‹ Les origines de l'Égypte pharaoniqueChapitre 109 sur 135 · Nofinii et Nofirshemem · texte numérisé non relu

Nofinii et Nofirshemem

Niched'unepetite fausse porte, mutilée à la partie supérieure. Au tambour, le nom de la dame mater Nofirshemem, dont la représentation occupe le montant de droite; en face, figure et légende du mari, r « agent du service du labourage Nofîrni ». Il y avait probablement dans le tombeau, au sud du mastaba ou de la chambre, une autre niche-chapelle, celle du mari, correspondant à celle que nous avons sous les yeux, niche-chapelle du nord ou de la femme.

Coup d'œil sur les tombea.ux du temps de Kheops et Khephren

Arrivés, dans le domaine des textes et de l'épigraphie, au terme de la période que nous avions à étudier, nous ne pouvons nous dispenser de faire, très sommairement, le tableau de ce qu'étaient les tombeaux et les inscriptions de l'époque immédiatement suivante, de manière à voir ce qui se conserve, ce qui tend à changer et dans quelle direction les inflexions se produisent, et à être en mesure de dater, par comparaison, certains monuments d'histoire encore mal délinie que possèdent les premiers règnes de la IV® dynastie.

318 II» ET II|e DYNASTIES ÉGYPTIENNES

A. — Esquisse générale de révolution.

Un grand nombre de tombeaux des règnes de Kheops et de Khephren existent à Gizeh, auprès des grandes pyramides, et quelques-uns à Saqqarah. Pour ces derniers, les Mastaba de Mariette sont presque toujours source unique ; quant aux tombeaux de Gizeh, beaucoup d'entre eux sont publiés intégralement dans les Denkmâler de Lepsius, à compléter à l'aide du texte de Lepsius publié en 1897 et à contrôler, suivant les endroits, par Mariette, Mastaba., Rougé, Insc. htérogl. et Recherches, et quelques autres publications. Dans toutes, d'ailleurs, on rencontre plus ou moins complètement décrits des tombeaux que Lepsius ignore. Hors de Gizeh et de Saqqarah, on connaît peu de monuments du début de la IV'= dynastie, et nous pourrons nous dispenser même de les citer; les grandes séries monumentales et les grandes publications suffiront à l'information générale que nous poursuivons ici.

Lorsqu'on analyse méthodiquement les monuments, on se rend compte qu^immédiatement après la période qu'on peut appeler période de Meïdoum, et dont la fin est datée par les tombeaux de Rahotep à Meïdoum, d'Amten à Saqqarah-Abousiret de Khouhotep à Saqqarah, les modifications suivantes s'accomplissent dans la disposition générale du tombeau, la disposition et la rédaction des inscriptions :

1" Plan de la chambre.

Les deux chambres funéraires débouchant sur la grande face est à ses deux extrémités, que les tombeaux de Meïdoum possèdent régulièrement et dont il a existé à Saqqarah, chez Khabiousokari, au moins un exemple, donnent lieu, immédiatement après, à des simplifications diverses. A Gizeh, une fois au moins, chez Khemtni {LD II 26), elles se réduisent à deux niches ménagées dans la façade, ce qui ramène la tombe au type de plusieurs des mastaba secondaires de Meïdoum; même 'disposition, à la même époque (règne de Kheops), dans le beau mastaba d'iounofir dont les débris ont été dégagés, à Dahchour, et publiés par Barsanti {Ann. du Service, III, 1902, p. 198-201, pi. I-II).

DE ZOSIR A SNOFROU 319

Dans dautres cas, on prend le parti de remplacer les deux chambres par une seule, ce qui donne naissance à un type plus durable que le précédent : la chambre unique est de plan allongé, parallèlement à la grande face du mastaba, et prend jour sur cette face par un couloir dont l'entrée, à Textérieur, est au centre d'une petite façade en retrait, comme aux tombeaux de \si période de Meïdou7n\ le couloir d'entrée, généralement, est repoussé vers l'extrémité nord de la chambre; dans le grand mur du fond, c'est-à-dire le mur occidental, au voisinage des angles nord et sud, s'ouvrent deux niches ou fausses portes^ complètement construites chacune comme la niche du fond de la chambre cruciale de la période antérieure. Tout se passe comme si la façade de Khemtni et d'Iounofir qu'on vient de voir, avait été transportée sur le mur de fond d'une chapelle allongée, ou comme si les deux chambres séparées du tombeau de Meïdoum avaient été mises en communication par un tunnel. Telle est la disposition de la chambre unique dans les tombeaux de Samnofir*, Safkhabouihotep-Hati% Tenti», tous trois du temps de Kheops, Merab, dont nous parlerons plus longuement tout à l'heure, Souzaka* et Zati',

Un peu plus tard, — on peut placer cette nouvelle simplification, en moyenne, vers le début du règne de Khephren, — les deux niches de la grande paroi du fond sont remplacées par une nii;he uniq.ue au centre de la paroi et généralement très étendue en largeur. La disposition du couloir paraît hésiter; chez Tenti, à Saqqarah [Mastaba, p. 87-89), sous Khephren, il débouche au centre

t. LD, texte, I, 1897, p. 71; cf. LD II 28-29. Il s'agit du n» 45 de Gizeh, à ne pas confondre avec les tombeaux des deux autres Samnofir de Gizeh qu'on connaît par LD II 7!^-81 z= Mastaba, p. r)29-530, et Rougé, Inscr. hiéro^l., LXIV = Mastaba, p. 566.

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