RÉSUMÉ CHRONOLOGIQUE
Antérieurement aux premiers rois dont on connaît Texistence et qui tous, comme le montrent leurs titres, réunissent déjà sous leur souveraineté l'Egypte entière, se place une période de formation certainement très longue que l'on peut continuer, provisoirement, à nommer « prépharaonique », sur laquelle nous sommes relativement bien renseignés au point de vue archéologique par des tombeaux, des objets mobiliers, des armes et outils en pierre, des sculptures, représentations figurées de divers genres, notamment sur cylindres, mais qui jusqu'à présent n'a pas fourni de textes et dont on ne sait absolument rien au point de vue historique proprement dit. On discutera longtemps encore sur les mouvements de peuples, les invasions et les conquêtes qui aboutirent à la formation dans la vallée du Nil de la race et de la langue de l'Egypte, et qui influèrent peut-être, en dernier lieu, sur les essais de groupements plus ou moins vastes des multiples principautés échelonnées le long du fleuve, en attendant la réunion de la vallée sous une autorité unique. Tout ce dont on est sûr, c'est qu'à la fin de la période « prépharaonique » l'Egypte est déjà constituée en nation, et que la royauté existe.
Cette période très ancienne, dont nous n'avons rien dit jusqu'à présent, sort complètement des limites assignées au présent ouvrage, et il en est presque de même de la période qui vient ensuite, celle des huit premiers pha-
raons de la liste établie d'après les monuments contemporains; mais la succession de ces souverains, comme nous l'avons rappelé au début du chapitre II, est établie dès maintenant avec assez de certitude pour que nous puissions enregistrer ici leurs noms et les principaux faits qui s'attachent à chacun d'eux. Les monuments écrits de ces deux premiers groupes royaux de notre classification, — quatre rois dans chaque groupe, — sont en général, comme on sait, des empreintes de cylindres, des plaquettes-dates de bois et d'ivoire, des stèles en pierre et des vases en pierre ou en poterie ; de ces quatre catégories d'objets, les empreintes de cylindres constituent la seule dont l'usage se maintient avec la même régularité au cours des périodes suivantes, tandis que les stèles et les vases inscrits, si l'on en rencontre encore, sont beaucoup plus rares et tendent bientôt à disparaître, et que les plaquettes, à ce qu'il semble, disparaissent définitivement dès la fin du deuxième groupe. On voit, d'après cela, que ces plaquettes sont le caractère distinctif de la période des huit premiers Thinites, Les plaquettes du premier et du deuxième groupe sont d'ailleurs composées, rédigées et dessinées de manière assez différente, et l'époque du premier groupe possède encore spécialement des monuments inscrits d'un type archaïque, les palettes de schiste, que le deuxième groupe ignore d'une manière complète ; de même les cylindres des deux groupes sont extrêmement dissemblables, et ceux du deuxième groupe sont beaucoup plus apparentés avec les monuments de la même catégorie qui viennent ensuite, qu'avec ceux qui précèdent.
Se reporter, pour classification, tableau d'ensemble et toutes remarques y relatives, au début du chap. Il ci-avant.
Horus Ahou, roi Men.
Nombreux tombeaux à Abydos, grand tombeau à Negadah. Cylindres, plaquettes, vases et quelques autres objets inscrits (tringle en or à Abydos), provenant des tombeaux et du temple archaïque d'Abydos qui existe déjà à cette époque. L'art d'Abydos est rudimentaire. L'art de Nega-
dah n'a rien de beaucoup plus développé, mais la tombe de Negadah est très remarquable et montre que l'architecture funéraire est arrivée, dès lors, au degré de développement qui se maintiendra jusqu'à la fin du deuxième groupe.
Men, Menés des traditions ultérieures, porte déjà le titre pharaonique nibti, Double-Seigneur. Des indications d'événements sont susceptibles de sortir de l'étude des plaquettes.
Horus Narou (?), roi Mer*.
Tombeaux à Abydos ; plaquettes, cylindres, débris en pierre de caractère analogue à ceux du règne précédent dans la même localité. Monuments tout différents dans le temple archaïque d'Hierakonpolis, têtes de massue en pierre et palettes en schiste témoignant du développement, à Hierakonpolis, d'un art sculptural admirable.
Le nom royal, qui suit quelquefois le cartouche d'Horus, est le plus souvent inclus à l'intérieur avec le nom d'Horus ; nous avons expliqué, ailleurs, l'importance de cette disposition bien connue plus tard, au point de vue de l'évolution de la titulature pharaonique.
La grande palette d'Hierakonpolis porte des mentions historiques certainement importantes, mais d'interprétation très problématique.
Horus Zer (?), roi (?) Ka.
Tombeaux à Abydos : nombreux cylindres, plaquette en
1, Newberry et Garstang, dans leur Short Historf de 1904 (p. 16-19), considèrent Narou-Mer (Narmer) comme antérieur à Ahou-Menes : c'est Narou, roi du Sud, qui avait conquis l'Egypte du Nord et légué à Menés l'Égyple entière. Cette théorie, qui repose vraisemblablement sur l'interprétation des représentations guerrières de la grande palette d'Hierakonpolis, n'aurait rien de bien gênant dans l'état de nos connaissances historiques extrêmement sommaires ; mais nous préférons nous en tenir, en ce qui concerne le rangement d'Ahou et de Narou, aux conclusions de la classitlcation archéologique fondée par Pétrie et soigneusement revue par Sethe. V. ce qui est dit à ce sujet ci-avant, p. 67, nn. 1, 2, 3.
relation avec celles d'Ahou-Men et de Narou-Mer, bracelet. Vases grossièrement inscrits provenant du temple d'Abydos, s'il est vrai que le roi Ka de ces inscriptions soit l'Horus Zer.
Horus Zet, nom royal inconnu.
Nombreux tombeaux à Naga ed Dêr, dont beaucoup pourraient remonter aux règnes antérieurs d'Ahou,Narou et Zer. Tombeaux à Abydos et à Nezlet Batran près Gizeh. Nezlet Batran n'a fourni que quelques empreintes de cylindres. Abydos, tombeaux et temple, a donné de nombreux cylindres et plaquettes, quelques fragments en pierre et la célèbre stèle royale du Louvre (du roi Serpent) ; plus, les premiers en date des monuments d'une série nouvelle, qui ne s'interrompra plus qu'après le règne de Qa, celle des stèles particulières eniiievre, plus ou moins grossièrement écrites en relief. Les cylindres sont apparentés, par la mention nouvelle du vignoble royal et la manière dont cette mention est rédigée, avec les cylindres immédiatement consécutifs de l'Horus Den. Les stèles particulières fournissent les noms et titres d'un certain nombre d'officiers royaux.
La grande et très remarquable tombe de Nezlet Batran, beaucoup mieux conservée que celles d'Abydos, représente l'état de l'architecture funéraire à cette époque.
Horus Den, roi (?) Siti.
Avec luicommence noire deuxième groupe. Tombeaux à Naga ed Dêr. Deux grands tombeaux à Abydos, qui fournirent, outre quelques objets en pierre, de nombreux cylindres et plaquettes, notamment la célèbre plaquette Mac-Gregor, la belle stèle de Merneit et plusieurs stèles particulières d'officiers. Certains cylindres, avec mention du vignoble royal, sont analogues à ceux de Zet dont on vient de parler. D'autres appartiennent en propre à des fonctionnaires désignés par leurs noms et titres.
Développement de la titulature royale; apparition du
titre souten baiti, dans la formule souten baiti siti, sans qu'on puisse savoir exactement si Siti^ primitivement, est un nom propre, le nom royal, ou simplement un titre supplémentaire. Cette dernière explication semble être la vraie (cf. plus loin les titulatures dWzab et de Semerkha), mais il est en tout cas probable que Siti a donné lieu, par confusion graphique, au nom royal supposé Hesepti des transcripteurs ultérieurs.
Nombre de plaquettes et de cylindres appartiennent au chancelier Hemaka, personnage considérable pour qui fut peut-être construit le tombeau principal T. Quant à l'autre tombeau (Y), c'était celui de Merneit, personnage de sexe inconnu dont il renfermait la stèle.
La plaquette Mac-Gregor mentionne et représente symboliquement une expédition contre les Asiatiques ; il s'agit sans doute d'une expédition au Sinai comme celle qui eut lieu, un peu plus tard, sous le règne de Semerkha.
Horus A/AB, roi Merbap,
Tombeaux à Naga et Dêr. Tombeaux à Abydos. Nombreux cylindres et fragments de vases en pierre ; certains proviennent de tombeaux contemporains de Semerkha et de Khasekhmoui à Abydos.
Titulature fréquente : souten baiti Merbap^ accompagnant le cartouche d'Horus, parfois noutiroui (le Double Dieu) souten baiti Merbap. Le roi s'accommode aussi de la titulature souten baiti siti, ou simplement siti, déjà rencontrée chez Den. Merbap-Wieh'is est connu, comme on sait, des listes royales d'époque ultérieure.
Le vignoble royal, mentionné sur plusieurs cylindres et certaines stèles, prend pour la première fois un nom propre, et cette nouvelle habitude se maintiendra jusqu'à la fin de la période thinite. Le vignoble d'Azab s'appelle Douaou kha Hor, « Adoration du corps d'Horus ».
Nous ne possédons point, à ce qu'il semble, de stèles particulières du règne d'Azab, et les rares officiers de cette époque dont nous connaissons les noms nous sont révélés par quelques cylindres.
Horus Semerkha, roi Samsou (?).
Tombeaux à Abydos; stèle en granit noir, nombreux cylindres, nombreuses stèles particulières, plusieurs plaquettes, plusieurs débris de vases incrits, très nombreuses poteries inscrites; beaucoup de poteries et quelques empreintes de cylindres proviennent d'un tombeau du règne de l'Horus Qa dont on parlera dans un instant. Grand bas-relief rupestre au ouady Magharah, au Sinai.
Le nom royal se rencontre une fois, à côté du cartouche d'Horus, dans la titulature Az/^^i (le Double Seigneur) Samsou (?), et plusieurs fois, sans le nom d'Horus, dans la titulature plus complète souten baiti nibti Samsou (?). Sur les monuments du roi on retrouve encore, parfois, les titres souten baili siti dont la'suite se rencontre chez Den et chez Azab. En ce qui concerne particulièrement le nom royal, on sait que si sa lecture est douteuse, son identité avec un nom de la liste de Seti I, qui correspond lui-même à Semempsès de la liste grecque, est du moins certaine ; nous n'y reviendrons pas.
Les plaquettes appartiennent toutes à un fonctionnaire nommé Henka, dont on possède aussi, parmi d'autres, une petite stèle.
Vignoble royal : nôub Hoi\ « ... d'or d'Horus ».
Une expédition aux mines de Magharah, au Sinai, eut lieu dans le courant du règne ; elle était commandée par un officier nommé Soutenzef, qui laissa sur le rocher le bas-relief célèbre que nous avons reproduit, plus haut, à propos des inscriptions postérieures de Noutirkha et Sanakht dans la même localité.
Horus Qa., roi Sex.
Tombeaux à Abydos; plusieurs stèles en granité, nombreux fragments de vases en pierre, nombreux cylindres, nombreuses plaquettes, nombreuses stèles particulières; certains monuments proviendraient (d'après Amélineau) du tombeau du temps de Perabsen à Abydos.
Importante nouveauté dans la titulature : souten baiti
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nibti Qa, avec, comme on voit, le nom d'Horus sans encadrement et sans l'oiseau divin. Nous avons expliqué qu'on a là la forme primitive dont le développement donnera lieu au protocole royal habituel deTépoque memphite. Dans d'autres cas, à côté du cartouche d'Horus ordinaire : nibti Sen. Le vignoble royal porte le nom de Noub kha IIoi\ « Or du Corps d'Horus ».
Certaines plaquettes, difficiles à lire complètement, seraient des plus intéressantes par les événements qu'elles mentionnent pour définir leurs dates.
Une stèle d'officier d'importance particulière par un développement graphique encore sans exemple, est celle de Sabouf.
Dans le grand tombeau d'Abydos, certaines particularités du cloisonnement compliqué annoncent déjà les dispositions en plan de l'époque de Perabsen etde Khasekhmoui. Avec l'Horus Qa finit le deuxième groupe de notre classification, et nous arrivons, avec son successeur, au seuil de la période que nous avons étudiée d'une manière complète au cours des chapitres précédents. Les trois Horus qui viennent d'abord, Hotepsekhmoui, Ranib et Noutirni, se suivent dans cet ordre et forment le troisième groupe. L'habitude très justement prise de toujours les considérer ensemble vient non seulement de ce que les trois noms sont ainsi groupés dans l'inscription bien connue de la statue archaïque du Caire, mais aussi de ce que les monuments qui les portent, tant à Abydos qu'à Saqqarah, ont été trouvés dans plusieurs cas rassemblés à la même place. Ces monuments consistent en fragments de vases provenant des tombeaux de Perabsen et de Khasekhmoui, à Abydos, et en empreintes de cylindres trouvées dans une tombe avoisinant la pyramide d'Ounas et dans une tombe de Gizeh; leur analyse démontre, par les analogies du groupe tant avec les monuments qui le précèdent qu'avec ceux qui le suivent, la continuité de la liste royale telle que nous la possédons.
Ci-avant, chap. II, ?^ V (p. 142-159; résumé, p. 161-163); chap. add. (p. 438-440j.
Ilorus HoTEPSEKHMOUi, nom royal inconnu.
Fragments de vases provenant du tombeau de Perabsen à Abydos; autres fragments provenant du tombeau de Khasekhmoui ; empreintes de cylindres à Saqqarah. Mention du nom d'Horus sur la statue 1 du Caire (v. plus loin,
Nouiirni).
Horus Ramb, nom royal inconnu.
Fragment de vase usurpé ensuite par Noutirni, provenant du tombeau de Perabsen à Abydos ; empreintes de cylindres à Saqqarah. Mention du nom dHorus sur la statue 1 du Caire (v. plus loin, Noutirni).
Horus NoLTiRNi, nom royal inconnu.
A usurpé un vase de Ranib trouvé dans le tombeau de Perabsen; d'autres vases, lui appartenant en propre, proviennent du même tombeau de Perabsen et du tombeau de Khasekhmoui; empreintes de cylindres à Gizeh. Mention du nom d'Horus sur la statue 1 du Caire : cette statue, dont les inscriptions sont d'un caractère extrêmement archaïque, porte les noms des trois rois du groupe ; son propriétaire, le prêtre Tamerithot (?), vivait vraisemblablement sous le règne de Noutirni.
Les inscriptions des fragments de vases comportent toutes la titulature : souten baiti nibti Noutirni, avec le nom d'Horus sans cartouche et précédé des titres royaux, dont le type important, au point de vue de son développement futur, apparaît en premier lieu sur les monuments de l'Horus Qa.
