‹ Les origines du droit de régaleChapitre 87 sur 87 · Mabillon a songé à Lérins (an Lerinum nohis ignotum · texte numérisé non relu

Mabillon a songé à Lérins (an Lerinum nohis ignotum

Monasterium Mauri, Mah. — h) Saviniciaco, 1, 2 (Saviniaco, Del.). — i) Erudatis, 1, 2 (Sirrn. donne à Verratum la correction Crudatis adoptée par Bal., Del., Le C). — k) Sclipwanc, 3. — l) Scultzurburna, 2. — m) Bawaria, 3. — n) Mcchcma, 1, 2, Le C. ; Mechcma lege Methema, Mah. — o) Sconenauva, corr. Pertz, Bor. — p) Alozeburch, Mah. ; Moseburch, corr. Pertz, Bor. — q) Wizzcnbrunico, Mah., 3. — r) Filiberti, Mah. — s) Karrofiui, 3. — t) al. lirantosmense, 2 ; Brantosmcnsc, Del. ; Brantosmum, 3. — u) Menadivii, 2,

Monasteriiim Psalmodium.

Monasteriiun Anianiim.

Monasterium sancti Tiberii.

Monasteriiim Villa magna.

Monasterium sancti Pétri in

Lunate.

Monasterium Caunas.

Monasterium Castelli (y) Ma- Montolieu (Carcassonne)

lasci.

Monasterium sanctœ Mariée Ca-

pariensis (z).

Monasterium sanctœ Mariae ad

Orubionem.

Monasterium sancti Laurentii.

Monasterium sanctœ Eugeniœ..

Monasterium sancti Hilarii.

Psalmodi (Nîmes).

Aniane ( Maguelone).

Saint-Thihéry (A^de).

Villemagjie (Béziers).

Joncels (id.).

Cannes (Narhonne).

Cabrières (Narhonne).

La Grasse (Carcassonne).

Saint-Chignan (Narhonne).

Sainte- Eu génie (id.).

Saint-Hilaire (Carcassonne).

Arles au Valespir (Elne).

Saint-Papoul (Toulouse).

Sorèze (id.).

Mas d'Azil (id.).

Venerque (id.).

Serres (A uch) .

Simorra (id.).

Saint- Michel de Pessan (Auch^

Monasterium Valle asperii.

IN TOLOSANO I (a)

Monasterium sancti Papuli.

Monasterium Suricinium (b).

Monasterium Asilo (c).

Monasterium Venercha.

IN WASCONIA :

Monasterium Cella-fraxilii.

Monasterium Cimorra.

Monasterium Piciano (d).

Monasterium Altum fagitum(ej Saint- Sixte de Fagito. (id),

Monasterium sancti Savini. Saint-Saçin (Tarhes).

His (f) prœdictis monasteriis prsefatus imperator, sicut supradictum est, statutum scribi fecit atque manu sua firmavit et annulo (g) suo imperiali sigiilare fecit.

Le C. (Menadinii^ Del.). — x) Anthonii, 3. — y) Castrelli^ 1, Le C. — z) Caprariensis^ 3. — a) Tholosano^ 3. — h) al. Surizinum^ 2 ; Surizinum^ Del. ; vel. Soricinum^ Le C. — c) al. Mansi Asilli, 2, Le C. ; Mansi Asilis, Del. — d) Pisciano^ Mah., Bouq. ; Visciano, 3. — e) fragitum, 1, Le C, Mah., 3. — j) Hic, 1 ; deest Le C. — g) anulo^ 1, Le C.

BULLETIN CRITIQUE

Henri Lévy-Bruhl. — Les Élections abbatiales en France. Époque franque. — Paris, Rousseau, 1913. In-8^ de 203 pages.

Dans une introduction étendue, M. Lévy-Bruhl étudie d'abord la législation qui régit l'attribution des fonctions abbatiales : les prescriptions des règles monastiques qui expriment au sujet du choix des abbés l'esprit et les vœux des représentants les plus qualifiés de l'institution monastique, les canons des conciles qui marquent sur ce point le sentiment et les prétentions de l'épiscopat, enfin la législation séculière, qui, au moins à l'époque carolingienne, prend position en faveur du principe de l'élection des abbés. La conclusion qui ressort de cette étude est que le droit n'est pas fixé et que l'élection abbatiale demeure une matière purement coutumière.

En l'absence d'un droit proprement dit, quels sont les procédés coutumiers à l'époque mérovingienne, puis à l'époque carolingienne? Tel est l'objet de la revue minutieuse que M. Lévy- Bruhl fait de tous les documents qui se rapportent à la désignation des abbés. Il examine successivement les droits qu'exercent en cette matière les fondateurs ou propriétaires des monastères, l'évêque diocésain, le roi et enfin, au couchant de l'époque carolingienne, le pontife romain.

En conclusion, le fait qui à ses yeux domine toute la question, c'est l'appropriation des monastères. Le droit du propriétaire, qu'il s'agisse d'un propriétaire laïque, des évêques ou des rois, fait obstacle à l'établissement de la pratique des libres élections, à laquelle tend l'institut monastique. Ce droit, à la vérité, est battu en brèche par l'épiscopat, puis par la royauté et enfin par la papauté. Mais ces pouvoirs supérieurs sont amenés eux-mêmes à user de l'appropriation, seul moyen de combattre l'intrusion du propriétaire antérieur. L'épiscopat ne réussit pas à établir les droits auxquels il a prétendu ; la royauté, à l'époque carolingienne, étend au contraire les siens, grâce à la tuitio, sur des monastères qu'elle arrache à la propriété des particuliers ou des évéchés. La papauté prélude enfin au ix^ siècle à l'action décisive qu'elle exercera plus tard en procurant à un très grand nombre d'établissements la lihertas romana qui comporte la liberté des élections.

