‹ Les origines de la trépanation décompressive. Trépanation néolithique, trépanation pré-colombienne, trépanation des Kabyles, trépanation traditionnelle. Avec 32 figuresChapitre 20 sur 64 · ESSAIS MODERNES · texte numérisé non relu

ESSAIS MODERNES

Procédé Lucas-Championnière.

{Expérience faite en 18^6).

La fig-ure 4 est une photographie du crâne que j’ai trépané en 1876. J’ai fait cet essai qui est décrit plus loin (pag-e 84) sur le pariétal droit d’une femme de 35 ans en procédant depuis le commencement d’opération jusqu’à là fin, comme si j’opérais sur le vivant. L’opération dura 35 minutes exécutée avec un silex non taillé.

On peut remarquer l’identité absolue de la fig-ure avec celles de J. de Baye, comme avec celle des photographies Péruviennes. On peut remarquer que les dentelures qui pourraient être rapportées à l’imperfection de la technique de la trépanation sont identiques à celles d’un dessin de de Baye et à celles représentées dans une photographie d’Escomel. Ces dentelures, dont il est très facile de comprendre la formation, quand on admet mon procédé de trépanation, ne seraient guère admissibles avec le procédé du grattage.

Le schéma de l’opération telle que je l’aie conçue et exécutée est le suivant ; (voir le^ figures pages 87, 88, 89).

A l’aide d’une pointe mue d’un mouvement de rotation pénétrer l’os.

Faire une série de perforations allant jusqu’au delà de la table interne. Rapprocher ces perforations suffisamment pour qu’elles empiètent les unes sur les autres.

Fusionner entre elles ces ouvertures à l’aide d’une pointe ou du tranchant d’un silex de façon à effacer plus ou moins complètement les dentelures.

La rondelle circonscrite détachée sera facile à soulever avec tout instrument infiniment moins dur que l’instrument de pierre.

J’ai exécuté l’opération sur le crâne de la planche i4 en 1876 et j’ai publié le dessin de ce crâne dans mon livre : La trépanation guidée par les localisations cérébrales, en 1878.

PIÈCE DE LÜCAS-CHAMPIOXNIÈP.E

Fig. 14. — Essai de trépanation avec un silex non taillé par le procédé Lucas-Ghampionnière, photographie par M. Plaman.

RONDELLES CRANIENNES

Rondelles ou amulettes crâniennes.

Les pièces constituées par les rondelles crâniennes sont plus rares que celles des crânes perforés.

Dans le beau Mémoire de Joseph de Baye, auquel j’ai déjà emprunté les planches i et 2, il y en a plusieurs échantillons fîgnrés ci-contre planche i5.

Le n» I représente un fragment trouvé par Prunières dans un dolmen de la Lozère, détaché du pariétal. Les bords étaient polis. Cette rondelle fnt trouvée dans l’intérieur d’un crâne exhumé du dolmen de la Lozère, crâne qui était lui-même trépané. Comme pour toutes les autres rondelles, les bords sont taillés au biseau aux dépens de la table externe.

Le n" 2 a été découvert par de Baye dans une slation de la vallée du petit Morin, dans la Marne. C’est un fragment triangulaire. Vu comme le précédent sur ses deux faces, il est considérable, mesure 43 millimètres à sa base et5i millimètres de la base au sommet.

Le troisième fragment plus petit m 3, représenté de la même façon, est perforé d’un trou, comme on l’a rencontré souvent, considéré comme un trou pour la suspension. Comme sur toutes les autres pièces de ce genre, on voit que le biseau est taillé aux dépens de la table externe du crâne.

Cette rondelle comme la précédente a été trouvée par de Baye dans la vallée du petit Morin.

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