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le fit sur les cœurs de grenouilles, de lézards, de crapauds, de poissons, etc.; Et il conclut :
QI n'est pas douteux, d'après ces expériences, « que l'incitation métallique agisse et sur les muscles € dépendants de la volonté et sur ceux qui en sont € indépendants: mais sur ceux-ci plus faiblement que « sur les autres. Et, comme il a été prouvé plus haut « que les phénomènes galvaniques ne sont déter- € mincs qu'au moyen des libres sensibles, ces expé- « riences confirment encore celle vérité très impor- «€ tante que les contractions da cœur sont modifiées « par l'influence nerveuse. »
Aldini s’occupa très activement de cette question ; mais il le fit surtout plus lard,après la découverte de Volta. Dans l’exposé de ses expériences, il reconnaît qu’il eut un devancier très habileen Grapengiesser(a) à qui le hasard fournit l’occasion de « voir le mou- « vement vermiculaire des intestins augmenté par « l’action du galvauisme, chez un homme vivant « auquel, par suite d’une hernie scrotale, les gros
a. Grapengiesser (Carl. Johann Christian), médecin allemand, né à Parchim dans le Mecklembourg-Swerin en 1573. Exerça d'abord son art dans sa ville natale,puis vint à Berlin en 1599. Il y fut nommé membre du Collège médico-chirurgical en 1503. I était en outre médecin pensionné de la ville, premier médecin du prince royal et médecin conseiller du roi. I! mourut le 13 oct. 1813 du typhus. Les écrits qu’il a laissés sont peu nombreux, mais intéressants : un seul à trait au galvanisme et parut à Berlin en 1801 sous le titre de : Versuche den Galvanismus zur Heilung eniger Kaukeiten auzunden. On trouve un extrait de cet ouvrage dans la bibliothèque germanique de Brever et Delaroche.
H. Chaufour ù 5
«intestins sortaient du ventre ». Cette intéressante observation fut aussi rapportée par différents auteurs et par Humboldt en particulier. Elle eut naturellemént un grand retentissement : On essaya aussitôt d'utiliser ces propriétés du galvanisme dans les applications thérapeutiques et, sans vouloir dépasser la limite de ce sujet, je crois utile de rappeler qu'en 1803 Le Journal du galvanisme relatait que Mongiardini de Gênes, « appliquant les conducteurs de la « pile, l’un à l’arrière-bouche, et l’autre à l'intestin « rectum, détermina des évacuations alvines et des
« contractions intestinales même quelquefois assez
« fortes pour donner de légères coliques ».
9° Nécessité d'un circuit métallique conducteur ; sa composition. — Galvani s'était rendu compte,en variant les conditions de ses expériences que, pour obtenir des contractions, il fallait un circuit composé de corps conducteurs et fermé. Voici le récit de la première expérience concluante qui le conduisit à cette idée (30) :
« Lorsqu'il tenait, d’une main, une grenouille « préparée, à l’aide du crochet métallique fixé à son « épine médullaire de manière que l'animal touchât « par les pieds le fond d’une bassine d'argent et que « de l’autre main il frappait avec un corps le fond ou «les parois latérales de celte même bassine, les « muscles de la grenouille s’agitaient par des convul- « sions violentes, ce quise renouvelait chaque fois
€ qu'on avait recours au même procédé. Galvani fit
« alors tenir par un autre que lui la bassine d’argent 3 € pendant qu'il continuait lui-même à toucher avec € un métal la bassine d'argent. Dans ce cas ci les 2 « contractions manquèrent. Il s'avisa alors de tenir la 4 « grenouille d’une main et de donner son autre main .& à celui qui frappait la bassine d'argent. Ce ne fut ; € pas sans un grand plaisir qu’il vit les contractions ; « se rétablir pour cesser de nouveau quand les mains « des deux opérateurs n'étaient plus unies. Les con-
« tractions cessaient pareillement lorsque Galvani