Ibid., G 197. — 6. Ibid., G
LES ORIGINES DU THEATRE A BBSANÇOlf. 69
cette époque, il n'est plus fait, dans les registres capitulaires, mention des mystères, dont la suppression coïncide avec celle de la fête des fous, qui cessa d'exister en 1 585 en vertu de décisions du concile de Trente.
Sauf les cas que je viens de citer, ce fut la municipalité qui se chargea, au xvi* siècle, de l'organisation et des frais des mystères ou moralités donnés en spectacle au pubb'c bisontin.
En 1528, le 5 avril, jour des Rameaux, représentation du mystère de la Passion, suivie d'un banquet des gouverneurs. François des Dames, Outhenin Ghassignet et Jean Bardet, citoyens de Besançon, furent conmiis par les « jouheulx » à la recette des deniers, ce qui parait indiquer que les représentations n'étaient plus gratuites. La ville donna pour son compte 100 sous tournois*.
A l'occasion du renouvellement des gouverneurs, en 1533, une moralité, intitulée : U homme pécheur^ fut représentée trois jours consécutifs/ à la fête de la Décollation de Saint-Jean-Baptiste, le vendredi, puis le samedi et le dimanche. Ce fut Nicolas Boncompain, un des élus, qui tint le rôle de Vhomms pécheur. La dépense de bouche s'éleva à 21 francs, 6 gros, 5 engrognes et 2 deniers tournois*.
En 1 535, une somme de 20 sous est payée aux « joueurs » de la moralité : Langue asserée (f) ;