Noutirni est enfin le seul, des rois antérieurs à Snofrou^ à qui un groupe déterminé à' années du fragment d'annales de Palerme soit attribué en toute certitude. Quinze années de Noutirni, qui commencent à la cinquième où à la sixième du règne, sont conservées sur la stèle, et la disposition de Finscription est telle que la durée totale du règne ne peut avoir été inférieure à 35 ans. Quant aux événements mentionnés dans les cases annuelles, ils sont surtout de
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nature religieuse, fondations de temples et célébration de grandes fêtes parmi lesquelles étaient fréquentes et régulières, plus qu'en toute autre région chronologique du document, celles relatives au culte royal : Noutirni fait un « lever du Roi du Sud » en Tan 7, un a double lever du Roi du Sud et du Roi du Nord » en l'an 9, un « lever du Roi du Nord » en l'an 11; la fête analogue de l'an 13 doit avoir eu lieu, mais n'est pas mentionnée, après quoi le « lever du Roi du Nord » se produit régulièrement aux années 15, 17, 19 et probablement ainsi jusqu'à la fin du règne. Tous les deux ans, d'autre part, alternant avec la fête royale, avaient lieu la f< Procession d'Horus » et l'inventaire des biens du domaine royal.
Après Noutirni commence l'importante période monumentale du quatrième groupe.
Horus Sekhemab, roi Perenmat.
Ci-avant, chap. II, § III, G (p. 119-125 ; résumé du § III, p. 125-126, cf. résumé des §§ I et II, p. 94-97).
On ne sait rien, à proprement parler, du règne de Sekhemab, sinon qu'il précéda immédiatement celui de Perabsen, dans le tombeau duquel, à Abydos, furent trouvées les empreintes de cylindres qui sont jusqu'à présent les seuls monuments de Sekhemab. Deux autres empreintes, cependant, provenant d'emplacements différents d'Abydos donnent le nom royal, inclus dans le cartouche rectangulaire à la suite du nom d'Horus, dans la disposition bien connue qu'on trouve déjà employée au temps de Narou-Mer.
Sit Perabsen, nom royal inconnu.
Ci-avant, chap. 11, § III, B (p. 112-119, résumé du § III, p. 125-126, cf. résumé des §§ I et II, p. 94-97) ; chap. III, § II, A (p. 188-189, 193) ; chap. V, § I, B (p. 359-360).
Nombreuses empreintes de cylindres, grandes stèles de granité et vases provenant du tombeau d'Abydos ; vase de cristal d'Abydos; empreinte de cylindre provenant d'un tombeau du règne de Noutirkha-Zosir à Bêt Khallâf.
Le nom de Sit, sorti parfois du cartouche rectangulaire, se présente dans la titulature souten baiti Perabsen ou
souten baiti nibti Perabseii : rien de nouveau, dans cette forme, depuis Qa et Noutirni.
Vignoble royal: « Prince des Barques »,
Apparition, sur certains cylindres, des figures et noms de plusieurs divinités, Horkhouti, qu'on retrouve fréquemment un peu plus tard sur les cylindres analogues de Khasekhmoui et de Noutirkha, et Isis.
Dans l'édifice funéraire d'Abydos, on remarque l'innovation de l'intercommunication de la chambre centrale et des diverses chambres annexes qui l'entourent, alors que primitivement, toutes les chambres étaient isolées les unes des autres comme des puits accolés.
Pas d'événements proprement dits à enregistrer. Certains cylindres de lofficier Nofir nous apprennent le nom de ce fonctionnaire, dont la carrière s'étend surles règnes successifs de Perabsen et Khasekhmoui. Un autre fonctionnaire de Perabsen, dont nous avons un vase, semble porter le nom de Hapihapi.
Horus-Sit Khasekhmoui, roi Noutiroui-hotepoun(?)-f.
Ci-avant, chap. 11, § III, A (p. 97-111 ; résumé du § III, p, 125-126; cf. résumé des §§ I et II, p. 94-97), § II, p 88- 90; chap. III, §11, A (p. 189-193), § lll. A, B (p. 197suiv.), § IV (p. 203-205) ; chap. V, § I, B fp. 360-362).
Nombreuses empreintes de cylindres et quelques vases en pierre provenant du grand tombeau d'Abydos ; autres empreintes provenant du temple d'Abydos, d'autres encore de sépultures secondaires d'Abydos et du temple d'Hierakonpolis ; montant de porte en pierre et autres fragments à Hierakonpolis, et fragments architecturaux à El Kab.
Le cartouche d'Horus-Sitse présente tantôt sous la forme simple, tantôt avec le nom royal inséré dans le cadre rectangulaire à la suite du premier nom, comme souvent plus tard et, déjà auparavant, chez Narou-Mer et Sekhemab- Perenmat; sur quelques cylindres, suppression du cadre rectangulaire et protocole avec titres royaux : souten baiti nibti Khasekhmoui Nouliroui-koLep'Oun (?)-/', titulature qui procède, comme on voit, de celle du iype souten baiti nibti
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Qa observée auparavant chez Qa, Noutirni et Perabsen, et n'en diffère que par l'adjonction du nom royal à la suite du nom d'Horus, dans cette formule comme ailleurs dans l'intérieur du cartouche rectangulaire. Ainsi s'élabore, par degrés successifs, la formule de titulature normale de l'époque memphite.
Vignoble royal : Douaou haou Hor, « Adoration des Ames d'Horus ».
Sur plusieurs cylindres paraissent, comme sur ceux de Perabsen etcomme nous le reverrons chez Noutirkha-Zosir, des noms et figures de divinités, notamment, à plusieurs reprises, Horkhouti.
Le grand tombeau d'Abydos présente quelques dispositions de détail remarquables et nouvelles, telle celle de la chambre centrale en pierres de taille, qui était probablement voûtée en encorbellement, conformément au type bien connu à cette époque, notamment à Naga ed Dêr. La distribution intérieure est basée, comme dans le tombeau de Perabsen, sur le principe relativement nouveau de l'intercommunication des chambres.
Khasekhmoui fit déposer des offrandes^ scellées de ses cylindres d'offices, dans le temple d'Abydos où Ton trouve déjà, dans les mêmes conditions, les offrandes d'Ahou- Menes, et dans le temple non moins ancien d'Hierakonpolis d'où proviennent les principaux monuments de Narou- Mer ; il bâtit et décora des portions d'édifice en pierre dans ce temple d'Hierakonpolis et à El Kab, en face sur l'autre rive du fleuve. Le montant de porte de Hierakonpolis, les débris d'El Kab et la chambre centrale du grand tombeau d'Abydos sont les plus anciens vestiges actuellement connus de la construction en pierre en Egypte.
Si les événements proprement dits sont toujours très rares, on commence par contre à rencontrer plusieurs noms de personnes, pour la première fois depuis les stèles particulières du temps de Semerkha et de Qa. On connaît, par leurs cylindres, une demi-douzaine d'officiers de Khasekhmoui, d'abord le iri khit Nofirqui était déjà en fonction au temps de Perabsen, puis trois ou quatre ïlaben,
nom très fréquent à cette époque, un Khapi fils de Haben et un Hati, à quoi il faut joindre l'Abni d'une petite inscription de vase et l'Ankh que représente la statue D 94 de Leyde : cette statue (ci-avant, p. 184-180), un peu antérieure à celles du règne de Noutirkha-Zosir, appartient sans doute au règne de Khasekhmoui et n'est précédée que par une seule des statues inscrites actuellement connues, la statue 1 du Caire.
Un dernier personnage du règne, particulièrement important, est la reine Nemathapi, qualifiée de « mère royale » par ses cylindres presque identiques du tombeau d'Abydos et du grand tombeau de Bét Khallâf. Antérieure de peu à l'un et l'autre des deux rois, ou contemporaine du plus ancien d'entre eux (v. ci-avant, p. 88-90), Nemathapi ne peut être que l'épouse ou la mère de Khasekhmoui ; dans les deux cas, elle peut être également la mère deNoutirkha. On se rappelle que cette reine est mentionnée, plus tard, dans les inscriptions du tombeau d'Amten*.
Horus NouTiRKHA, roi Zosir.
Ci-avant, chap. II, §§ I, II (p. 70-94, résumé p. 94-97) §IV(p. 126-130); chap. III, § I, A, B (p. 172-178, 179-184) § III, A, B, § IV (p. 196-205) ; chap. V, § I, C (p. 364-375) § II, A (p. 411-422).
Avec Noutirkha, dont on n'a trouvé jusqu'à présent le nom sur aucun monument provenant d'Abydos, on semble s'éloigner de la vieille nécropole affectionnée par les Thinites antérieurs, mais on ne quitte pas cependant la région abydénienne, car d'une part, il y a de nombreux cylindres de l'époque de Noutirkha à Abydos même, et d'autre part, les plus importants des tombeaux du règne se trouvent à Bét Khallâf, à peu de distance dans le nord. Autres tom-
1. Rappelons une dernière fois qu'il n'est pas impossible que Khasekhmoui soit identique à l'Horus Khasekhem des statues, des vases et de la stèle en pierre d'Hierakonpolis, mais que la chose est à peine probable et que si Khasekhem, comme il semble, est uu autre roi que Khasekhmoui , son classement est encore extrêmement problématique. V. ce qui est dit à ce sujet ci-avant, p. 111, n. 1,
beaux contemporains à Reqaqnah, dans le voisinage. D'un autre côté on commence, pour la première fois depuis longtemps, à retrouver des monuments dans l'Egypte du Nord, un grand tombeau, peut être un groupe de tombeaux à Gizeh, un autre à Saqqarah, non loin de la pyramide du roi lui-même. Que l'on ne croie pas, cependant, que la présence de ces monuments sur l'emplacement de la future nécropole memphite fût une chose nouvelle ou inaccoutumée; bien que les découvertes relatives à la période thinite, à cette place, soient encore peu nombreuses, on sait que depuis l'époque la plus lointaine la civilisation thinite, loin d'être confinée dans la région d'Akhmim à Edfou, remplissait la vallée du haut en bas comme celle des périodes suivantes, et en ce qui concerne particulièrement la zone memphite, on y connaît déjà un tombeau du temps de Zet, à Nezlet Batran.
La pyramide à degrés de Saqqarah, bâtie en pierre, et les tombeaux ordinaires à superstructure entièrement en brique sont plus apparentés qu'il ne ne semble au premier coup d'œil par les principes communs qui régissent leur organisation : superstructure compacte, chambres souterraines profondément enfoncées où l'on accède par une galerie inclinée combinée avec des puits verticaux d'utilisation et de disposition variables. Tout cela est très différent de la vieille tombe abydénienne dont le modèle règne encore à Abydos au temps de Khasekhmoui, c'està-dire presque à l'époque même de Bêt Khallâf : nous avons montré, cependant (précédent chap.), comment se manifestent auparavant, dans d'autres localités, les types intermédiaires dont l'évolution conduit de l'ancienne chambre à toit plat en charpente aux caveaux souterrains du siècle de Zosir.
Abydos étant extrêmement arriéré, au point de vue architectural, par rapport aux progrès contemporains de Bêt Khallâf, Reqaqnah et Gizeh, il reste la parenté heureusement très évidente des inscriptions de Khasekhmoui et de Noutirkha pour démontrer la réalité de leur voisinage historique. Ces inscriptions, en ce qui concerne
Noutirkha. sont des empreintes de cylindres qui toutes, particularité curieuse, ont été fournies par les tombeaux de Bêt Khallâf à l'exclusion de ceux de Reqaqnah et de Gizeh; sceaux d'offices royaux ou sceaux particuliers de fonctionnaires avec leurs noms propres et sans le nom royal. D'autres empreintes proviennent de sépultures particulières d'Abydos, d'autres encore des temples d'Abydos et d'Hierakonpolis, où des offrandes scellées étaient déposées sous le règne de Noutirkha comme au temps de ses prédécesseurs, mais on ne trouve là que des empreintes de la deuxième catégorie, sceaux particuliers de fonctionnaires.
Le protocole royal, dans certaines de ces inscriptions, marque un nouveau progrès sur le stage de développement où nous avons laissé la formule au temps de Khasekhmoui. On trouve maintenant, sur un cylindre : souten baiti nibti Noutirkha noiib^ ce qui n'est point la formule de Khasekhmoui, mais celle plus simple de Qa, Noutirni et Perabsen avec l'adjonction supplémentaire du qualificatif « d'Or », et nous avons expliqué qu'on avait là le premier et le plus simple essai du titre dOr des époques suivantes. Dans la pyramide à degrés, d'autre part, on trouve le même titre sous une forme déjà un peu plus développée : souten baiti nibti Noutirkha, Ra noub, ousir shennoUy ' « Soleil d'Or, richesse du circuit du monde » ; rappelons encore une fois que l'Horus Den est déjà qualifié, dans une inscription, d' « Uraeus d'Or du circuit dn monde ». Tels furent les premiers essais du titre dont la forme définitive « Horus d'Or » apparaîtra un peu plus tard, dans une des rares inscriptions connues de l'Horus Khaba.
Quant au nom royal Zosir, on ne l'a point encore rencontré dansles inscriptions contemporaines, et on ignorerait que Noutirkha est Tun des deux Zosir, le premier, des listes hiéroglyphiques classiques, si l'on n'avait à ce sujet le témoignage de deux inscriptions d'époque très tardive (v. ci-avant, chap. I, § V, p. 36-38, § VI, p. 55 suiv.).
Le nom du vignoble royal est Douaou Hor khent pit^ « Adoration d'Horus chef du ciel » ; analogue à ceux des
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vignobles de tous les prédécesseurs de Noutirkha, ce nom a eu la fortune particulière de survivre et d'être assez fréquemment cité, plus tard, à différents titres (v. ci-avant, p. 79-80).
Quelques mentions et représentations de divinités sur plusieurs cylindres, notamment Horkhouti, comme sur les cylindres analogues de Khasekhmoui et de Perabsen, et ailleurs, plusieurs fois, Anubis. Une figure de déesse au nom perdu, dans plusieurs inscriptions, est sans doute celle d'isis.
Nous connaissons un assez grand nombre des contemporains de Noutirkha, parmi lesquels il faut mentionner, en première ligne, la reine Nemathapi, qui fut probablement la mère de Noutirkha et dont nous avons parlé à propos de Khasekhmoui et de ses parentés possibles avec ce dernier souverain. Vient ensuite le prince Nezemankh dont on possède^ outre un important cylindre du tombeau 5 de Bêt Khallâf, les statues inscrites en granit D. 93 de Leyde et A. 39 du Louvre ; ces statues continuent la série qui commence avec celles de Tamerithot (?), 1 du Caire, au temps de Noutirni, et de Ankh, D. 94 de Leyde, contemporain probable de Khasekhmoui, et leur facture annonce déjà les belles statues de grandeur naturelle delà période suivante (A. 36, 37, 38 du Louvre).
Les autres cylindres particuliers fournissent des noms de fonctionnaires dont voici la liste, débarrassée d'un petit nombre d'éléments de lecture ou d'attribution chronologique douteuse :
1" Cylindres de Bêt Khallâf. — Nouzirou, fils de Nouzi. — Khoufri. — Hotepni. — Sokhitankhni. — Irisen, fils de Nofirmat. — Nezem. — Merab.
Le titre le plus fréquent chez ces officiers est celui de « scribe ».
