‹ Les origines de la Ligue de l'enseignementChapitre 38 sur 89 · SOCIÉTÉS OUVRIÈRES D'INSTRUCTION · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉS OUVRIÈRES D'INSTRUCTION

II est une autre institution que nous pouvons emprunter de confiance à PAllemagne, où elle a fait faire, dans ces dernières années, d'immenses et rapides progrès à Péducation du peuple. Ce sont les groupes formés spontanément par ceux-là même qu'il est question d'instruire et qui avisent eux-mômes à se pourvoir de professeurs. L'entente serait facile à établir entre les groupes de ce genre-là et ceux où l'on chercherait à se pourvoir d'élèves. Aux ouvriers qui se sont fait inscrire sur les listes de la Ligue revient ici naturellement l'initiative à prendre ; mais il n'est pas besoin d'être ouvrier pour y mettre la main. Nous sommes tous chez nous dans les choses qui sont d'utilité publique.

Voilà en gros ce qui me parait possible présentement. Ce n'est pas tout assurément, et les groupes qui verraient d'autres missions à se donner en demeurent parfaitement les maîtres, cela va sans dire.

Je prie instamment tous les adhérents de chaque liste de me faire savoir, dans le courant de ce mois, ce dont ils seront convenus entre eux. Je rendrai compte dans le 3* bulletin, que je reporte au 15 mai, du résultat général des délibérations, et j'esprère bien qu'il aidera la conception de la Ligue à se préciser davantage dans

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