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ATTITUDE DE LA REINE DANS LA QUESTION RELIGIEUSE

à la propreté de la table de communion. A la (in du même mois, une proclamation interdit les bagarres, les marchés, les réunions d'affaires dans la cathédrale de Saint-Paul et dans les autres églises où ces abus étaient fréquents.

Au mois d'août 1561 ', Elisabeth, au retour d'un voyage dans les comtés de l'ouest, lança une proclamation pour exclure des bâtiments appartenant aux collèges et aux cathédrales les enfants des ministres. Elle avait été choquée de l'attitude des lecteurs et des ministres qui, sous l'évêque calviniste Parkhurst, se livraient à toutes les fantaisies cultuelles, et parfois scandalisaient les fidèles par leur conduite : a Gardez, disait la reine, vos femmes, vos enfants et vos nourrices hors de l'enceinte des collèges et chapitres et des cathédrales. Ces salles et ces édifices ont été construits pour des groupes d'hommes savants livrés à l'étude et à la prière, non pour des groupes de femmes et d'enfants pour lesquels ils ne sont pas appropriés. Si vous n'obéissez pas, vous perdrez votre place. »

Cécil transmit l'ordre à Parker en lui recommandant de ne pas le publier, mais de le faire parvenir confidentiellement aux évêques. Dans la pratique, il n'en fut pas tenu compte. La reine était si outrée de ce qu'elle avait vu pendant son voyage qu'elle se repentait, déclara-t-elle à l'archevêque, d'avoir permis au clergé de se marier.

Les choses allèrent si loin que, sans l'intervention énergique de Cécil, la reine aurait interdit le mariage aux ecclésiastiques : « J'ai eu un voyage mouvementé auprès de Sa Majesté, écrivait Cécil à Parker2, occupé que j'étais à l'empêcher de blesser journellement le clergé. La conduite indiscrète des lecteurs et ministres

1. Calendar of State papers, Domestic, p. 183. -2. Ibid., p. 187.

des comtés de Suffolk et d'Essex l'avait choquée. A coup sûr, il y a beaucoup de ministres inférieurs à leur tâche et une telle pauvreté de culte que cela ruine mon crédit. Sa Majesté continue d'être très mal impressionnée par le mariage des prêtres. Si je n'étais pas très ferme sur ce point elle le condamnerait entièrement et ouvertement. L'évêque de Norwich (Parkhurst) a été blâmé d'une belle manière pour n'avoir pas gouverné son clergé. D'après mes informations, cet évêque ferme les yeux sur les schismatiques et les anabaptistes. Certainement, je vois une grande variété dans l'administration du culte. On n'est pas obligé ici de porter un surplis et les ministres s'adaptent à la sottise du peuple ; ils appellent charité se plier à leur humeur. » L'évêque Cox essaya de prouver à Elisabeth que les chanoines n'observeraient pas la résidence si on les séparait de leur famille ; Parker lui représenta qu'elle nuisait au clergé, qui s'était marié avec sa permission, en attaquant le mariage des prêtres. Rien n'y fit. Elisabeth garda jusqu'à la fin cette répulsion instinctive. L'archevêque en souffrit personnellement. La reine ayant un jour à remercier la femme du primat qui lui avait offert une somptueuse hospitalité, feignit de ne savoir quel nom lui donner : demoiselle, elle n'osait, et Madame, elle ne pouvait.

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