2° Cylindres d'Abydos. — Ankh. — Nofirmat (plusieurs fois). — Nezemab. — Ataiti, fils de Merabankhit. — Mer- [abjankhit. — Noutir, fils de Nofirmat. — Nofîrmatnitankh, fils de Honi. — Pakhemtif. — Ankhti (ces deux derniers officiers appartiennent au service des chasses). — Ne-
zem(?)-ankh. — x\nkh, fils de... — Habennofirmatankh.
Le cylindre qui nous apprend le nom du dernier personnage pourrait appartenir au règne de Khasekhmoui.
Noter encore le nom de Kamrou fils de Sezaoutab, dont l'attribution est également hésitante entre Khasekhmoui et Noutirkha, et celui de la dame Noutirhers, d'époque tout à fait indéterminée.
3° Cylindres (T Hierakonpolis . — Khnoumhotep (plusieurs fois). — Haben (plusieurs fois). — Sesi (?). — Khoui (?). — Nofir (?). — Ankh (?).
Parmi les officiers des cylindres d'Abydos, Honi et Nofirmatnitankh, le père et le fils, sont peut-être ceux dont on retrouve les noms, au Sinai, parmi les noms des personnages ayant pris part à lexpédition envoyée aux mines du ouady Magharah dans le courant du règne. Une expédition antérieure, on s'en souvient, avait déjà laissé un grand bas-relief sur ces roches au temps de Semerkha. L'expédition de Noutirkha était commandée par un « chef de troupes » dont le nom est devenu illisible, secondé par un officier nommé Nitankh et un autre personnage au nom perdu, puis par quatre officiers de rang subalterne dont deux portent les noms de Honi et de Merab. La grande inscription avec figures qu'ils laissèrent sur la muraille est d'exécution assez grossière et, à défaut d'autres documents, ne donnerait pas une idée avantageuse du développement artistique sous le règne de Noutirkha, à côté du tableau antérieur de Semerkha et du beau bas-relief de Sanakht dont l'exécution n'est pourtant pas séparée de celle du tableau de Noutirkha par un espace de temps très considérable.
Horus Sanakht, roi Nofirkari (?).
Ci-avant, chap. II, § IV (p. 135-140); chap. V, § I, G (p. 365-366); chap. add., p. 433-437.
Le tombeau K2 de Bet Khallaf, qui a fourni plusieurs empreintes de cylindres au nom de ce roi, est daté par ses analogies étroites et absolument caractéristiques avec les tombeaux du règne de Noutirkha. Mais on ne possède que
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très peu d'inscriptions au nom de Sanakht, celles des cylindres dont on vient de parler, analogues à certaines empreintes de Noutirkha et sur lesquelles on rencontre au moins un nom de fonctionnaire certain, celui d'Anpouhotep, et les débris du bas-relief du ouady Magharah qui gardent le souvenir d'une expédition aux mines. Ce basrelief longuement décrit plus haut était de facture remarquablement belle.
Le nom royal se lisait sur l'une des empreintes de cylindres, où il ne reste plus que le dernier signe ...ka dans le bas du cartouche ovale; notre restitution en Nofirka a pour conséquence l'attribution à Sanakht du grand tombeau inachevé de Zaouiét el Aryân, qui devait être une pyramide analogue à celle de Zosir et appartient au roi Nofirkari. Ce dernier souverain est voisin de Zosir, comme on sait, d'après la liste royale d'Abydos.
A l'époque de Noutirkha-Zosir et Sanakht-Nofîrkari appartiennent encore, très probablement, la pyramide terminée de Zaouiét el Aryân, à descente inclinée et galeries souterraines, et la petite pyramide à degrés de Silah (ciavant, pp. 419, 420).
Horus Khaba, nom royal inconnu.
Avec Noutirkha et Sanakht, nous arrivons à la fin du quatrième groupe de notre classification, période de monuments royaux abondants et faciles à classer, et nous entrons ensuite dans une période intermédiaire qui aboutit au début de la IV' dynastie et dont l'histoire, avant Snofrou, est extrêmement mal connue. Tout ce qu'on sait de cette période a trait à l'élaboration architecturale du tombeau memphite, longue évolution complexe qui se poursuit sans discontinuité jusqu'en pleine IV" dynastie et constitue, en quelque sorte, le fil conducteur de l'histoire, mais dans laquelle on ne sait à quel moment placer le début du règne de Snofrou, parce que les tombeaux ne renferment plus d'empreintes de cylindres et qu'ainsi manque, dans la presque totalité des cas, tout moyen de les dater directement ou par analogie. On ne connaîtrait même aucun
SYNTHÈSE HISTORIQUE ET CONCLUSIOiNS 459
nom royal intermédiaire entre Snofrou et l'époque de Noutirkha et Sanakht si heureusement, au moment où les offrandes scellées disparaissent des tombeaux, l'habitude ne s'était maintenue de sceller les approvisionnements des magasins des temples ; nous apprenons ainsi, par une empreinte d'HierakonpoIis et une empreinte qui vient probablement du temple d'Abydos, le nom de l'Horus Khaba (ci-avant, p. 92-93), dont le voisinage avec Noutirkha est manifesté par les caractères de la plus intéressante des deux inscriptions et qui possède, pour la première fois, le titre définitif « Horus d'Or » dont on essaie encore, sous Noutirkha, des formes indécises. Il semble qu'on peut considérer comme certain que Khaba se place entre Noutirkha et Snofrou, et il est fort possible que l'acquisition de son nom suffise à reconstituer, ici, la succession royale complète.
Au règne de Khaba appartiennent peut-être déjà les tombeaux de Reqaqnah-sud dont l'architecture est identique à celle des tombeaux de l'époque de Noutirkha et Sanakht, mais où l'on ne rencontre plus de bouchons de jarre (ciavant, chap. V, §1, C, p. 367 suiv.) ; plus certainement, il convient de lui attribuer les tombeaux de la première époque de Reqaqnah-nord, antérieurement au moment où s'achève, dans cette nécropole, le tombeau à superstructure massive en briques. On y trouve réunis, comme on sait (ci-avant, chap. V, § I, D, p. 375-389), tous les types dont la succession aboutit au puits excavé à la partie inférieure, ménagé en haut dans la maçonnerie de la superstructure, mais dès la fin de la période de Bêt Khallâf apparaît, à Reqaqnah, et quel que soit le degré de développement de la structure intérieure, la chapelle rudimentaire ménagée dans la façade orientale de l'édifice. C'est donc du règne de Khaba que date, à Reqaqnah, l'origine de cet important organe, embryon de la future chambre en pierre, de même que la première application connue d'un modèle important et tout spécial de superstructure, celle de la tombe à couloir longitudinal.
Un seul nom de fonctionnaire, à Reqaqnah, pour cette
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époque : celui de l'officier Sameri (chap. IV, § I ; p. 210 suiv.).
Dans d'autres régions de l'Egypte, les progrès de l'architecture funéraire avaient marché beaucoup plus vite, et il est probable qu'à Saqqarah des tombeaux du type de celui de Khabiousokari existaient avant le règne de Snofrou. Nous avons décrit (chap. V, § I, E; p. 390-392) ces chambres en forme de croix simplement ménagées dans la maçonnerie de la superstructure mais dotées, au fond, d'une niche centrale en pierre avec inscriptions ; d'après le caractère des textes, il semble qu'on doive attribuer au règne de Khaba, en manière d'indication générale, tous les édifices de ce type situés dans la région memphite. On connaît un seul tombeau entier de cette catégorie, celui de Khabiousokari, mais on possède d'autre part les stèles inscrites plus anciennes qui étaient encastrées au fond de la niche centrale de plusieurs autres, complètement perdus ou d'emplacement inconnu. Ces monuments appartiennent aux officiers Abnib (stèle de Leyde, ci-avant, chap. IV, § II, A; p. 219 suiv.), Tetiankhni (stèle de Liverpool, ib., B; p. 225 suiv.), Hesi (panneaux en bois du Caire, provenant de Saqqarah. ib., G; p. 230 suiv.), qui joint à une quantité de fonctions civiles celles de prêtre de Minet de prêtre d'Horus, Nofir (stèle de Rome, ib., E, p. 236 suiv.); les derniers en date, à en juger par le développement architectural des organes en pierre et l'ordonnance des inscriptions, sont les deux niches du tombeau de Khabiousokari à Saqqarah (au Caire, ib., F; p. 242 suiv.). Khabiousokari, surnommé Hetes, « Hyène », en même temps que haut fonctionnaire de l'ordre sacerdotal, prêtre d'Anubis, de Bit, de Safkhaboui et de la ville de Busiris, était un administrateur et commandant militaire important, chef de la garde des « portes » du désert, chef des chasses, des carrières et peut-être des pâturages royaux ; toutes attributions relatives au désert et qu'on trouve réunies de même, un peu plus tard, chez Amten. L'épouse de Khabiousokari, Hâthornofirhotep, surnommée Tepes, ne possède pas de fonctions spéciales.
On se demande s'il faut attribuer ce tombeau à la fin du
règne de Khaba ou au début de celui de Snofrou. Quelque peu antérieures, d'après le caractère de leurs inscriptions, et plutôt contemporaines des stèles et panneaux de Tetiankhni, Hesi, Merab et Nofir, sont des statues de provenance inconnue dont l'existence suppose celle de merveilleux tombeaux sans doute détruits d'une manière complète. Ce sont celle d'Aperankhou au Br. Muséum (chap. IV, § III ; p. 255-257) et les trois célèbres statues du Louvre, deux statues de Sepa et une appartenant à une dame Nesiaper (?) qui est probablement sa femme (ib. ; p. 257-260) ; Sepa est prêtre de Khnoumou et du « taureau blanc » ; dans la maison du roi, il est chef des huissiers.
HorusNiBMAT, roi Snofrou.
La titulature complète de Snofrou est fournie par le tableau connu depuis longtemps du ouady Magharah, qui donne : souten baiti nibti Nibmat, Hor noub Snofrou. C'est le dernier terme du développement de la formule inaugurée, sous la forme élémentaire souten baiti nibti Qa, par les Horus Qa, Noutirni et Perabsen. Elle s'était enrichie et complétée, nous l'avons vu, chez Khasekhmoui et chez Noutirkha; mais chez Khasekhmoui, il manquait encore la mention « Horus d'Or» entre le nom d'Horus et le nom royal, et chez Noutirkha, d'autre part, si l'on trouve bien noub ou Ra noub après le nom royal, c'est le nom royal lui-même qui fait défaut. Quant à l'appellation Hor noub, on la voit paraître une fois dans une inscription de l'Horus Khaba, mais sans titulature complète. Ces divers éléments ne se trouvent réunis et définitivement ordonnés que dans l'inscription en question de Snofrou, où l'on rencontre, en outre, le premier exemple indubitable d'emploi du cartouche allongé avec embase.
La place où il convient de mettre le début du règne de Snofrou dans l'histoire des monuments n'est pas, nous venons de le voir, complètement déterminée, et l'on peut se demander si Snofrou régnait déjà au temps de Khabiousokari. D'une manière générale, cependant, on peut considérer qu'à l'époque de Snofrou appartiennent, dans les
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nécropoles memphites du nord (Meïdoum, Saqqarah, Abousir), les tombeaux du type de Meïdoum, à superstructure massive en briques enchâssant des chambres en pierre aux parois couvertes d'inscriptions, avec des puits verticaux ménagés dans l'axe des maçonneries supérieures et descendant à une grande profondeur dans le roc naturel. Ces tombeaux ont d'ailleurs pour contemporains, à Méïdoum notamment, des édifices d'un tout autre type, tombes à couloir avec ou sans chambre, mais entièrement en briques, et tombes à descente inclinée. On sait d'autre part qu'à Reqaqnah, loin des nécropoles memphites, la chambre en pierre n'arriva jamais à se constituer et qu'au temps de Snofrou on venait à peine d'adopter le dispositif du mastaba de briques massif avec niches ménagées dans la face orientale (ci avant, chap. V, § I, D; p. 381 suiv). Dans deux édifices seulement de cette nécropole, la niche tend à cette époque à se transformer en chambre proprement dite, et dans l'un de ces deux cas il y avait au fond de la chambre un grand panneau de bois creusé en forme de niche dont les inscriptions aux trois quarts détruites fournissent le nom de Soutenshepses ; un vase inscrit, trouvé au fond du puits, apprend formellement que le tombeau appartient au règne de Snofrou (ci-avant, chap. IV, §1, p. 212-215; chap. Y, §1, D, p. 386).
En ce qui concerne maintenant les tombeaux du type de Meïdoum et leurs contemporains d'autres types, on a étudié plus haut leurs inscriptions (chap. IV, § IV, p. 260 317) et leurs dispositions architecturales (chap. V, § I, E, p. 392-400, G, p. 406-408). Ces édifices nous ont conservé des documents plus ou moins complets sur quelques personnages de cette époque, dont voici un catalogue sommaire. Khoutaa, dont la chambre en pierre d'Abousir est représentée par les beaux fragments du Louvre et les fragments secondaires de Berlin, et dont la statue est à Berlin (chap, IV, § IV, A, p. 262-273), est un prêtre chargé, entre autres fonctions nombreuses, d'un sacerdoce de Min et du culte funéraire du roi Nibkari; comme charges civiles, il possède notamment celles d'inspecteur du service des bâti-
ments, de gouverneur royal, de « chef des crieurs » et de « chef de la garde des nomades » ; ce dernier titre exprime une fonction militaire relative à la police du désert, identique probablement à celle dont étaient chargés Amten et, quelque temps auparavant, Khabiousokari.
Amten avait également son tombeau près d'Abousir, La biographie et les titulatures qui couvrent les parois de la belle chambre aujourd'hui au musée de Berlin ont été commentées tant de fois qu'il est inutile de les résumer ici une fois de plus (ci-avant, chap. IV, § IV, D, p. 304-312, et chap. V, § 1,E, p. 394).
Khouhotep, dont le tombeau est à Saqqarah (chap. IV, § IV, E, p. 313-316), porte quelques titres sacerdotaux, notamment ceux de prêtre de Bastit et prêtre de Khnoumou, mais il est surtout attaché au service de la maison royale et de ses appartements intimes, chef de la salle du trône et préposé à d'autres offices du même ordre.
A Saqqarah également sont les tombeaux mal connus d'Api, de Bebi, de Khoui (v. ci-avant, p. 401, n. 1), dont la date n'est pas possible à déterminer complètement et qui sont peut-être contemporains de celui de Khouhotep.
Voici maintenant l'importante série des personnages de Meïdoum, dont un bon nombre a complètement péri pour nous avec la ruine de leurs chapelles en pierre. En premier lieu, le prince Nofirmat (chap. IV, § IV, B, 2, p. 286- 296; chap. V, § I, E. p. 396-399), fils royal, ce qui ne peut vouloir dire que fils de Khaba ou fils de Snofrou; il porte une foule de titres religieux éminents et en outre, celui d'architecte royal. Les inscriptions de son tombeau nous apprennent l'existence de sa femme Atiti et d'un grand nombre de fils et filles, Honan, Serefka, Ankaf, etc.
