LECTURES ET COURS PUBLICS
La citation prise dans la Courte échelle du Savoir aura, je le suppose, renseigné sufiisamment les lecteurs du 2® bulletin sur ce qui peut se faire dans ce sens-là. Conçue ainsi par ses adhérents, la Ligue transformerait la France en tine vaste école mutuelle où les aines se feraient partout les professeurs de leur cadets. C^est là sans contredit le côté le plus important de Pœuvre de la Ligue, le pins difficile à mettre en train, il est vrai, parce qu^il demande un effort de parole publique auquel trop peu sont habitués chez nous, le plus méritoire aussi par cela même. A ce signe se feront reconnaître les vrais citoyens, ceux qui prendront au sérieux leur métier de ligueur.
Je puis indiquer, du reste, aux timides un moyen excellent de s^aguerrir à bon marché. C^est la leçon de bibliothèque faite aux lecteurs inexpérimentés sur ceux des livres mis à leur disposition qui demandent, pour exercer une attraction sur eux, quelques explications préliminaires et Tannonce préalable de ce qu^on y peut apprendre. La lecture des passages les plus frappants du livre, interrompue à Toccasion par quelques commentaires, devant remplir la plus grande partie de la séance, la perspective dMmprovisation s^y réduit à peu de chose, et le livre est toujours là, en guise de branche où s^accrocber, pour Porateur qui risquerait de se noyer.