A FAMILLE I) E NAPOLEON
QLi:ind il s'agit de Marie-Louise, toute restriction il l'éloge disparaît : nul reproche, nul soupçon à son adresse. C'est un panégyrique vantant dans l'impératrice toute une profusion de blancheurs morales : fidélité, douceur, naïveté, innocence, franchise'. Elle reçoit dans les Lettres du Cap uu témoignage public de l'alTection de l'exilé : H II paraît que Napoléon est très attaché h Marie- Louise, et qu'il a la plus grande confiance en elk'-. » Loin de lui reprocher son oublieuse inaction depuis 1814, il ne songe qu'à la défendre contre le jugement des autres. Si O'Meara s'étonne que l'impératrice n'ait fait aucune démarche en sa faveur, il l'excuse comme il peut : « Elle est lellement circonvenue... Elle est jeune et craintive \.. » Il ne voit pas partir un de ses compagnons sans lui recommander d'aller voir « sa bonne Louise », et de l'entretenir de Sainte- Hélène*. Une semaine avant sa mort, il donne à Antommarchi ces suprêmes instructions : te Je souhaite que vous preniez mon cœur, que vous le mettiez dans l'esprit-de-vin, et que vous le porlit'z h Parme, à ma chère Marie-Louise. Vous lui direz que je l'ai tendrement aimée, que je n'ai pas
1. Mémorial, 11-13 novembre 181.J, 10-12 mars, 0 novembre 181C. — liecHs, I. 433.