Rahotep et sa femme Nofrit (chap. IV, § IV, B, 1, p. 274- 285; chap. V,§ I, E, p. 394-396) vivaient quelque temps après Nofirmat; ils sont contemporains d'Amten, de Ivhoutaa et de Khouhotep. Comme ceux de Nofirmat, les titres de Rahotep sont, en majeure partie, de caractère religieux, avec mention de certaines fonctions militaires. Bien que
son rang n'égale pas celui de Nofirmat, Rahotep est un haut personnage de la cour de Snofrou.
Deux stèles placées en avant de la chapelle de Rahotep (ib., p. 283) nomment un « fils royal » Nofir sur lequel on n'est pas renseigné autrement. At-il quelque chose de commun avec le Ranofir problématique rencontré par Mariette (chap. IV, §IV, B, 3, p. 296)?
Heknen {chap. IV, g IV, B, 4, p. 297-299), personnage d'importance secondaire, est vraisemblablement contemporain de Rahotep.
Deux tombeaux d'époque un peu plus tardive (règne de Khephren) nous apprennent en outre les noms de deux princesses contemporaines de Snofrou, la reine Mirtitafs qui vécut, comme on sait, sous les règnes successifs de Snofrou, Kheops et Khephren, et la princessse Nofritkaou, fille de Snofrou et grand-mère (ou tante) du Snofroukhaf du tombeau connu de Gizeh (v. plus haut, p. 320, n. 2).
Il faut enfin mentionner, à Meïdoum, le propre tombeau de Snofrou, la pyramide à degrés dont la fondation détermina probablement le groupement de la nécropole avoisinante et dont nous avons, plus haut, analysé l'organisation et la structure (chap. V, § II, B, p. 422-425); on a vu les relations remarquables de ce monument avec la pyramide de Zosir à Saqqarah.
Les chambres souterraines de la pyramide de Meïdoum ne renferment pas la moindre inscription de l'époque du fondateur, et l'on observe, à ce propos, que les mentions contemporaines de Snofrou sont extrêmement rares sur la terre d'Egypte : à part celles qu'on rencontre dans les inscriptions d'Amten et dans le nom de domaine qui figure au tombeau de Nofirmat, on ne possède jusqu'ici que le fragment de vase connu du musée du Caire, le disque dfe granité de la collection VV^iedemann et les petites empreintes de cylindres au nom de THorus Nibmat trouvées dans le temple d'Hierakonpolis et qui témoignent de la dévotion ininterrompue de Pharaon aux vieux sanctuaires de la Haute-Egypte, Des monuments plus remarquables au nom de Snofrou
se rencontrent hors d'Egypte ; ce sont les bas-reliefs que ses officiers, à deux époques diflerentes du règne, gravèrent sur les rochers du ouady Magharah au Sinai. Quelques tableaux triomphaux décoraient déjà la grande falaise gréseuse, celui de Semerkha, isolé à une grande hauteur audessus du fond de la vallée, et plus bas, les deux tableaux voisins de Noutirkha et de Sanakht. Lorsque la première expédition de Nibmat-Snofrou arriva aux mines, les sculpteurs d'ailleurs peu habiles qui se trouvaient là prirent comme modèles ces bas-reliefs anciens et composèrent le tableau que nous avons décrit et reproduit plus haut (chap. II, § IV, p. 130-132), a propos de ceux de l'époque de Zosir. Plus tard, les mineurs de Snofrou retournèrent à Magharah, et cette fois, le bas-relief qu'ils laissèrent sur la roche s'inspira de modèles entièrement dilTérents, tant au point de vue de la composition et de la régularité du dessin qu'à celui du mode de rédaction des formules royales : nous avons signalé, un peu plus haut, les caractères de la titulature complète qu'on rencontre sur ce monument, qui se différencie avec une étrange netteté de tous ceux de la période antérieure à Magharah et constitue le premier terme d'une série nouvelle, celle des bas-reliefs memphites.
Aucun des chefs d'expédition de Snofrou à Magharah n'a jugé à propos de nous laisser son nom et ceux de ses principaux auxiliaires ; l'usage de cette commémoration, habituelle au temps de Semerkha et au temps de Zosir, ne sera plus repris maintenant que lors des expéditions minières de la V* dynastie.
C'est le lieu de rappeler que Snofrou tenait une place particulière, aux époques suivantes, dans la tradition des mineurs égyptiens au Sinai, où il était révéré à la fois comme un dieu et comme le principal fondateur des établissements de ce désert. On trouvera les faits de cet ordre réunis dans notre Recueil du Sinai (1904), p. 54, et beaucoup plus complètement en dernier lieu, à la suite de découvertes nouvelles, par Pétrie, Researches in Sinai (190Ô), p. 96-97*.
1. Notons encore que les noms de Snofrou sont conserves dans ceux
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D'autres expéditions militaires eurent lieu dans le courant du règne, d'après les indications de la stèle de Palerme où sont conservées intactes trois années du roi, et où l'on trouve mention de l'écrasement du pays des Nègres, qui fournit 7.000 prisonniers et 200.000 têtes de bétail. Le plus grand nombre des événements mentionnés dans ces trois cases annuelles sont d'ailleurs d'ordre pacifique; ce sont des constructions de palais et de temples, de barques sacrées, sans parler du traditionnel inventaire des biens du domaine royal.
Tableau de l'Egypte antérieure a la IV^ dy'nastie.
Ici finit la période dont il nous incombait de raconter l'histoire, et s'il est arrivé, au cours des précédents chapitres, que nous procédions à un examen rapide des monuments de l'époque suivante, principalement du temps de Kheops et de Khephren (chap. IV, § V, p. 317-336 ; chap. V, § I, F, G, p. 400-405), ce fut pour obéir à la nécessité de comprendre dans quelle direction, à la fin de l'époque étudiée, l'évolution des institutions était orientée. Lorsqu'on essaie maintenant de dégager le caractère essen-
de deux localités de la Basse-Egypte, le Canal d'Horus Nibmat de l'inscription d'Ouni et le Lac de Snofrou ou lie de Snofrou de l'histoire de Sinouhit, dont nous avons cherché, ailleurs [Sphinx, VIII, p. 185-189), à établir qu'elles font partie d'un même groupe de localités voisines ; et comme Y lie de Snofrou est sur la rive gauche du Nil, à peu de chose près en face du site du Caire, il en résulte que le Canal de Nihinat d'Ouni n'a aucun rapport avec les places frontières du débouché oriental du ouady Toumilât comme on a longtemps été tenté de le croire : les deux localités en question sont probablement de simples villages des bords du Nil, dont les noms rappellent celui du village Monat-Snofron des inscriptions de Nofirmat à Meïdoum.
Quant à la barrière du ouady Toumilât, le mur royal bien connu du papyrus 1 de Saint-Pétersbourg et de l'histoire de Sinouhit, nous avons également fait voir que le texte de Saint-Pétersbourg ne semble nullement en attribuer la construction à Snofrou. Sans doute conviendrait-il de cesser de répéter que le souvenir de Snofrou était attaché au système de défense de la marche orientale de l'Egypte.
tiel de l'histoire des temps antérieurs à la IV" dynastie, telle que la documentation actuelle nous a permis de l'établir, on voit que cette histoire ne comprend qu'un très petit nombre d'événements proprement dits, et que sa substance est fournie, pour tout le reste, parles longs phénomènes qui n'appartiennent ni à un homme ni à un moment précis et dont l'accomplissement restitue, pour le spectateur, quelques côtés du développement de la civilisation intellectuelle et matérielle au sein d'une nation. Sur cette trame encore bien ajourée, déjà solide néanmoins, de l'évolution des institutions égyptiennes des premières dynasties, des noms royaux s'épinglent, presque inutiles à l'intelligence et à l'ordonnance de l'ensemble, et classés entre eux, non d'après des annales contemporaines, des mentions explicites de successions ou de parentés comme on en possède aux époques suivantes, mais en se fondant sur le rangement préalable des monuments déterminé par les caractères de leur évolution propre.
Est-ce à dire que toute cette histoire est basée sur l'observation archéologique? Il est hors de doute que la méthode que nous avons appliquée d'un bout à l'autre de celte étude est de principe archéologique, en ce sens que lorsqu'on compare des inscriptions, des formules et des titres, on fait tout aussi purement de l'archéologie que lorsqu'on compare des formes de vases ; mais nous avons restreint le champ de nos comparaisons, presque partout, aux inscriptions et aux textes, éliminant ainsi les innombrables chances d'erreur que comporte l'interprétation chronologique d'une classification technique, lorsqu'on raisonne sur les objets habituels de la science archéologique proprement dite.
A deux reprises, au cours des pages qui précèdent, nous avons constaté l'absolue inaptitude d'une classification purement technique à déterminer une classification chronologique vraie. La première fois, ce fut à propos des basreliefs de Magharah, qui conduiraient, si l'on considérait comme plus anciens, toutes autres choses égales, ceux dont la valeur artistique est moindre, à placer Semerkha
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après Zosir et dans le voisinage de Sanakht ; la seconde fois, il s'agissait de l'histoire des édifices, au cours de laquelle nous eûmes à nous défendre contre les illusions créées par le manque d'uniformité des usages, d'un point à un autre du territoire, et sur un même point, la juxtaposition anachronique des formes. D'une manière générale, qu'il s'agisse d'outils et d'armes, d'objets mobiliers, de formes décoratives, de procédés architecturaux ou de toute autre technique, il y a en réalité, dans le cadre très large d'une archéologie générale, autant d'archéologies particulières qu'il y eut de centres autonomes de production, de sorte qu'on ne peutconclure, de la date d'une forme dans une localité déterminée, à la même date pour la même forme dans une localité différente ; bien plus, si l'on restreint le domaine de la classification à une localité unique, on n'a pas le droit d'affirmer que deux spécimens de la même forme sont contemporains, étant donné que la disparition des formes anciennes sous les formes nouvellement créées ne s'accomplit pas d'un seul cowp, et qu'à toute époque se juxtaposent une foule de formes qui appartiennent originairement à des époques très diverses. L'histoire d'une technique ne peut donc être établie avec certitude, même dans une localité particulière, que lorsqu'on peut ranger chronologiquement, d'avance^ les objets, c'est-à-dire lorsque l'histoire générale est déjà acquise ; ce qui revient à dire que l'archéologie résulte de l'histoire, et n'est pas un moyen d'établir l'histoire.
Comment donc se fait-il qu'une archéologie particulière, celles des textes, échappe à cette loi générale et que l'observation de l'évolution d'une particularité tirée des choses écrites, — développement d'une formule, apparition de titres nouveaux, disparition de formes anciennes, — soit presque toujours unmoyen infaillible de classer clironologiquement les inscriptions ? Gela tient sans doute à ce que les formes graphiques participent à la généralité des formes du langage, qui sont astreintes, dans un domaine linguistique déterminé, à une conformité incomparable-
ment plus rigoureuse qu'en ce qui concerne les objets matériels. En tout cas, il convient d'accepter cette heureuse circonstance de la discipline spontanée des inscriptions, d'un bout à l'autre du pays, comme un fait d'expérience, étant donné que les indications de classement tirées de l'évolution des textes se sont trouvées confirmées, toutes les fois que l'occasion s'en est rencontrée, parles indications positives étrangères au procédé archéologique, telles que celles qui résultent d'usurpation d'objets, ou de présence d'inscriptions dune autre époque, et par suite forcément antérieures, dans un tombeau d'époque connue. L'homogénéité des inscriptions à un moment donné apparaît naturellement de manière plus frappante lorsqu'on considère des objets inscrits de même espèce, et l'on sait de quelle valeur inestimable ont été, dans la pratique de nos comparaisons, les inscriptions de cylindres, dont révolution se poursuit avec une continuité remarquable depuis la plus ancienne époque thinite jusqu'au seuil de la IV« dynastie, sans qu'il y ait de différence, à un même instant, entre les cylindres de Negadah et ceux d'Abydos, entre les cylindres d'Abydos, de Bêt Khallâf et de Saqqarah.
On aboutit ainsi avec certitude au classement des monuments et à l'établissement de la série royale qui présente leur succession, en abrégé, de la manièrela plus commode. C'est ce résumé historique que nous venons de faire. Il reste à dresser, succinctement, un tableau de ce qu'étaient les principales conditions de la civilisation égyptienne pendant la période étudiée.
La nation, le territoire.
Dès les premiers Thinites, le territoire entier de l'Egypte des dynasties memphites est constitué, depuis le Delta jusqu'aux abords de Silsileh et de la cataracte, le Sud et le Nord, le domaine du Vautour et de rUrœus des titres royaux les plus anciens. Nul doute que dès cette époque la fourmilière humaine qui vivait de l'inondation et en dirigeait les effets, fût organisée en principautés déjà anciennes et en empire; mais de cela nous ne connaissons pas le détail.
470 lie ET I1I« DYNASTIES ÉGYPTIENNES
Les routes du désert étaient pratiquées, la mer Rouge parcourue par les barques, les mines de la péninsule sinaïtique connues depuis longtemps et exploitées sans peine. Peut-être les navigateurs allaient-ils bien plus loin encore, en Méditerranée, vers les côtes libyennes au asiatiques; car il est difficile de supposer que les quantités énormes de bois employées dans les constructions funéraires de la période d'Abydos fussent de provenance indigène.
Le roi.
Ses titres, dès l'origine, mentionnent la traditionnelle dualité de sa puissance dans le Sud et le Nord, qui constituent l'Egypte entière ; mais ce n'est que progressivement que la titulature royale, en se développant, arrive à donner naissance aux formes de l'époque memphite. Quant au titre royal primitif et fondamental, HoruSj — quelquefois Sit ou Horus-Sit, — il manifeste la personnalité divine du souverain, double comme sa personnalité simplement humaine : très anciennement déjà (époque de Miebis), il est appelé Double Dieu.
Remontent également à l'époque la plus ancienne, d'après les indications de la stèle de Palerme, les grandes fêtes du culte royal, la fête de l'avènement, sam tooui et reriha, la fête Sed à des époques indéterminées du règne, enfin les « levers » ou « doubles levers » du roi comme roi du Sud, roi du Nord, ou roi du Sud et du Nord. Cette dernière fête était célébrée régulièrement tous les deux ans, sous le règ-ne deNoutirni.
Dès le début, le roi a porté deux noms propres, le nom cVHorus et le nom royal proprement dit ; le premier est le seul par lequel le souverain est obligatoirement désigné, et un grand nombre de noms royaux nous manquent encore. Tous ces noms sont d'abord construits à la façon de ceux des simples particuliers, et depuis Menés jusqu'à l'Horus Qa, pendant huit règnes, il semble qu'aucun de ces noms d'Horus ou noms royaux ne soit, comme plus tard, celui d'une action ou d'une qualité divine. Cela change avec les Horus Hotepsekhmoui et Ranib, avec le nom royal Perenmat ou Neperoumat de l'Horus Sekhemab, avec
les noms splendides de Khasekhmoui : la tradition de l'onomastique royale des temps suivants s'établit peu à peu, malgré d'archaïques retours aux vieux noms d'apparence incompréhensible, tel celui de Perabsen.
