SCÈNE
Lies ntvi8, NICOLAS; il m rre i - . pr*» a u ■•h, nIi MADAME J* iI.IaHJIS.
Nicolas!
• Berton, Daniel ** Berton, Nicolas, Daniel.
LES ORPHELINES DE SAINT-SEVER
DAMBL.
Ce pauvre Nicolas I (il lut und u «ii ; ni<*i** m u pr*»» p*i.)
enîOH.
€’o?t donc loi, mon ami?
NICOLAS
Non, Monsieur, ce n'cst pas moi... c’est-à-dire si, c’eat moi ; mais je ne me laisse plus tutoyer que par maman : le monde m’appelle actuellement moiweitr Vaubert, attendu que j'ai perdu nia tante Crépu. Vous ne l ave* pas connue, ma lante Crépu que j'ai perdue f Moi non plus ! mais ça ne fait rien !
MADAME JOLIBOIS, Mm* 4' d««i d«a»ili>|u** qui psrUgi «ut tabla
La... la... Tiens! Nicolas! te voilà, mon garçon! embrassemoi donc!
Je vous embrasserai si je veux. Madame! Je me contente de vous saluer... et écoute* ce que je dis à ce» Messieurs... si von* voule* être au courant, car une fois que j’aurai Uni, je ne recommencerai pas.
MADAME JOLIBOIS
Mais es-tu beau, mou gaiçon !
NICOLAS
Je uc dis pas non. Mais appclcz-raoi monsieur Vaubert! J’ai acheté un brevet d imprim- ur, moi ; je retourne à Rouen pour y gagner beaucoup d'or, moi, et je suis un monsieur bien mi*, pouvant se présenter dans les meilleures maisons, moi. Et c'est pourquoi. Mt»uïurs, vous me voyez ici. moi.
BKIUGN.
Soyez-y le bienvenu, monsieur Vaubert!
NICOLAS
Merci, monsieur Berton! Mai? sans vouloir vous humilier, ce n’est pas pour vous que je viens ; c’est comme vous, monsieur Daniel. Je ne veux rien vous dire de désagréable, mais je vous débite trop pour vous donner la main ! Vous avez fait une trop grosse faute d'orthographe, vous, dans la mise- 1 en pag»r de notre amitié. Ah! laritlal j’ai corrigé bien des i épreuve»! c’était mon état; mais telle épreuve-là ma cor- ' ntçé... tout ça .. Dunicics farces d'ouvrier imprimeur, lariÜa 1 El même, non, plu* de larifla. Je »ui» trop bien mis, je ne dois plu» jurer que palsaïubleu, vertugadin, corue de biche.
MADAME JOLIBOIS, I* nprtsaM.
Non I corne de cerf I
DANIEL
Ah! mon ami,*i voua pou vint savoir...
BERTON. le retenait.
NICOLAS
J'en tais, palsambleut bien assez. Je suis venu donc pour...
MADAME JOLIBOIS
Pour moi.
NICOLAS
Madame Jolibois, vous devez avoir faim. Ne jeûnez pas pour m'interrompre. Je ne tien* à voir que mademoiselle Anna... Elle est venue avec sa soeur embrasser maman l’autre jour; moi, j’étais à mon imprimerie...
BERTON
Que voulez-vous donc dire à Anna T
NICOLAS
Je veux lui dire adieu. Il parait qu’elle est bien portante; que son rhume est passé... car ce n'était qu’un rhume. Je le savais bien, moi!
MADAME JOLIBOIS
Anna se porte comme vous et inoi... mieux que moi.
NICOLAS
Tant mieux, vertubleu ! Je peux la voir alors, et c’est tout ce que je demande. Je dirai adieu à ma pauvre sœur Adèle , par la même occasion. .. En voilà une qui vous aurait fait mie 1 crâne petite femme, monsieur Daniel ; je savais ça, moi. Mais il suffit, ce qui est lait est fait.
DANIEL
Vous savez...
BERTON, inltrromp mi *,
Eh bienl moniieur Nicolas Vaubert, je vais prévenir moinième ces demoiselles de votre arrivée.
NICOLAS
Je voiw remercie, monsieur I docteur.
DANIEL
Nous nous reverrons, mon ami.
NICOLAS
Ah î je n’y tiens guère, corne de bichel
* Berton, Daniel, Nie-oh», Joli bot*.
** Daniel, Berton, Nicolas, Jolibois.
MADAME JOLIBOIS
Corne de cerf! (a B*ru.o *.) EU bien I mai* on ne déjeune donc pas ce matin ?
berton. v
Plu* tard, plus tard! meth-z-vous toujours a taole avec Nicolas, en nous attendant.
ensbmblb.
Air de la /Vu il de A'oJL
NICOLAS
Je veux revoir.
C’était là mou espoir.
Ces amies Tan! chéries!
A toutes deux,
Sans faiblesse ;e veux En partant faire mes adieux.