‹ Les origines du schisme anglican, 1509-1571Chapitre 248 sur 253 · XXXVII. Des Magistrats civils · texte numérisé non relu

XXXVII. Des Magistrats civils

Sa Majesté royale a la puissance souveraine dans ce royaume d'Angleterre et dans les autres domaines. A elle appartient, en toutes causes, le gouvernement suprême de toutes les classes d'individus de ce royaume, qu'ils soient ecclésiastiques ou laïques, et ce pouvoir n'est pas et ne doit être soumis à aucune juridiction étrangère.

Quand nous attribuons à la Majesté royale le gouvernement suprême, titre qui blessera quelques esprits enclins à la calomnie, Nous le savons, Nous ne donnons à Nos princes ni le ministère de la Parole de Dieu, ni celui des sacrements, comme le témoignent formellement les restrictions données dernièrement par Elisabeth, Notre reine, mais seulement cette prérogative qui a toujours été donnée, comme Nous le voyons dans les Saintes Écritures, par Dieu lui-même, aux princes pieux; c'està-dire qu'ils doivent gouverner les gens de tout ordre et de toute condition confiés par Dieu à leur sollicitude, qu'ils soient ecclésiastiques ou séculiers, et réprimer avec l'épée civile les entêtés et les malfaiteurs.

Uêvêque de Rome n'a aucune juridiction dans ce royaume

d'Angleterre.

Les lois de ce royaume peuvent punir de mort les chrétiens

pour des crimes odieux et graves. Il est permis aux chrétiens,

sur Tordre des magistrats, de porter des armes et de servir à

la guerre.

Page 1