Les officiers royaux.
Ils nous sont connus par leurs jolies plaquettes et leurs stèlesgrossières de la période des deux premières groupes, d'Ahou-Menes à Qa, leurs inscriptions du ouady Magharah, leurs statues, leurs cylindres de toute époque jusqu'à la fin des règnes de Noutirkha et de Sanakht, et à partir de ce moment, pour les règnes de Khaba et de Nibmat-Snofrou, les inscriptions des stèles puis des chapelles en pierre de leurs tombeaux. Les renseignements deviennent de plus en plus nombreux et intéressants à mesure qu'on approche de la fin de cette période, et au temps de Khaba et de Snofrou on connaît une foule de personnages dont les uns sont essentiellement des prêtres, tandis que chez d'autres, les fonctions civiles sont dominantes ; mais toujours le fonctionnaire civil porte quelques titres religieux, et le personnage sacerdotal est revêtu de fonctions civiles plus ou moins importantes, parfois de fonctions militaires. Les personnages principaux réunissent dans leur main, comme il a lieu plus tard à toute époque, des pouvoirs très amples en ce qui concerne l'administration civile, le commandement militaire et le fonctionnement sacerdotal d'une région déterminée; tels sont surtout Amten, et avant lui Khabiousokari ; la carrière de Khoutaa fournit un autre exemple intéressant de réunion de fonctions de tous les ordres. Il est aussi des cas de spécialisation plus marquée : Rahotep et le prince Nofirmat ne sont que des grands seigneurs de la cour de Snofrou, couverts de charges religieuses peut-être honorifiques ; le Nofir de la stèle de Rome est exclusivement pourvu de charges civiles, et l'activité de Khouhotep est confinée autour de la personne du souverain. Beaucoup des titres de cette époque sont d'ailleurs difficiles à lire et à comprendre, et n'apparaissent plus aux époques suivantes.
Les inscriptions des chapelles de ces personnages nous
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renseignent, dans les cas les plus intéressants, sur leurs femmes, leurs enfants, leurs serviteurs et leurs domaines ; mais Amten reste jusqu'ici le seul qui nous ait laissé une relation systématique de sa vie, de sa maison et de sa fortune.
Les dieux.
Dès l'époque de Menés et de Narou-Mer existaient le temple du Faucon d'Horus, à Hierakonpolis, et le temple d'Abydos, où des offrandes inscrites ou scellées au nom du souverain régnant continuaient à être déposées en pleine période memphite. Il est hors de doute que plusieurs sanctuaires non moins anciens existaient en d'autres points de l'Egypte, où les vestiges des offrandes royales aideront, un jour, à reconstituer leur histoire. Le fragment d'annales de Palerme enregistre, dans la zone chronologique antérieure à Noutirni, la fondation des édifices sacrés Semer noutirou et Asitoii noutirou, et mentionne le temple du Bélier qu'on rencontre déjà sur les plaquettes de la plus ancienne époque d'Al^ydos ; sous Noutirni, fondation du temple Hor raii, et après lui, quelque temps avant Snofrou, travaux à l'édifice Meii «oM/i/t7 et fondation du temple Qebhou noutirou.
Dans les inscriptions, les noms divins sont d'abord très rares ; le nom du roi est mis sous la protection de Hor Khouti, sur de nombreux cylindres de Perabsen, Khasekhmoui et Noutirkha, parfois sous la protection d'isis ; d'autres cylindres de Noutirkha mentionnent les services du culte d'Anubis. Un peu plus tard, lorsqu'apparaissent les stèles et chapelles en pierre, on apprend que leurs propriétaires étaient prêtres de Min, d'Horus, d'Anubis, de Sit, de Safkhaboui, de Khnoumou, du Taureau blanc, de Thot, de Bastit ; paraît aussi le nom de Hâthor, mais alors nous sommes déjà en pleine époque memphite. Un des noms divins qui revient le plus souvent est celui d'Anubis ; c'est Anubis également qui est invoqué dans la formule du don d'offrande dans sa rédaction primitive, lorsqu'elle apparaît aux tombeaux de Rahotep et d'Amten; la mention du roi ne se juxtapose à celle d'Anubis qu'un peu plus tard.
De précieux renseignements sur les fêtes religieuses nous sont donnés parla stèle de Palerme, où nous voyons qu'à la très ancienne époque de la ligne 1 de la première face, le shesou Hor ou « procession d'Horus » était célébré régulièrement tous les deux ans; d'autres fêtes religieuses apparaissent une seule fois, ou deux fois à de longs intervalles, la « naissance d'Anubis », la « naissance des deux Mihti, filles du Roi du Nord », la fête de Sokaris, la « naissance d'iamit », la « naissance de Min », la fête Zet (?). A l'époque delà ligne 2, la procession d'Horus semble tombée en oubli; on retrouve la fête Zet, la fête de Sokaris, puis la « naissance de Sed », dieu non inconnu par ailleurs, une fête de la « course du taureau Apis » et la « naissance de Mafdit et de Safkhaboui », La ligne 3 est consacrée, dans la partie conservée, au règne de Noutirni ; le shesou Hor reparaît tous les deux ans, concurremment avec r « inventaire »; dans les intervalles, les fêtes religieuses mentionnées sont la « course d'Apis », deux fois à 6 années de distance », la fête de Sokaris, deux fois au même intervalle, l'cc Adoration d'Horus du Ciel », la fête Zet. Dans la ligne 4, enfin, qui précède immédiatement celle consacrée à Snofrou, le shesou Hor se maintient tous les deux ans ; comme autres fêtes purement religieuses, rien autre chose qu'une fois la « naissance de Min ».
Les morts et le culte funéraire.
La coutume qu'on observe dans les sépultures de la plus ancienne époque et du type le plus archaïque, de munir le mort de quelques objets mobiliers et provisions de bouche, prouve qu'on croyait alors qu'il vivait dans la tombe où il était enfermé. Plus tard, au cours delà période de Negadah et d'Abydos et de la période subséquente de Bêt Khallâf, — de Menés à Zosir, inclusivement, — l'application de la même idée donne lieu, dans les tombeaux les plus vastes, à l'organisation d'une véritable maison du défunt, avec une résidence centrale planchéiée et lambrissée en bois, à Abydos, et de nombreux réduits magasins où s'annoncelaient les provisions de tout genre. 11 y avait là des grains, des fruits, des légumes, des vins dans de
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grandes jarres coniques posées debout qui remplissaient des cellules entières ; les jarres sont fermées et coiffées d'un chapeau d'argile revêtu de l'empreinte d'un cylindre; lorsqu'il s'agit des jarres de vins, les cylindres sont fréquemment ceux des officiers préposés au vignoble sacré du roi régnant. En plus des vases en pierre ou en terre cuite qui renfermaient ces diverses substances, il y a d'autres vases destinés, d'après les inscriptions qu'ils portent, aux purifications initiales du repas; en somme, en nature et en grande quantité, tous les éléments du repas fictif de de la liste d'offrandes des époques suivantes.
Il est extrêmement probable qu'alors déjà, comme plus tard, le culte funéraire proprement dit se célébrait, sous forme d'un repas effectif offert au défunt, à l'extérieur du monument, et que des offrandes effectives étaient déposées dans des réduits accessibles et aménagés spécialement pour cet usage. Mais de ces organes extérieurs du tombeau il ne reste rien jusqu'après le règne de Zosir : qu'il s'agisse des chambres excavées et couvertes en charpente d'Abydos, de Negadah, de Naga ed Dêr et de Nezlet Batran, des chambres voûtées en encorbellement de Naga ed Dêr ou des chambres souterraines du type et de l'époque de Bêt Khallâf, le mastaba rectangulaire qui les surmonte depuis l'origine a pour caractère essentiel de ne point ouvrir de porte sur le monde des vivants. Cette communication apparaît seulement un peu plus tard, sous la forme de la niche ménagée dans le flanc oriental du tombeau et dont le développement donnera naissance aux chambres en brique, puis en pierre, de l'époque de Khaba et de Snofrou. Ces niches ou fausses portes sont extrêmement significatives. On sait, d'après les organes analogues de la longue période des chambres inscrites, que c'est là qu'on se plaçait pour parler au mort, pour lui offrir le repas funéraire, et qu'il s'avançait jusqu'à cette limite pour entrer en communication avec ses visiteurs. Il n'était donc plus strictement confiné dans le caveau où reposait sa dépouille; il circulait, s'il lui plaisait, dans les maçonneries compactes de sa maison supérieure, et sans doute
déjà s'échappait librement vers les vastes espaces d'une cité divine : si la porte mystique de son tombeau fait face à l'est, n'est-ce pas parce qu'il faut, pour l'appeler, se tourner vers les régions que cache la montagne occidentale ? On voit que l'idée d'un Occident funéraire, nullement incompatible d'ailleurs avec la présence intermittente du mort dans son tomljeau, est certainement apparue un assez long temps avant la IV® dynastie.
En même temps que naît la chapelle, sous la forme d'une fausse porte ménagée dans la paroi de brique, les offrandes effectives disparaissent des caveaux funéraires, où l'on ne trouve plus ni vases ni empreintes de cylindres. C'est le moment où, dans les tombeaux importants, les parois de brique des longs couloirs qui abritent les niches ou, à défaut de couloir, les parois des niches seules, sont crépies en blanc et couvertes d'inscriptions peintes sur l'enduit; ces inscriptions, malheureusement très mutilées partout où l'on constate leur présence, comprennent sans aucun doute une liste d'offrandes^ qui tient lieu des offrandes effectives supprimées. Un peu plus tard, les tombeaux à chapelles en pierre existent concurremment avec les tombeaux à parois de brique crépies et peintes, et dans la chapelle, la liste d'offrandes occupe en principe une partie du fond et les montants latéraux de la cavité centrale; cette liste, très développée quand elle est complète, ressemble par beaucoup de détails à celle des tombeaux de la IV à la VI® dynastie ; mais on y remarque aussi des particularités toutes spéciales et qui disparaissent dès la première moitié du règne de Kheops, notamment en ce qui concerne la pancarte quadrillée et la liste des essences.
La formule du « don d'offrande », qui occupe une si grande place dans les inscriptions de la période memphite, apparaît relativement tard, et tout d'abord sous la forme Anpou ta hotep, chez Rahotep et chez Amten; bientôt ensuite, sous le règne de Kheops, le nom du roi se juxtapose à celui d'Anubis, et la formule ainsi créée sera très durable. Observons encore que Rahotep souhaite seule-
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ment d'obtenir, de par Anubis, de « s'en aller en état de vénération vers l'Occident », tandis qu'Amten exige déjà que tous ses domaines viennent lui apporter le repas funéraire, aux jours des fêtes dont il énonce la liste; et c'est le plus ancien exemple de la liste de fêtes bien connue qu'on trouve à la même place dans les inscriptions des tombeaux memphites.
En ce qui concerne les rois, il n'est pas douteuxque leur culte funéraire, depuis longtemps, était organisé selon les mêmes règles que plus tard ; au temps de Snofrou, le prêtre Khoutaa était chargé du cuite du roi Nibkari, de même qu'un Samnofir de Gizeh, sous le règne de Kheops, est prêtre de l'Horus Qa et que Shiri, au début du règne de Khephren, est prêtre de Sendi et de Perabsen. Beaucoup des rois de cette époque ancienne ont sans doute reposé sous une pyramide ; on connaît celles de Zosir et de Snofrou, celle inachevée deNofîrkari, et quelques pyramides qui peuvent avoir appartenu à des rois antérieurs. La pyramide recouvrait des chambres souterraines, comme les tombeaux ordinaires, et comme le tombeau aussi, possédait sur sa face orientale une chapelle destinée au culte funéraire.
Lécriture.
On n'a aucune raison de douter qu'au temps de Menés, la langue égyptienne soit déjà constituée depuis de longs siècles; mais l'art de l'écriture est encore très voisin de ses origines et commence à peine à se dégager du pictographisme dont les monuments de l'époque archaïque antérieure, vases et cylindres, conservent le témoignage. Bien que l'histoire de cette évolution soit encore à faire, on peut dire qu'au temps de Menés et de Narou-Mer, la transformation du pictogramme primitif en signe représentatif est accomplie, et que dans une foule de cas, de plus, le signe représentatif est en voie de devenir un signe phonétique ordinaire. Mais les mots écrits au moyen d'un signe unique, dans les inscriptions de la première époque thinite, sont beaucoup plus nombreux, proportionnellement, qu'il n'a lieu plus tard, et l'on sait que les quatre
rois du premier groupe ont cette particularité commune que leurs noms royaux et noms d'Horus sont tous écrits au moyen d'un symbolique isolé. Quant aux signes alphabétiques ou syllabiques des temps suivants, beaucoup d'entre eux ne sont pas encore dégagés de leur fonction représentative primitive, et l'on a pu, sans invraisemblance, lire et expliquer comme des symboliques les deux signes qui servent à écrire le nom de l'Horus D-N : le premier, le signe de la main, est encore symbolique, comme on sait, dans les inscriptions de l'époque memphite, pour écrire un mot connu de la langue.
On comprend d'après cela que plus tard, au temps de Khasekhmoui ou de Noutirkha, un si grand nombre de petites inscriptions restent encore obscures, bien que chacun de leurs signes isolément nous paraisse simple. Une autre difficulté résulte de ce que ces signes de forme connue, mais de fonction plus ou moins indéterminée, sont mélangés de signes dont la forme même n'a laissé aucune trace parmi ceux dont nos yeux ont l'habitude. Beaucoup de ces signes anciens ont disparu très vite; d'autres, plus robustes, ne s'évanouirent qu'au début de la IV® dynastie, après avoir rempli les inscriptions de la période précédente des singularités incompréhensibles dont l'énigme se fait plus irritante dans quelques cas, notamment sur les panneaux de Hesi : mais la période memphite et même le Moyen Empire ont conservé, ne l'oublions pas, des signes symboliques dont la valeur nous est tout aussi complètement inconnue.
Une série de phonétiques usuels, un syllabaire complété par un alphabet, se constituait cependant lentement, en dépit des hésitations et des erreurs, et à mesure qu'on se rapproche de l'époque memphite, les inscriptions deviennent de plus en plus intelligibles, de plus en plus semblables à celles que nous savons comprendre; certaines plaquettes, certains cylindres de l'époque de Den ou de Semerkha, s'ils plongent à moitié encore dans la nuit, se laissent expliquer pour le reste, et prennent finalement une signification d'ensemble certaine ; sous flotep-
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sekhmoui, Ranib etNoiitirni, les inscriptions des cylindres et des vases sont claires presque partout, bien qu'étroitement apparentées avec celles de la période précédente; sous les rois du quatrième groupe, enfin, des caractères franchement memphites apparaissent dans la composition des inscriptions et dans l'orthographe, et s'il y a pour nous beaucoup de choses nouvelles sur les cylindres royaux de Khasekhmoui et de Noutirkha, leurs inscriptions sont souvent explicables, et du moins ne constituent plus jamais une énigme absolument irréductible.
L architecture.
