Id., 20 janvier
7. /(/., 5 décembre 1816 : « Il est bien pénible pour moi que
COUItGAUD ET SON ,1 (• U II N A L . 301
Bertrand prête une oreille toujours attentive h ses doléances' : toujours prêt à accuser d'ingratitude et h faire des scènes de jalousie. Il lui faut, en attentions matérielles, la part due h ses services : sa chambre est moins bien meublée que les autres^, l'Empereur comble Montholon de dons pécuniaires, alors que lui Gourgaud n'a rien^; la famille Montholon absorbe toutes les provisions de Longwood*; de là cette tristesse, qui envahit de jour en jour le journal du pauvre exilé, cette « humeur inquiète et chagrine, noire et mélancolique », remarquée par Balmain^; de là ces perpétuelles scènes de jalousie qui provoquèrent ou qui prétextèrent le départ de Gourgaud % et que lord Rosebery a spirituellement dépeintes '.
Sa Majesté ne nous témoigne pas la moindre marque d'intérêt. Pour Elle, j'ai abandonné ma mère, ma patrie, mon étal, et j'en suis bien puni. » — Cf. le 12 décembre 1816 ; — le 11 février 1817 : « L'Empereur... n'apprécie pas l'attachement réel des gens. » — Le 30 juin 1817, etc.
1. Gourgaud, 12 mai, 10, 18, 19 juin 1817. Du jour où Bertrand se lasse des plaintes interminables de Gourgaud, ce n'est plus qu'un '" indifférent, un égoïste qui fait le ministre ».