Récils (le la captivité, II, p
sonnelle de Napoléon. Rallier tous les bons Français, il le conseille au roi de Rome, même les anciens ennemis, même Chateaubriand, même — le cas échéant — Richelieu, dont il joint l'éloge à celui de Chateaubriand'; — mais qu'il écarte les traîtres. Et, après un moment d'indulgence, voilà Talleyrand condamné sans retour : soit que Xapoléon ait compris que des appuis plus désintéressés étaient nécessaires à la fortune de son fils, — soit qu'il faille des boucs émissaires pour les fautes et les défaites de l'Empire. Et, sous forme de pardon, c'est l'infamie qu'il inflige aux traîtres dans son testament : « Les deux issues si malheureuses des invasions de la France, lorsqu'elle avait encore tant de ressources, sont dues aux trahisons d'Augereau, Marmont, Talleyrand et Lafayette. Je leur pardonne. Puisse la postérité française leur pardonner comme moi ! »
1. Campagne irilalie, Canipo-Formio, I. — Rcciis, 30 Hécembre 1815.