Id., 27 décembre 1816. — Cf. 10 janvier 1817 : « Il faut
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i;ni\ qui ne sont p;is de sang bleu'... » Cette politique leur donnerait quelque répit, mais sans espoir d'affermissement définitif. « Au bout de cinq ans, les étrangers s'en seraient allés, et alors la nation aurait culbuté les Bourbons'. »
Jusqu'alors, les trois mémorialistes sont pleinement d'accord; mais, par moments, on observe chez Gourgaud quelque chose de nouveau; de l'idée particulière que, pour se maintenir temporairement dans un pays qui les hait, les Bourbons doivent gouverner avec vigueur et absolutisme, Napoléon glisse, comme par une pente familière, à l'idée générale que les nations continentales, à la différence de l'Angleterre, ne sont pas faites pour la liberté, qu'elles ont besoin d'être gouvernées monarchiquement, et par des souverains absolus. La persuasion intime de Napoléon s'introduit ainsi subrepticement dans Gourgaud, au milieu des longues et éloquentes déclarations libérales relevées par Las Cases.
Suivons les étapes de ce glissement. Parlant toujours de la politique des Bourbons, il échappe à Napoléon de dire : « Les Bourbons sont en bon chemin : les cours prévotales feront du tort à la
qu'ils complenl y perdre cent mille hommes en trois ans, mais, avec leur système actuel, ce sera bon. »
1. GoH/onwrf, 27 décembre 1816. — Cf. 24 mai 1816, 15 février 1817,