L'histoire des origines du tombeau de la IV® dynastie est trop complexe, l'évolution de ses formes antérieures a suivi un trop grand nombre de routes distinctes ou enchevôchées pour qu'il soit possible de résumer ce développement en quelques formules simples, et nous ne pouvons ici que renvoyer le lecteur au long chapitre V ci-avant, oij les faits de cet ordre sont analysés et racontés. Disons, cependant, que la période antérieure à la IV® dynastie est l'âge par excellence de la brique crue, qui ne cesse jamais, en Egypte, d'être exclusivement employée à la construction des habitations et des édifices ordinaires, mais qu'on exclut le plus souvent de la constitution des temples et des tombeaux à partir du règne de Kheops ; auparavant, au contraire, l'emploi de la brique est de règle pour les demeures des dieux et des morts comme pour celles des vivants, et cela constitue certainement un des plus remarquables symptômes d'archaïsme qui se manifestent encore à cette époque. La brique est d'ailleurs employée avec une grande habileté ; dès l'époque du troisième groupe di\)^diraL\i la voûte en encorbellement, et au temps de Zosir, la voûte en brique à appareil rayonnant est couramment employée dans les édifices.
Quelques organes en pierres de taille apparaissent pour la première fois, sous Khasekhmoui, dans le grand tombeau d'Abydos et les temples d'Hierakonpolis et d'El Kab. Un peu plus tard, la superstructure de la pyramide de Noutirkha-Zosir est déjà entièrement en pierre, mais sous
Snofrou môme, la superstructure du tombeau ordinaire ne cesse pas encore d'être une masse de briques avec les chapelles du front oriental, seules, bâties en pierre.
L'art de la décoration architecturale était arrivé, dès une époque très ancienne, à un haut degré de développement, et l'on savait tirer un merveilleux parti de la brique pour décorer les parements de maçonnerie en organisant des combinaisons de saillants et de rentrants bien répartis et plus ou moins accentués. Les grands tombeaux de Negadah (Menés), de Nezlet Batran (Zet) et de Gizeh (Zosir) sont ainsi décorés, à l'extérieur, d'après un modèle particulièrement harmonieux et riche, qu'on emprunta plus tard pour décorer la paroi du fond de la chapelle de Khabiousokari à Saqqarah, et des dessins plus simples, mais non moins heureux, ont été appliqués aux petites tombes des deuxième et troisième groupes à Naga ed Dêr, puis à la paroi extérieure des chemises enveloppes des tombeaux de Nofirmat et de Rahotep, à Meïdoum, pour encadrer la porte des fausses chapelles. Ce procédé de décoration des façades en briques devait se conserver encore plusieurs siècles.
Dès qu'il exista, d'autre part, des portions de construction en pierre dans les édifices, les préoccupations esthétiques se dirigèrent particulièrement sur ces organes très visibles, dont il n'est pas douteux qu'on sut faire de belles choses; la porte en pierre de Khasekhmoui à Hierakonpolis et la porte des chambres émaillées de la pyramide de Zosir à Saqqarah en sont le témoignage. Un peu plus tard, les fausses portes en pierre des chapelles en briques, puis les chapelles entièrement en pierre, leurs fausses portes terminales, leurs couloirs et leurs façades sont construits avec une science du dispositif et un souci de la précision géométrique qui ne seront pas dépassés à l'époque memphite.
Le dessin, la gravure, le bas-relief.
Vers l'époque de Menés, ou quelque peu auparavant, l'art du dessin se manifeste par les singuliers pictogrammes des cylindres gravés et des vases peints, ainsi que de
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quelques peintures murales de caractère analogue, et l'on doit reconnaître que l'exécution de ces œuvres est extrêmement grossière. Mais à peu de distance de là, peut-être à la même époque, apparaissent des œuvres d'art d'un genre tout différent, les palettes de schiste sculptées en bas-relief dont on possède de nombreux spécimens du plus haut intérêt et dont la série semble nous conduire, en remontant, dans les ténèbres historiques des temps où l'on n'écrivait pas encore. Les plus anciennes de ces palettes portent des représentations mystérieuses de scènes de guerre, ou bien de figures d'hommes, de plantes, de bêtes fauves et d'animaux de toutes sortes, de scènes de chasse; leur facture manifeste, à l'origine, un bizarre mélange de grossièreté et de finesse, de maladresse et d'ingéniosité dans la composition de l'ensemble et l'exécution des détails ; puis les qualités heureuses prennent le dessus, et l'on a les extraordinaires scènes de chasse de certaines palettes, si souples et si vivantes, si troublantes pour notre œil parce que les formes n'y sont encore à aucun degré égyptiennes. Bientôt, cependant, arrive le règne de Narou- Mer, avec ses admirables bas-reliefs d'Hierakonpolis, palettes de schiste et têtes de massue en pierre, et dès ce moment, l'art s'oriente dans la direction où il aboutira aux formes memphites. Il en est toutefois très loin encore ; une foule de détails, sur les palettes et les massues de Narou, les apparentent avec les palettes antérieures du type exclusivement archaïque, et si la belle figure du roi debout, sur sa grande palette, est déjà dans la tradition graphique des temps postérieurs, elle a une raideur de tracé à laquelle seront encore loin d'échapper, plus tard, les figures des premiers bas-reliefs du ouady Magharah.
Peu de temps après Narou, le simple cartouche d'Horus que porte en bas-relief la célèbre stèle de Zet est une œuvre admirable par la force, la précision, la hardiesse du trait et de la sculpture. D'autres stèles royales d'époque suivante sont loin de s'élever à son niveau. Sous le règne de Den, une plaquette d'un type très exceptionnel nous fournit, pour la première fois, le tableau si fréquent plus
tard du roi frappant le prisonnier tombé devant lui ; le prisonnier tombé, mais sans le roi, se rencontre déjà sur la grande palette de Narou. dessiné avec la raideur maladroite et l'ingénieuse recherche du mouvement qui caractérisent beaucoup de ces monuments très anciens. A l'époque de la plaquette de Den, toute gaucherie a disparu ; le groupe, dessiné d'un trait sûr et souple, en creux, est de formes longues, minces, frêles, de mouvement extraordinairementhardi ; les visages du roi et de l'Asiatique sont de détail et d'expression irréprochables.
Le même thème décoratif se retrouve à grande échelle, accompagné de figures royales debout, dans tous les basreliefs du ouady Magharah, ceux de Semerkha, de Noutirkha-Zosir, de Sanakht et de Nibmat-Snofrou ; mais seuls, pour l'époque ancienne, ceux de Semerkha et de Sanakht constituent des œuvres d'art dignes d'être remarquées. Encore sont-ils loin d'égaler à ce point de vue les tableaux des petits monuments antérieurs. Dans le tableau de Semerkha, les grandes figures ne sont pas exemptes d'un peu de rigidité ancienne, et l'une d'elles au moins, celle de l'Asiatique tombé, trahit une inexpérience du dessin surprenante: œuvre très inférieure, en somme, a la grande palette de Narou et à la plaquette précitée de Den. Après l'époque de Semerkha et de Qa, qui possèdent de grandes stèles en pierre, les œuvres'de dessin sculptural proprement dit deviennent très rares, — nous avons parlé, un peu plus haut, des monuments de l'architecture ornementale sous Khasekhmoui et Noutirkha, — et il faut dépasser l'époque de Noutirkha pour retrouver des œuvres de signification importante. Mais cette fois, avec les stèles sculptées et les chapelles en pierre, elles se présentent en grand nombre et leur série ne s'interrompra plus. On rencontre tout d'abord la séduisante et mystérieuse époque artistique des stèles d'Abnib et de Tetiankhni, des panneaux de Hesi, des statues de Sepa dont nous parlerons tout à l'heure. Sur les stèles de pierre et les panneaux de bois, le personnage représenté est le plus souvent assis, face adroite, devant le repas funéraire, quelquefois debout
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avec ses insignes ou ses armes, et nul détail de cette figure n'est inconnu pour nous; d'où vient cependant que ces tableaux ne soient pas entièrement conformes à l'égyptianisme très pur, très correct, vivant et néanmoins un peu froid des dynasties suivantes? Il s'y mêle ici une saveur plus difficile à définir qu'à sentir, mais qu'on ne comprendrait pas si Ton n'avait attentivement regardé les beaux reliefs du siècle de Menés et de Narou-Mer : ce sont les derniers effluves de 1' « archaïsme » qui imprègnent l'art memphite déjà constitué et produisent, immédiatement avant le règne de Snofrou, ce moment artistique unique où une sorte de vibration tiède enveloppe le modelé inimitable, les précis, doux et fermes contours des figures grandes et petites. Que l'on regarde maintenant les visages, on verra qu'ils portent une coiffure spéciale que la IV" dynastie ne connaît plus, quelquefois en frisons crépus, plus souvent en petites mèches disposées en zones horizontales et imbriquées comme des écailles, et Ton ne pourra s'empêcher de se demander d'où viennent ces figures autoritaires et fines, au nez parfois busqué, aux lèvres un peu grosses, dont le type s'éloigne de manière si frappante du type ordinaire du Memphite à la face bienveillante et ronde.
Les mêmes caractères, un peu atténués déjà, appartiennent aux figures de Nofir et de Khabiousokari, puis à celles des tableaux deMeidoum, où le dessin atteint par moments à une perfection qui ne sera pas dépassée ; ils s'évanouissent presque complètement aux tombeaux de Rahotep, d'Amten et de Merab. Les textes, cependant, parla forme et le groupement des signes, chez Hesi, chez Khabiousokari, participent aux singularités graphiques des figures et contribuent à donner aux tableaux l'aspect de délicate étrangeté qui nous charme dans les monuments de cette époque. Pour faire l'histoire des signes et groupes de signes, il faudrait descendre, des pictogrammes des cylindres et vases archaïques et des premières plaquettes, aux bizarres cylindres du siècle de Zet, puis aux cylindres déjà plus modernes de l'époque de Den et d'Azab ; après quoi
les documents laisseraient sans doute le chercheur dans l'embarras jusqu'à l'apparition des inscriptions de Hesi et de Sepa, caries nombreux cylindres du quatrième groupe royal, de Sekhemab à Noutirkha et Sanakht, ne manifestent rien en général, dans le dessin et la gravure, qu'une médiocrité correcte, régulière et désagréablement monotone.
La statuaire.
Les progrès de la sculpture statuaire semblent avoir suivi avec un certain retard ceux du dessin et de la sculpture en bas-relief. Nombre de statuettes anciennes en pierre, de valeur artistique assez faible, proviennent d'Hierakonpolis et d'Abydos et doivent être attribuées aux premières périodes thinites ; elles sont toutes sans inscription. La première inscrite est la statue agenouillée de Tamerithot (?), au musée du Caire ; elle appartient vraisemblablement à l'époque de Noutirni et sa facture est grossière. Point beaucoup postérieures, à coup sûr, sont quelques statues bien connues qui représentent, comme celles de l'époque suivante, des personnages assis sur un siège cubique : les statues anépigraphes de Naples et d'University Collège, dont les formes analogues se dégagent très lentement de la lourdeur épaisse des vieux âges.
La statue assise d'Ankh, à Leyde, vient chronologiquement ensuite; encoretrès embarrassée de lourd archaïsme, elle tient le milieu par sa facture entre celle de Naples, d'une part, et d'autre part les statues de Nezemankh qui appartiennent au règne de Noutirkha ; la statue d'Ankh est vraisemblablement de l'époque de Khasekhmoui. Quant à Nezemankh, dont les statues assises sont à Leyde et au Louvre, il marque la sortie de l'art statuaire de sa longue période d'inexpériencearchaïque et de préparation; ces statues sont les premières qui se dégagent décidément des formes épaisses et comme enveloppées où se perdaient les contours réels de la figure humaine.
Toutes ces statues sont coiffées en mèches imbriquées et disposées par zones horizontales, comme les figures des ]jas-reliefs de l'époque suivante; depuis celles de Naples
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et d'University Collège, elles ont toutes des dimensions analogues, environ 0",50 de hauteur totale; elles sont toutes en granit.
Une dernière statue assise, celle d'Aperankhou au British Muséum, et nous arrivons aux grandes statues debout, en calcaire, de Sepa et de Nesiaper (?) au musée du Louvre, contemporaines sans doute des panneaux de Hesi. Toujours la même coiffure pour Sepa ; quant à la dame Nesiaper, elle est coiffée, comme plus tard Nofrit, en épais bandeaux retombant en avant et encadrant la gorge, peignés en mèches verticales. Les progrès accomplis au point de vue technique sont immenses, les figures debout, prises dans le mouvement de la marche, mises en place avec un remarquable et victorieux souci de la vérité plastique; seuls, les bras sont collés au corps comme à l'époque antérieure, et les jambes ne sont point encore détachées l'une de l'autre.
On ne connaît plus ensuite d'autres statues' avant l'admirable couple de celles de Rahotep et rsofrit, amenées de Meidoum au musée du Caire. On a tout dit sur les caractères artistiques et techniques de ces monuments ; bornons-nous à noter la dernière trace d'archaïsme dont les sculpteurs de Meïdoum, à la fin du règne de Snofrou, n'étaient pas encore arrivés à dégager leur technique, et qui se manifeste par l'épaisseur des formes des membres inférieurs des personnages,
A la même époque il faut mentionner encore la statue de Khoutaa, à Berlin, et d'autre part, à Berlin également, la statue très connue d'Amten, dont certains détails sont fort particuliers. Quelque temps plus tard, enfin, la petite statue assise de Pehrounofir, au Louvre, est de facture entièrement memphite.
l. Où faut-il placer, dans le cours de celte histoire, les statues royales de Khasekhem trouvées à Hierakonpolis ? L'époque de Khasekhem est, comme on sait, tout à fait problématique, et ses statues, dont la facture est admirable, ne ressemblent ni à celles de l'époque de Khasekhmoui ni à celles du règne de Snofrou.
SYNTHfiSK HISTOUIQUK ET <:ONCLUSiONS iS.'i
Conclusion.
Nous nous arrêterons là dans cette description de la civilisation thinite et thinito-memphite, bien que nous ayions évité d'aborder nombre de sujets et passé sous silence, notamment, ce qui concerne l'industrie du cuivre et du bronze, l'orfèvrerie, l'histoire des outils et des armes en pierre antérieures à l'emploi du métal et qui atteignent, vers l'époque de Menés, à un si haut degré de perfection technique et artistique, enfin les objets mobiliers, bois et ivoires sculptés, vases en pierre dure, el l'immense série des vases en terre cuite. Ces diverses catégories d'objets sortent le plus souvent des limites chronologiques qui nous sont imposées; elles appartiennent surtout à la période des premier et deuxième groupes royaux, dAhou- Menes à l'Horus Qa, plus riches que les périodes suivantes en objets d'ordre spécialement archéologique, et leui' étude trouvera mieux sa place lorsqu'on fera l'histoire de cette période ancienne. Aussi bien, il est temps de donnée une conclusion aux considérations historiques et descriptives déjà longues qui résument le présent ouvrage.
