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Or, ces schèmes, il suffit d'y jeter les yeux pour reconnaître des dessins imaginés par Léonard de Vinci (i). En la âg. 67, les dessins  et B sont ceux de Léonard, les dessins C et D ceux de Benedetti.
De Léonard, Benedetti reproduit même les erreurs ;
tD Les Manutcrits de Léonard "de Yinci, publiés par Ch. Ravaisson- Hollien, Us. E de la Bibliothèque de l'Instimi, fol. S9, recto.
un Chapitre (i), par exemple, est consacré à répéter la règle inexacte de composition des forces à laquelle le grand peintre s'était arrêté, après avoir clairement vu la loi véritable.
En ce Chapitre, Benedetti considère un poids n (fig. 68) que soutiennent deux appuis n o, n u. Si ces deux appuis sont de même obliquité, «* il est clair par le sens commun que la vertu du poids n se divisera en deux parties égales,
une moitié reposant en o et l'autre moitié en w, par Tintermédiaire des deux lignes n o, n u r>. Dans le cas général, ** il est clair que si la verticale n i est plus éloignée du point d'appui u que du point d'appui o, une part plus considérable du poids n s'appuiera en o qu'en u. La partie du poids n qui presse en o sera à la partie du poids n qui presse en u, non pas dans le rapport des angles uni, on i, mais dans le rapport des longueurs u i, o i. «
Certaines idées fausses de Léonard de Vinci nous sont donc pieusement conservées par Benedetti ; mais des pensées fécondes qui avaient agité ce grand génie, des belles découvertes faites par son Précurseur, que reste-t-il en la Statique de Guido Ubaldo et de Benedetti? Presque rien. Toutes ces vérités, il faudra les découvrir à nouveau. C'est à quoi vont s'employer Galilée, Simon Stevin, Roberval, Descartes et Torricelli.
(1) J. B. Benedicii Diversca^m speculationum... De mcchanicis, Cap. V.