Cette monographie, dont nous avons retracé les grandes lignes,

BULLETIN CRITIQUE 495

est conduite avec une nnéthode rigoureusement scientifique. L'auteur procède à une longue analyse avant de condenser en une synthèse rapide et discrète ses conclusions. Elles s'imposent, nous semble-t-il, dans leur ensemble et il serait oiseux d'y chercher matière à petites chicanes.

Le procédé d'une monographie qui fait porter toute la lumière sur un point unique, ici la désignation des abbés, a de très grands avantages dont l'ouvrage de M. Lévy-Bruhl présente un parfait modèle. Il a aussi quelques inconvénients, dont le principal est de mettre au premier plan une institution qui peut être intermittente, secondaire et subordonnée. C'est le cas de Vélection des abbés. En fait, l'élection par la communauté n'est à l'époque franque qu'un des modes de désignation et en somme l'un peutêtre des moins fréquents, celui que combattent et détruisent le plus souvent les conditions faites aux établissements religieux. Ce mode de désignation est subordonné non seulement aux droits que revendiquent sur les monastères le fondateur, le propriétaire, l'évêque, le roi, le pape, mais encore au concept qu'on se fait de la charge abbatiale, à la place qu'elle tient dans l'institution tant spirituelle que séculière, au statut général qui régit toute l'institution monastique. M. Lévy-Bruhl note (p. 131) les raisons d'ordre politique qui contraignirent les rois à nommer eux-mêmes des abbés. Si les abbés sont tenus, à l'épocjue carolingienne, à servir le roi, c'est essentiellement parce que le gouvernement du monastère est devenu une ahhatia. Celle-ci étant l'équivalent d'un bénéfice séculier tenu des rois, ils s'en attribuent nécessairement la collation. Dans l'évolution que subissent les institutions monastiques, c'est le fait essentiel qui la commande toute.

L'étude poursuivie à part de la législation, puis du droit coutumier, réserve au premier des deux exposés l'examen de textes juridiques qui ne sont pas sans action sur la pratique. C'est le cas des décisions prises par les capitulaires de Louis le Pieux en matière électorale. M. Lévy-Bruhl, qui les signale dans son introduction, n'en parle plus quand il décrit plus loin la pratique observée par les rois carolingiens. Les privilèges de libre élection délivrés par Louis le Pieux peuvent-ils être séparés de la mesure législative qui en 817 accorde aux moines la liberté électorale? A ce propos la distinction faite par M. Lévy-Bruhl (p. 38) ne nous paraît pas fondée. L'acte de 817, écrit-il, accorde aux communautés la liberté électorale; mais il leur fallait un privilège particulier pour l'exercer. Nous examinons précisément, dans un article de cette même revue, quelle est l'exacte portée des décisions prises en cette matière par Louis le Pieux.

E. Lesne.

496 REVUE d'histoire 'de l'église de FRANCE

Dom Germain Morin. — Anecdota Maredsolana. Seconde série : Études, textes, découvertes, contributions à la littérature et à r histoire des douze premiers siècles. — Abbaye de Maredsous (Belgique); et Paris, A. Picard^ 1913. In-80 de xn-526 pages. Prix : 12 fr. 50.

Dom Germain Morin a publié, sur l'histoire et la littérature religieuses des douze premiers siècles, une foule de mémoires épars dans diverses revues et d'une consultation malaisée, puisque, à ce qu'il nous apprend, plusieurs avaient fini par lui échapper à luimême. Il répond au désir de beaucoup de ceux qui s'intéressent au passé chrétien en inaugurant une seconde série des Anecdota Maredsolana, destinée à recueillir ces études et à les compléter par les textes inédits qui s'y réfèrent.

On connaît l'ensemble de qualités qui font de dom Morin un des doctes représentants de la grande tradition bénédictine. Sa critique est pénétrante et sa connaissance de l'ancienne littérature chrétienne étendue. Il possède une sorte de flair, j'allais dire de divination, un art de former des hypothèses fécondes qui rappelle celui de Jean-Baptiste De Rossi : quelques lignes, parfois quelques mots, suffisent à l'orienter vers d'insignes découvertes. Textes inconnus, textes mal connus, s'éclairent à être rapprochés entre eux. Des documents rejetés en bloc comme apocryphes acquièrent du crédit et sont restitués à leurs maîtres véritables, lesquels, pour n'être point toujours aussi illustres qu'on l'avait cru jadis, « n'en avaient pas moins de droit à leur bien, ni, pour nous, moins d'intérêt ». Le reproche, adressé aux travailleurs, de se borner à démolir, injuste souvent quand il vise la critique contemporaine, porte à faux quand il s'agit du bénédictin de Maredsous. Son action est excellemment constructive. « Pour ne parler que de ce que l'on trouvera dans ces pages, remarque-t-il, ce sont bien des sortes de résurrections que celles de ce Grégoire d'Elvire, de ce Niceta de Remesiana, de ce Jérôme prêcheur à Bethléem, de ce Pacien de Barcelone, de cet Arnobe le jeune, de cet Amalaire de Metz et de tant d'autres, hier encore à peine connus, ou mutilés, ou pris pour d'autres, ou privés d'une portion importante de leur bien littéraire, et désormais remis dans leur vrai jour, reconstitués parfois de toutes pièces, enrichis de tout un héritage insoupçonné. »

Est-ce à dire que toutes les conclusions de l'auteur s'imposent? Il n'y prétend pas. Plus d'une a été modifiée par lui, jusque pendant l'impression de ce volume; sur tel ou tel point complique sa manière de voir pourra changer encore. Et tous sans doute ne

BR 252 .L48 1900 IMS Lesne, Emile, Les origines du droit regale 47091368

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