Conclure, à proprement parler, n'est pas facile, étant donné que nous avons fait l'histoire d'une période déterminée avec un absolu désintéressement, sans souci de démontrer une thèse quelconque. Nous nous bornerons à enregistrer, une dernière fois, quelques principes importants et très généraux relatifs au classement des rois et à la méthode à suivre dans le travail d'élaboration historique.
l. Les trois premières dynasties de la tradition manéthonienne ne correspondent à aucune réalité manifestée par les monuments. Les rois s'ordonnent et se classent,
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d'après les monuments, en groupes monumentaux impossibles à réduire aux dynasties classiques.
II. Le classement des rois antérieurs à la IV dynastie est déterminé, presque partout, avec une certitude entière. Ce classement est uniquement fondé sur la comparaison des monuments et l'étude de l'évolution des particularités les moins soumises aux incertitudes de la variation locale, :'est-à-dire principalement des inscriptions. Lorsqu'on compare, aux listes royales classiques,. la liste des noms royaux des monuments, — liste incomplète, car la seule liste complète que permettent d'établir les monuments est celle des noms d'Horus, — on constate qu'un petit nombre seulement des noms royaux monumentaux connus jusqu'à présent se retrouvent dans les listes classiques, mais assez bien à leur place dans chaque cas.
III. Pour déterminer la place historique d'un monument nouveau, il faut procéder par comparaison avec les monujnents déjà classés, et de préférence, car c'est la seule méthode qui ne trompe pas, par la comparaison des textes inscrits. Si le monument nouveau porte un nom royal non rencontré encore, il faut éviter, autant que possible, d'avoir d'abord recours pour le mettre en place aux listes classiques.
A l'énoncé de ces résultats et principes de méthode, nous ajouterons maintenant une liste de ce qu'il serait désirable que l'on fit, dans l'ordre des recherches sur le terrain et dans l'ordre des publications, pour combler des lacunes documentaires notables et compléter nos connaissances dans le domaine de la période que nous avons étudiée.
Souterrains du tombeau voisin de la pyramide d'Ounas où iiirent trouvées les empreintes de cylindres de Hotepsekhmoui cL Kanib : publier un plan.
iimpreintes de cylindres de Perabsen trouvées par Daressy à Abydos : publier.
Tombeau de Hesi à Saqqarah : retrouver le tombeau, en faire un relevé.
Panneau de bois de Merab au Louvre : publier.
Pyramide de Zosir à Saqqarah : dégager le couloir incliné de Tentrée primitive et le remettre en usage, ce qui permettra d'éviter le parcours des périlleuses galeries à (leur de sol et les boyaux pratiqués par les violateurs; relever à nouveau le réseau des galeries souterraines; dégager l'extérieur du monument et chercher la chapelle de la face orientale.
Pyramide de Zaouiét El-Aryân : chercher la chapelle de la lace orientale.
Pyramide de Silah : exploration complète.
Tombeau de Khabiousokari à Saqqarah : retrouver l'édifice et chercher les puits funéraires dans l'axe.
Tombeau de Khoutaa à Abousir : retrouver le tombeau, si possible, et explorer complètement l'extérieur et l'intérieur.
Tombeau d'Amten à Abousir : retrouver l'édifice, en faire un relevé complet ; y a-t-il une deuxième chapelle? Chercher les puits funéraires.
Tombeau de Nofirmat à Meïdoum : chercher les puits funéraires, voûtés probablement à une certaine profondeur sous la surface du remplissage de terre damée, en pratiquant dans ce noyau, dans l'axe, une tranchée longitudinale qui n'affecte pas l'enveloppe. Il y a toutes chances pour que les sépultures de Nofirmat et d'Atiti soient intactes.
Tombeau de Khouhotep à Saqqarah : retrouver le tombeau, relever et publier intégralement la chapelle, chercher les puits.
11 serait extrêmement utile, enfin, de retrouver, d'explorer et de publier complètement un certain nombre de tombeaux de Saqqarah caractérisés par une superstructure en briques et très mal connus, jusqu'ici, par les seules indications de Mariette, notamment les tombeaux d'Api et de Bebi, superstructure en briques enchâssant des chambres en pierre du type de Meïdoum, le tombeau relativement récent mais singulièrement construit de Nofirhotep, dont la chambre n'est qu'une niche profonde terminée au
488 l|e ET III^ DYNASTIES ÉGYPTIENNES
fond par une stèle en pierre, et le tombeau de Khouni, dont la chambre est simplement ménagée dans la maçonnerie de briques comme dans certains des tombeaux à couloir longitudinal.
Tels sont les travaux dont l'étude des documents permet d'indiquer l'utilité ; dans la plupart des cas ils n'exigeraient pas de grands efforts. Tenons-nous prêts, en attendant leur exécution, à enregistrer les découvertes qui peuvent à chaque instant se produire dans une direction différente, et que les années qui viennent nous apporteront certainement de plus en plus nombreuses à mesure que nous saurons plus sûrement reconnaître un site ou un monument des périodes thinite et thinito-memphite. L'histoire de rÉgypte antérieure à la IV dynastie est encore loin d'être arrivée au point où il n'y a plus de révélations importantes à espérer, et si nous voyons clair, en somme, dans le développement de la civilisation, c'est tout au plus, au point de vue des événements particuliers et des hommes, si nous possédons le cadre de l'histoire future.
Index chronologique des monuments étudiés ou cités.
A hou.
Grande tombe de Negadah rz= 343-345, 372, 373-374. 47'J' Plaquette dite de Menés z=i 29 n. 2, 32 n. 3.
Empreintes de cylindres avec le titre j^^ zzz 233.
Narou-Mer.
Grande palette de schiste d'Hierakonpolis ^r 276, 480, 481.
Ahou et Narou.
Tombes du quartier B d'Abydos =: 339-340.
Zer.
Tombe 0 d'Abydos = 347-348. j,
Empreintes de cylindres avec le titre .^^ ^= ^33. Plaquette portant mention de l'aspersion purificatrice = i48
Zet.
Tombe Z d'Abydos = 348-35o.
Tombe de Nezlet Batran près Gizeh = 3ii-343, 372, 373-374,
Cylindres du vignoble royal =^ 78, 81, 4-^i- Vases du « lavage des mains du roi » = 147 -US.
l/Ahoii à Zpi.
Petites chambres funéraires à Naga ed Dêr = 34o, Tombeaux plus développés à Naga ed Dér = 34o-34i.
490 11» ET llh DYNASTIES ÉGYPTIENNES
Zel ou Den.
Un cylindre du vignoble funéraire rr 43i.
Den.
Tombe T d'Abydos = 35()-35i.
Tombe Y d'Abydos (tombe de Merneit) =z 35i-352.
Plaquette de la collection Mac-Gregor = i35, 48o-48t.
Plaquettes mentionnant l'essence « de Lybie » et l'essence « de cèdre » =3 221-222.
Cylindres du vignoble royal =: 78, 81, 429-431.
Cylindres du hirab r= ii3.
Cylindres des fondeurs de métal :zz i54.
Fragment de vase avec une titulature /oyale remarquable = 72, 455. '^
Azab Merbap.
Tomte X d'Abydos =352.
Cylindres du vignoble royal 3z 79, 81, i'do n. 2. Cylindres du « château du harpon (?) de la ville d'Horus » =87, Cylindre des « vins du service-rouge » := 100, n. 1. Cylindres du hirah :=: ii3.
Cylindres des fondeurs de métal = iâ4.
Vase à purifications = i52.
Den et Azab.
Tombeaux à Naga ed Dêr = 352-353.
Semerkha.
Bas-relief rupestre du 0. Magharah zz 86, i32-i35, 43o n. 2,
Tombe U d'Abydos =: 353-354-
Plaquettes mentionnant l'essence « de Lybie » et l'essence « de cèdre » zz 221-222.
Plaquette mentionnant l'aspersion purificatrice zr i46-i47
Cylindre du vignoble royal = 79, 81.
Cylindre du t< château du harpon (?) de la ville d'Horus » = 87,
Cylindre du hirab == ii3.
Cylindre portant la titulature royale complète rr i54.
INDICKS 491
Qa.
Tombe Q d'Abydos =z 354-356.
Cylindres du vignoble royal :=: 79, 81, 43o r\. ■?..
Cylindre du hirab r= ii3.
Cylindre des fondeurs de métal ;r i54.
Cylindre de Nibkhemtif =z 190.
Vases et plaquettes diverses =z 75, 87, i85 n. 1, 277.
Stèle de Sabouf =: 87, i85 n. 1, v>,ii n. 1, 277.
Hotepsekhmoui.
Cylindres L Deux cylindres des fondeurs de métal rz: i54, 1 57.
de < Deux cylindres du vignoble royal =: 8/, 1 55. Saqqarah. ( Cylindre du hirah = it3. i56. Vases divers provenant des tombeaux P et V d'Abydos := 85, 149, 102-1 53.
Ranib .
I Cylindre du kirab :=z vb- .
C \ A l Cy^i'^^ï"^ ^^ service des Jarres el de l'or ?j z= j5>,
de <
Saaaarah ] ^y*^"^*"® ^" " château du h..rpon (V) do la vill^^ ' / d'Horus r= 87, i58, i.S5 n. 1, 277. ' Cylindre des fondeurs de métal =z i58-i59. Vase à purifications du tombeau P d'Abydos (usurpé ensuite par Noutirni) rr i48, i5o.
Noutirni.
^ ,■ , ( Cylindre du vignoble royal et du hirah z=: A:^^i^:^:v^, Cyhndres ) ,.0 /-^ -^ + '
( Cylindres divers m 43i-432, 439-44o.
Deux vases provenant des tombes P et V d'Abydos zr i5i-i52,
De Hotepseklimoui à Noutirni.
Cylindre de Saqqarah appartenant à un prince ou une princesse =r 169.
Postérieur à Noutirni?
Statue de Tamerithot, 1 du Caire zr i43-i j6, i84, 449, 456, 483.
492 Jl« KT 11|« DYNASTIES F-^YPTIENNES
Sekhemah-Perenmat .
Provenant de f Cylindre du « sceau royal du Sud » = 120 (cilla tombe P < ché 122, par erreur). d'Abydos. ' Cylindres divers = 85, 87, 101, 120-121. Cylindre de la collection F, Pétrie, du « sceau royal du Sud » avec les noms royaux complets rr 122 (cliché 120, par erreur). Cylindre d'Abydos avec les noms royaux complets zr 123-124.
Perabsen.
Tombe P d'Abydos = 36o, 45i.
Deux grandes stèles de pierre n: 119.
Cylindre du hii-ab zz: ii3.
T^ . I Cylindre des services d'Isis =: 11 3.
Provenant 1 „ . ,. ,
, I Irois cylindres du vignoble royal =: 82, 106, ii4-
., . , 1 ii5, i56, A5i. cette tombe. ] ^ ,
Cylindre des services de Sit (à la titulature royale
sans encadrement) =: 107, 116-117.
Cylindres divers riz 84, 85, ii3-ii6.
Empreintes Daressy, provenant du voisinage de la tombe P =
Vase de cristal provenant de la tombe Y d'Abydos — 118, 45o.
Cylindre provenant de la tombe Ki de Bêt-Khallâf = 91, 118-
Cylindre de Nofir, empreintes dans les tombes P et V d'Abydos :=
Même époque?
Autre empreinte provenant de la tombe P rz 189, 201. Vase de Hapihapi, provenant de la tombe P = 194, 45i. Statue féminine anépigraphe de Naples =: 187, 483, Statue masculine anépigraphe de Londres = 187, 483.
De Hotepsekhmoui à Kkaseklimoui.
Tombeaux à voûte encorbellée à Naga ed Dér = 356-359.
Khasekhmoui.
Montant de porte en pierre d'Hierakonpolis = 73, 110, 45 1, 452,
Fragments en pierre provenant d'Hierakonpolis ^=: 110, 45i, 478.
Fragments en pierre provenant d 'El Kab =i no, 45i, 452, 478. Tombe V d'Abydos = 36o-362, 452.
Deux cylindres du vignoble royal =: 82, io5-io6.
i56, 452, Quatre cylindres des « vins du servicp-rouge » = 98- 102, 109.
Provenant Cylindre des « vins du Mur-Blanc » z=: 83-84, k'i • ^g Cylindre du pi hir outhou = 102, 264, 265.
cette \ Gy'i"^'''^ ^^ service des graisses de bœuf (?) rr 93, 1 04. tombe Cylindre à la titulature royale sans encadrement =1 75, 106.
Deux cylindres du « château du harpon (?) de la
ville d'Horus » nr 83^ 87, 108, i58, 277. Cylindre provenant des fouilles Amélineau r= 109. Cylindres divers = 85, 87, 101, 108, 109, 192, 193. Cylindre d'un « préposé au désert », petite tombe d'Abydos =: 109. Deux cylindres de la reine Nemathapi, tombes V d'Abydos et K 1 de Bèt-Khallâf — 88-90, 453, 456.
Trois cylindres de Haben; Abydos, tombe V et ailleurs zr 192, 193, 197, 2o3, 452-453.
Cylindre de Khapi fils de Haben; Abydos =: i85, 191, 2o3, 453. Cylindre de Khouabza (?) fils de Haben ; Abydos, tombe Vzr 104, 192, 2o3.
Cylindre de S... ab; Abydos, tombe V z=i 192, 193. Cylindre de Kamrou fils de Sezaoutab; Abydos rr 107, 198, 457. Cylindre de Hati; Abydos, tombe V z= igS, 197, 453. Plusieurs cylindres de Ankh; Abydos et Hierakonpolis rr 175, *77' 193, i97> 2o3, 2o5.
Statue de Ankh, D. 94 de Leyde =: 184-186, 453, 456, 483.
iVase du prêtre. . . , au musée de Bruxelles z= 86, 1 94 . Vase du prêtre de Bastit Sobkouhenrr 194, 289 n. 1, 3i5.
Vase d'Abni, au musée de Bruxelles =: 195, 45 J. Autres fragments de vases inscrits = 195. Deux vases inscrits (Abydos, époque douteusej, au musée de Bruxelles := 195-196.
Kkasekhem {époque de Khasekhmoui f).
Vases en pierre, statues et stèle au nom du roi r=: m n. i, 453 D. i, 484 n. 1.
494 lie ET nie DYNASTIES ÉGYPTIENKES
Nou tirkha-Zosir.
Bas-relief rupestre du 0. Magharah zr 65, 77, i26i3o, 180, 200, 271, 457, 48i.
Pyramide à degrés de Saqqarah = 53-54, 70-73, 411-422, 454,
Tombe Kl de Bèt-Khallàf r= 364-365, 369-370, 373, 418.
Tombes K 3, 4, 5 de Bêt-Khallâf == 367.
Deux cylindres des services d'Anubis; tombe Ki — 71, 74-76,
Cylindre du vignoble royal; tombe K 1 — 76 suiv., io4, io5, i56,
Cylindre des vins royaux; tombe K 1 :r: 91.
Cylindre des « vins du service rouge « ; tombe K i =: 86-87, '^8,
Cylindres des « vins du Mur Blanc » ; tombe K 1 =:::: 83 suiv., 101,
Cylindre d'office de rédaction intéressante; tombe K 1 =r 91-93, 268, 271.
