Quibell, ih., I, pi. II
3. Trouvés à El Kab, eu 1901, pur Sayce et S. Clarke ; v. Annales du Service VI (1905), p. 239. Sur uu fragment, le cartouche de Khasekhmoui ; sur d'autres, ligures d'homme debout eu bas -relief.
au § I et dans le résumé de la fin du § II, ces remarquables analocries.
Rappelons encore que Khasekhmoui est mentionné sur la stèle de Palerme, dans des conditions telles, malheureusement, que cela ne fournit aucun renseignement nouveau pour la classification historique'.
1. Le fragment conservé de la stèle de Palerme ne nomme, avant Snofrou, que Noutirni (Iro face, titre général de la 1. 4) et Khasekhmoui (même face, 1, 5, 4'"e case). On a tout au moins, ainsi, une vérification de l'antériorité de Noutirni et de son groupe.
Remarque. C'est à dessein que nous ne disons rien, ici, de l'Horas
Q (jï Khasekheni des monuments d'Hierakonpolis, dont la situation chronologique est encor incertaine. D'après l'inscription souvent décrite des vases d'Hierakonpolis (Quibell, I, pi. 36, 37, 38), dont les analogues sont à chercher sur les plaquettes de bois et d'ivoire de l'époque des Horus Qa et Den, on pourrait se demander si Khasekhem n'était pas leur contemporain, et cette impression n'est point détruite par l'examen de ses statues d'Hierakonpolis (Quibell, I, pi. 39, 40. 41), dont la facture est admirable, mais les inscriptions singulièrement concises et grossièrement gravées. On n'est point tiré d'affaire, non plus, par la jolie stèle d'Hierakonpolis (Quibell, II, pi. 58) dont la facture est si éloignée de tout caractère d'archaïsme; car àHierakonpolis, la perfection sculpturale n'est pas un argument pour mettre un objet à sa place chronologique dans les séries abydéniennes : se rappeler la surprenante différence d'aspect qu'il y a entre les grossiers monuments de Narou (Narmer) à Abydos, et les admirables palettes et tètes de massue du même roi à Hierakonpolis.
En général, cependant, on considère Khasekhem comme appartenant à la fin plutôt qu'au début de la période thinite. En 1898, déjà, W. M. Mùller pense [Or. Litteraturzeitung, I, p. 342-343) que la quasiidentité des noms de Khasekhem et Khasekhmoui correspond à un voisinage réel. En 1902, Naville (flec. de travaux, XXIV, p. 118) expose que l'Horus Khasekhem^ <( Lever du Sceptre », est le même roi que l'Horus-Sit Khasekhmoui, « Lever des Deux Sceptres », et malgré les critiques de Sethe {Beitrdge etc., p. 34-3.5), il reprend la même théorie en 1903 [Rec, de travaux, XXV, p. 220-221). En ce qui concerne le signe Q que le vautour tient dans sa griffe, dans l'inscription des vases,
et qui renferme le groupe 11 i . i , W. M. Mùller (Or. Litieraturzeitung,
I, 1898, p. 218-219, 345; III, 1900, p. 8), Quibell {Zeitschrift, XXXVI, 1898, p. 83), Maspero (/{ev. criti/{ue, 1901, p. 383) et Sethe (loc. cit.) sont d'avis quil faut voir là le cartouche rond sur embase avec le nom royal.
112 lie ET 1I1« DYINASTIES ÉGYPTIENNES
B. — Perabsen.
Le nom de Perabsen, dans le cartouche rectangulaire, est surmonté, au lieu de l'oiseau d'Horus, par le quadrupède de Sit, particularité qui fait de lui le SU Perabsen et le différencie des Horus royaux de toute époque. C'est un phénomène analogue de rédaction quifaitque Khasekmoui, dans la totalité des cas, est Horus-Sit au lieu à' Horus tout court; tous ces titres, comme on sait bien, sont équivalents, et expriment simplement l'idée àe divinité on de double divinité.
Presque tous les monuments de Perabsen sont des empreintes de cylindres, dont la grande majorité provient de son « tombeau » d'Abydos, iouillé successivement par Amélineau et Pétrie (P de la nomenclature de Pétrie). Quelques exemplaires des mêmes empreintes ont aussi été trouvés en d'autres points de la nécropole d'Abydos. Dans l'examen de cette série de cylindres nous suivrons, comme nous avons fait pour ceux de Khasekhmoui, l'ordre et le numérotage de Pétrie, Royal tombs, 11, pi. XXI, XXII; après quoi nous aurons à étudier un petit nombre d'autres cylindres et fragments trouvés par Pétrie, par Daressy à Abydos, par Garstang à Bêt-Khallaf, et nous terminerons par les grandes stèles de style archaïque d'Abydos.
Toutes les empreintes que nous allons voir, comme celles des cylindres de Noutirkha et de Khasekhmoui, pro-
tandis que Wiedemann [Or. Litleraturzeitung, III, 1900, p. 332-333) et Naville {loc. cit.) considèrent cette interprétation comme impossible. Loret, qui professe sur les représentations de ce genre des théories très personnelles, pense que « c'est le Vautour d'Ilithyia qui vient apporter au roi horien la soumission du roi Besch » [Rev. égyplologique, XI, 1904, p. 89). Ed. Meyer, eu dernier lieu {Aegyptische Chronologie^ 1904, p. 137), doute fort que Besh soit le nom royal de l'Horus, et, sans identifier Khasekhmoui avec Khasekhem, prend le parti de les mettre jusqu'à nouvel ordre à côté l'un de l'autre, par analogie. C'est une manière de voir qu'il faut bien adopter pour le moment, eu attendant quelque lumière nouvelle ; nous nous y sommes à peu près conformé dans le tableau qui figure au début du présent chapitre (p. 68).
MONUMENTS ROYAUX DATRS 113
viennent de sceaux d'office sans nom propre de fonctionnaire.
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Empreintes trouvées antérieurement à la môme place par Amélineau, publiées photographiquement dans Nouv. fouilles., III. XX, 1, 2, 3, 4.
Le possesseur de ce cylindre est « chef du hirab » ou de la « salle centrale » du palais. Le même titre se rencontre, — sans le complément phonétique Jj, — sur de très nombreux cylindres des Horus Den [RT I, 27, 44, 45, 50, 55; II, 140, 149, 153, 161), Azab(/?ri, 66, 70), Semerkha (75), Qa (78), Hotepsekhmoui (Saqqarah; Ann. du Service, III, 1902, p. 188, et Bull. Institut Égyptien, 1902, p. 109).
[ZEm Quant au domaine i— (^ (?) ®, nous ne savons où le
mettre.
Le titre « as (?) zef du trésor », comme au cyl. 167 de Sekhemab qu'on verra tout à l'heure; analogie déjà signalée à la fin du parag^raphe précédent. Mention du « service des plantations » ?