LA METHODE DE TRAVAII. DE NAPOLEON
3° Les assertions de Bathurst déclarées fausses et vexantes ;
4° Celles calomnieuses.
Ce qui fera une vingtaine de questions où il a toujours tort, de sorte que le résumé se divise eu trois :
1° Résumé du bill', — des droits, — discussion des quatre restrictions faites par le gouvernement;
2° Démenti donné à un démenti qu'on lui donne pour de fausses assertions^;
3° Assertions calomnieuses. Ton de mépris. Inconvenance de l'exécution du bill depuis l'arrivée h Sainte-Hélène.
« La péroraison doit être en deux parties : résumer et récapituler ceux ci-dessus (sic) — et la deuxième partie, considérations générales pour prouver que tout va au but dans le fait bien exprimé, dans l'intention dite plus obscurément de tuer l'Empereur'^. Enfin finissant par une com-
n'a pas répondu à certaines propositions du gouvernement (voir Forsyth, IV, 172).
1. Le bill du II avril 1816, réglant la captivité de Napoléon.
2. Voir Forsyth, IV, l.'il-180. Cette phrase peu claire semble correspondre à l'examen détaillé des assertions de lord Bathurst : cette partie est en effet une série de démentis donnés à lord Bathurst, qui avait, dans son discours, donné des démentis aux plaintes de Napoléon. On doit donc comprendre : démenti donné (par Napoléon) à un démenti que lord Bathurst donne à Napoléon, etc.
3. La phrase, mal faite, est assez claire. Notez la rapidité de la dictée qui indique deux parties, et ne corrige pas quand une troisième idée apparaît.
50 onir. INES ni; la i.ecexdi; napoléonienne.
paraison, celle (.rAuiiibal, ce qui finira les trois parties de la péroraison. »
Après avoir ainsi lait ramasser par ses compagnons, sous sa direction, les faits de son histoire, Napoléon donne sa part personnelle de travail.
2° Cette seconde phase nous est présentée de même par Las Cases et Montholon. S'étant pénétré de son sujet par la lecture des notes rassemblées, Napoléon dicte à un de ses compagnons un chapitre ou un fragment de chapitre : celte première dictée n'est, en terme de métier, qu'un monstre, « souvenirs sans réflexion, sans classement' ». Le collaborateur emporte chez lui les notes prises tant bien que mal, avec des procédés sténographiques (car Napoléon dicte très vite), et les met au net. Il rapporte son travail à Napoléon le lendemain, et celui-ci, s'en servant comme de notes, et le tenant à la main, dicte une seconde version, plus mûrie, « plus positive, plus abondante, mieux ordonnée, présentant même parfois des différences matérielles avec la première- ». Le collaborateur la met au net comme la première et la rapporte le lendemain; et cette mise au net « devient la minute du travail personnel de Napoléon, il la corrige de sa main, généralement au crayon^ ». Dès lors, le