Cylindre du « chef des suivants des canaux (?) » ; tombe K 5 rr 94, 265.
Cylindre de Nouzirou fils de Nouzi; tombe K 1 =::= 172-174, 4^6,
Cylindre de Khoufri; tombe K 1 =: 175, 4^6.
Cylindre de Hotepni; tombe K 1 rr 175, 456.
Cylindre de Sokhitankhni ; tombe K 1 =: 176, 456.
Cylindre de Nezem; tombe K 1 :=: 173, 178, 456.
Cylindre de Merab; tombe K5 zr: 179-180, 456.
Cylindre du prince Nezemankh; tombe K5z= 129 n, 5, i^3, 180-181, 456.
Statue du prince Nezemankh, D. 93 de Leyde zn 181-182, 456,
Statue du prince Nezemankh, A. 39 du Louvre = lôi, 18 2-1 83,
456, 483, pi. II.
Cylindre de Nezemab; Abydos =: 173, 175, 199, 456.
Cylindre d'Ahou; Abydos m 201.
Plusieurs cylindres de Nofirmat; Abydos et Hierakonpolis ■=: 176, 197-198, 200, 2o3, 456.
Cyhndre d'Irisen fils de Nofirmat; tombe K 1 rr: 175, 176, 197, 199, 2o5, 456.
Cylindre de Noutir fils de Nofirmat; Abydos z:i 176, 199-200,
Cylindre de Noûrmat-nit-ankh fils de Honi ; Abydos z=. 129 n. .', 176, 200, 456.
Cylindre de Haben-nofirmat-ankh ; Abydos rr 80, 176, 200, 202.
Cylindres divers ; Hierakonpolis et tombes K 1, 3, 4, 5 z= 73, 91. 95-94, 179-
Sanakht-I\'ofirkari {?).
Bas-relief rupestre du 0. Magharah =z i35-i39, 4^8, 48t.
Tombe K 2 deBêt-Khallâf =: 365-367, -^7"» 457-
Cylindredu service des greniers (donnait les noms royaux complets): tombe K 2 nr 140. 433, 458.
Deux cylindres du prêtre Anpouhotep ; tombe K 2 := 178,458.
Cylindres divers; tombe K 2 r= 140, 178-179.
Grand monument inachevé de Zaouiét el Aryàn z=: 4ii, 419-420, 434, 458.
Nombreux graffiti au nom de ISofirkari, et autres, sur blocs de pierre provenant de ce monument ::=: 434-438.
Epoque de Noutirkha et Sanakiit.
Tombe Covington à Gizeh 1= 371-374,418, 454, 479-
Tombe à la superstructure détruite, voisine de la pyramide d'Ou-
nas, où furent trouvées les empreintes de cylindres de Hotepsekhmoui
et Ranib =1: i53, 419, 454, 486.
Tombes l„ ■,/
1 K 2 in 210, o6q n. 1.
de -s ■> ^
Reqaqnan-sud. I r> ^ •,,>
Pyramide de Zaouiét el Aryàn = 419, 458, 487.
Petite pyramide de iSilah = 420, 458, 487.
Cylindre d'Ataiti fils de Merabankhit; Abydos :r: 199, 201, 456.
Cylindre de Merabankhit ou Amenrouf; Abydos (époque incertaine) n: 200, 201, 456.
Cylindre de l'agent des chasses Pakhemtif ; Abydos ^z 190, 201, 247, 456.
CyUndre de l'agent des chasses Ankhti ; Abydos z=. 201, 202, 247,
Cylindre de Ankh fils de Tes. .. ; Abydos := 202, 457 .
Cylindre de Nezemankh ; Abydos z=. 202, 456-457.
Deux cylindres de Khnoumhotep; Hierakonpolis 2= 2o3, 457.
Cylindre de Sesi ; Hierakonpolis n: 204, 457.
Cylindre de Khoui ; Hierakonpolis zz 204, 457.
incertaine.
496 Ile ET III" DYNASTIES ÉGYPTIENNES
Plusieurs cylindres de Haben ; Hierakonpolis (pourraient remonter au temps de Kiiasekhmoui) = 2o3, 204.
Cylindre du service des semailles; Abydos = 198. Cylindre de la dame Noutirhirs; Abydos r= 198, 457. Cylindre d'Amenrou ; Abydos =r 200.
. ^ . ( Cylindre de Hesouti; Abydos = 201.
Cylindre de Nofir; Hierakonpolis = 200, 45;. Cylindres divers; Abydos et Hierakonpolis z= 198,
Khaba, et 'période intermédiaire entre celle de Noutirkha et Sanakht et celle de Snofrou.
/ Cylindre de la collection F. Pétrie =z 92-93, Monuments de ] 268, 272, 459.
THorus Khaba. y Cylindre provenant d'Hierakonpolis := 92 n. 1,
Statue d'Aperankhou, 70 a du Br. Muséum =: 180, 187, 255-257,
461, 484v pl- 1-
tStèle d'Abnib, V. 121 de Leyde =: 218, 219-225, 227, 260, Sgo,
Stèle de Tetiankhni, au musée de Liverpool — 218, 225-23<), 390, 46o, 481.
Panneaux en bois du tombeau de Hesi à Saqqarah, au musée du Caire = 85, 129 n. 5, 180, 190, 218, 23()-235, 278, 390, 46o, 477» 48i, pi. IH.
Statues de Sepa et de Nesiaper, A. 36, 37, 38 du Louvre := i84, 187, 257-209, 461, 48 1, 484. pi- V.
Stèle de Nofir, de la collection Barracco à Rome r= 218-219, 227, 228, 236-242, 390, 4fio, 471^ 482, pi. IV.
R 88 A, tombe de Sameri, et sa stèle en pierre rz 210-212, 383, 459-460.
Tombes \ R 88 B-C, 89 = 383.
de < R 8o-85 =: 383.
Reqaqnah-nord. i R 54 = 212. 383-384-
I R 53, 58, 57 = 385. Tombe de Khabiousokari à Saqqarab, et ses niches en pierre au musée du Caire = 86, 129 nn. 4, 5, 1^9, 180, 218-219, 223-224, 227, 237, 238, 239, 240, 241, 242-255, 270-271, 390-392, 46o, 471, 479, 482, 487.
l-NblCtS 497
.Mhnial-Snofrou.
Premier bas-relief au 0. Magharah z=: i:îo-i3ti, 465. 48i. Deuxième bas-relief au 0. Magharah rr i;io-i3i, 46i, 46'>, 48i. Pyramide à degrés de Meïdoum z=z 422-425,464- Cylindres provenant de Hierakonpolis = 69, 464-
R 64, tombe de Soutenshepses, avec sa chapelle et sa stèle en bois, et un vase au nom Tombes j de Snofrou 1= 210, 212-9.15. 386-38;, 889-
de > 3go, 462.
Reqaqnah-nord. j R 63 =r 214, 387-388.
Fragments de la chapelle du tombeau de Khoutaa à Abousir : Louvre B. 1-2, Berlin 1141-2 et i5.3()2-3; statue de Khoutaa, Berlin 14.277 = 29, 36, 86, 92, 94, 190, 262-273, 278, 462-463, 471,476, 484, 487, pi. VI, VII.
Tombe de Nofirmat à Meïdoum, n° 16 (nomenclature Pétrie) = 85, i5i, iSg, 182, 194, 227, 238 n. 1. 286-296, 392-399, 463, 471, 479»
Tombe de Meïdoum n° 17 zz= 399.
K/teops.
Tombe de Rahotep à Meïdoum, n° 6 ; statues de Rahotep et de Nofrit au musée du Caire =:: 85, 86, i58, i83, 222, 223, 224, 227, 232, 274-285, 3^6, 392-399. 463, 471, 479, 484. ; n» 7 = 299, 400, 407.
l n" 22 :zr 217 n. 1, 299-300, 32i, 4<>7. Tombes 1 n'' 9, dite de Rano/îr z= 296-297, 399.
de < n"* 10, 11, 1 2 ;ir 400.
Meïdoum j n'' 4> tombe de Heknen nzr 186, 297-299, 4<><>, 464f n" 8 = 399.
, nos ,3^ 18 = 4t>7.
Tombe de Bebi à Saqqarah =: 4<'o, 4oi n. 1. 463, 487. Tombe d'Api à Saqqaïah r= 4o(>, 4t>i n. 1, 463, 487. Chapelle du tombeau d'Amlen à Abousir, et statue d'Amten, au musée de Berlin zz: 89, 129 n. 4) i^4 n- 2, 186, 189-190, 201,223, 224, 225, 227, 246, 27 1, 288, 289 n. 2, 3o4-3i2, 326, 392-396, 463,
Tombe de Pehrounofir à Saqqarah ^ 80 n. 2, 186, 335.
498 11^' hT 111'^ DY.NASTiKS EGYl'TlEiN'NES
Tombe de Kliouhotepà Saqqaiali zn i8o, i<)4, '-^66, ifScj n. i, ■iç^j, 3i.'î-3i6, 392-396, 463, 471, 487.
Chapelle de la tombe de Merab à Gizeh, au musée de Berlin = 227, 238, 288, 307, 3iy, 32J, 327, 329-330.
Niche en pierre du tombeau de Nofirni et NoQrshemem, au musée de Bruxelles = 317.
Fragments de niche du tombeau de Nofir et de Mi , au musée
de Bruxelles =r 3i6.
Tombeau de Soutenka à Gizeh= i5i, 182, 266, 276, 335-336,
Tombeau de Samnofîr à Gizeb rr 35 n. 2, 264 n. 2, 266, 319, 323,
Tombeau de louaofir à Dahchour = 3i5, 3 18, 402. Tombeau de Khemtni à Gizeh rz: 3i8, 323, 325, 327, 402. Tombeau de Safkhabouihotep-hati à Gizeh ==: 266, 319, 323, 325-
Tombeau de Tenti à Gizeh = 266, 319, 323, 325.
Panneau en bois de Merab, au musée du Louvre :=. 218, 235 236,
Panneau de même facture, au musée Guimet :=. 236.
Statue de la princesse Retaz, n" 3o65 du musée de Turin z= 187,
Khcpkren.
Tombe de Tenli àSaqqarahz= 86,319-320, 323, 326, 328, 333.
Fragments de la chapelle du tombeau de Shiri à Saqqarah : musées du Caire, Oxford, Florence et Aix-en-Provence zz 5, 34-36, 177, 216, 3i4, 324, 33o-333, 47(>-
Tombe de Teli à Gizeh := 324, 326, 332, 333, 334.
Fragments de la chapelle du tombeau de Meri, B. 49 <^, l>, c du Louvre = 227, 229 n. i, 23o n. 1, 233-234, 238, 3oo-3o4, 333-334.
Tombe deSitou à Saqqarah = 21 5-2 16, 217 n. 1, 23 1, 236, 32 1, 324, 408.
Tombe de Dadoufminou à Gizeh =: 32o, 324, 326.
Tombe de Snofroukhaf à Gizeh z=. 32o, 324, 464-
Tombe voisine de celle de Snofroukhaf à Gizeh zr 320, 324.
Tombe de la dame Hotephirs à Saqqarah z=. 324, -î-iS.
Tombe de Khafriankh à Gizeh = 322, 323-324, 326, 328.
Autres monuments de f Ancien tinfAre.
Tombe II 5o de Reqaqnah (IV*" dynastie) zz 210, 214. 21 5, 32i, 4o4-4o5.
l.Mt|('.i:S 4î»9
Tombe de Hatifi à Saqqarah (IV^ dynastie?) =3 217 n. 1.
Tombe R 70 de Reqaqnah (IV«ou ¥*= dyn.) ziz no, 214, 2i5, 216, 32 1, 4o5-4ot).
Tombe de Nofirhotep à Saqqarah (IV^ ou Ve dyn.) =z io3, 4oi n. 1, 487-488.
Tombe de Khounià Saqqarah (V' dynastie) = 216-217, 821, 4o8,
Monument du culte de Snofrou et de cinq de ses successeurs jusqu'à Ousirkaf (V"' dynastie) z=z 38-3y.
Monument du cuhe de Snofrou et de Dadkari (V« dynastie) r= 38-39.
Stèle annalistique de Palerme (V<= dyn.) r=r G, m, i44-i45, 173- 174, 449-450, 466, 472, 473.
Moyen Eni'pire.
Statue de Zosir dédiée par Sanousrit II, Berlin 7702 =: 38.
Statue de Snofrou dédiée par Sanousrit II, provenant du Sarbout el Khadim ; au musée de Bruxelles = 38, 3(j n. 2.
Base en pierre dédiée à Snofrou, provenant d'Abydos zr 39 n. 2.
Pa-pyrus Prisse, pour la mention des rois Houni et Snofrou =. 49-5 0.
XV IIP dynastie. Ramessides.
Stèle V. 1 de Leyde, monument du culte de Snofrou r= 39.
Grande liste royale d'Abydos (Seti I) zn 9-15, 426-428, /\'}?u
Liste royale incomplète de Gournah RamsesII) =: 9 n. 3.
Liste royale du tombeau de Tourroui à Saqqarah (Ramses II) =r 9-i5, 426-428, 433.
Naos d'Amonouahsou (XIX® dyn.), monument du culte d'un Teti, au musée de Marseille z= 33-3.».
Palette de scribe d'Amonouahsou, au musée de Berlin 3z 32-33.
Fragment provenant du tombeau de Mahou à Saqqarah, monument du culte de Zosir et d'un Teti. au musée du Caire = 429.
Papyrus chronologique de Turin = 9-i5, 42()-428, 4-^3.
Le conle du paysan (pap. de Berlin), pour la mention du roi Nibkari = 49-
Papyrus t de Saint-Pétersbourg, pour la mention de Snofrou z=
Papyrus Wcstcar, pour la mention des rois Zosir, Nibkari, Snofrou et Kheops := I7-48.
Papyrus médical Ebers, à Leipzig, pour la mention des rois Hesepti et Teti et de la reine Shesh = 39- ji.
300 Ile ET llle OYxNASTlES EGYPTIENNES
Papyrus médical de Berlin, pour la mention des rois Hesepti et Sendi ^: 39-40.
Papyrus médical de Londres, pour une mention de Kheops =:: 41 •
Saïtes et Perses.
Stèle du Serapeum avec mention de Noutirkha (XXII* dynastie) := 54-55.
Cercueil de Sonbouf (XXVI^ dyn.), avec mention du culte de Menés et de Zosir =: 32.
Statue de bronze de Sendi (époque saïle), au musée de Berlin =
Inscription de Khnoumabri au 0. Hammamât, comportant une généalogie remontant au temps de Zosir (règne deDarius I)^5i-53.
Stèle d'Ounnofir (règne de Nectanebo I), monument du culte de Menés et d'un Teti ; provenant du Serapeum ; au musée du Louvre irz 3i-32.
Statue du prêtre Amasis (époque perse), monument du culte de Noutirka Zosir, de Zosir-teti et d'un Ali ou Teti ; au mufeée de Berlin =z 36-38,62.