ECOLES
Il n'y a pas, c'est vrai, à intervenir dans la direction des écoles existantes. L'université d'une part, les congrégations enseignantes de l'autre, en fermeraient victorieusement la porte aux suggestions qu'on voudrait essayer. Les écoles libres sont libres, c'est tout dire.
Mais on peut, sans entrer dans l'école, s'occuper des enfants qui restent dehors, faire la chasse aux parents coupables d'oubli ou d'exploitation prématurée,* subventionner au besoin l'indigence pour l'empêcher d'enfanter l'ignorance, décréter en un mot l'instruction obligatoire par décret privé, à défaut d'un décret public.
On peut aussi en créer, des écoles, et provoquer des associations de pères de famille si les souscriptions (1) au profit de l'œuvre générale
(1) Qui sait d'ailleurs ? de temps à autre on apprend que quelque original, Américain ou Anglais, vient de détacher de sa gerbe, qui un demi-million, qui un million, qui deux, consacrés à des œuvres d'utilité publique. La Société industrielle^ par qui la Ligue est faite depuis longtemps à Mulhouse, a reçu coup sur coup : cette année, de M. Haffely, une rente annuelle de 5000 fr., pour aider au développement *de Tinstruction populaire ; Tannée dernière, de deux frères, MM. Siegfried, 100.000 fr. pour la fondation d'une école commerciale, aujourd'hui en plein exercice. M. Jean-Jacques