotep et de Nofirmat. Heknen était le contemporain de ces fils royaux; mais il avait moins de puissance et de richesse, un tombeau de petite étendue et de son vivant, probablement, une seule terre. L'absence de la pancarte des étoffes, sur sa stèle, tend à la situer à l'époque de Kheops, avec Rahotep, plutôt qu'au temps de Nofirmat et de Snofrou.

p. 53 du tirage à part). Ces offrandes initiales résument en quelque sorte le repas tout entier, et à l'époque memphite, un fonctionnaire porte le

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titre de -^ J]]]]j ^^ ^ ^ r^ {Mastaba, p. 229). Quant à la lecture, elle est plus problématique. On peut observer, cependant, qu'au rituel complet du repos funéraire, la phrase qui accompagne la présentation de cette double offrande (v. notamment Ounas, 1. 87, Papi II, 1. 364) et qui doit faire allitération avec son nom, est-celle-ci : « On te présente l'Œil d'Horus, pour que tu le portes à ta bouche »,

U Y7 J ^r-yf^ \' \ < » i(ibou-n-k-s ir-rou-k-^ d'après quoi,

pourrait être lu iabou rou et signifier « ce qui purifie la bouche » ou bien « ce qu'on porte à la bouche ».

La lecture """ — \i pour l'expression qui nous occupe, est confirmée par l'évidente identité, dans plusieurs inscriptions de l'époque saïte, du titre

Pspl A T (Mariette, Mon. divers, 96, C, D), et du titre

^4 ^ """"^ J P5 (^^ "I 227 b); - cf. d'ailleurs Piehl dans

Actes du Congrès de Stockholm, IV* partie, p. 29-30 ; — c'est le même titre, comme on voit, sous une forme un peu différente, que le titre memphite cité plus haut; il est à traduire ici : « Préposé aux écritures du iabou rou royal, pain et jarre », c'est-à-dire « du repas funéraire royal ».

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