‹ Les orphelines de SaintSever comédievaudeville en un acteChapitre 80 sur 87 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

Les mêmes, BOLIVAR.

BOLIVAR, entrant.

Ah ! mon Dieu!.. Bemouillet qui pleure... lacrimauervnt gen tes, comme disaient les Grecs...

BERNOt'M.LET, pleurant.

Oui, monsieur Bolivar... je pleure...

BOLIVaB , riant.

Voilà qni est drôle, par exemple, qu’y a-t-il donc?

MIETTE

Rien, monsieur Bolivar. .

BCRKOCIU.ET, pleurant.

Comment rien... y a... y a... y a que ma femme se fait faire la cour par Clampin... même que s’il était pas queuque chose dans le gouvernement, je l*y aur.tis déjà cassé les reins...

BOLIVAR, riant.

Ah bah!... madame Bcrnomllct!..,

MIETTE

Mais non... monsieur... Bolivar... Bcrnouillet radote... (Allant

i Bcrnouillet.) Puisque je tediS...

BEMOOIUIT.

Laisse-moi... toi... (il pleure. — Miette reprend sa plaee.)

BOLIVAR

Eh bien!., qu’cst-cc qu’il y a là d’étonnant?.. ta femme est kL-unc... jolie... on lui fait là cour... turnu» otirmro fricat... Voyons, sois philosophe...

REJUtOLILLST.

Phisolopke... qu’eat-cc que c'cst que ça?..

BOLIVAR

Les plus grands hommes v ont passé. Vulcain , Ménélas... Tu çuogua.

BtBWOLTLLET.

Qunquf!..

BOLIVAR

Cest du latin .. Voyons... prends la chose en riant . loi qui ris toujours.

KBKOMLLST.

Mais vous save* pas qu’il lui a donné un rendez-vous?..

BOLIVAR, riant.

Bah!..

BKUNOUILLET.

Même que quand je les ai surpris ici... tout à l'heure... le Clampin embrassait ma femme... et qu’il lui donnait son portrait... au daguerreopi}*.

BOLIVAB, à pari, riant.

Oh! parfait... Clampin donnant son portrait à Miette...

MIETTE, Ul k Brrnouill*!.

Mais puisque je Mis que ce n’est ni le mien ni le sien... •CBHOUILLKT.

D’ qui donc qu’ c’est alors. . fout que ça soye le portrait de quelqu’un...

MIETTE, bu à BertoullW*.

Eh lien!., c’cst le portrait de Denise...

BERNOl'ILLFT, «datant.

Ah! elle est trop forte celle-là... monsieur Bolivar...

• MIETTE, roulant le taire taire.

Mais lais-loi donc...

BEtSOOILLET.

Monsieur Bolivar... v'ià qu’elle dit à c’Ue heure que c’est portrait de rot’ femme...

BOLIVAB, ri venant.

De ma femme!...

Imbécile.

MICITE, bai à BeraonilM.

le

BOL] V ah, i part.

Pauvre Bcrnouillet!.. le retourne-t-elle!.. Venons à son secours. (flant, » riant.) Eh bien! oui... là... c’est un portrait de Denise... que j’avais ait à Clampin de m’appurter de la ville... el qu’il remettait à Miette... pour qu’elle me le donnât... es-tu content?., (a Miette.) Donnc-le-moi...

MIETTE, i part, trtn-embarmȎe.

Hein! à lui... le portrait de sa femme...

BOLIVAB, bai i Miette.

Ne crains rien... je ne lui laisserai pas voir.

MIETTE, trvA-«B-.bârr»«a*.

Dame!., je vas vous dire... c’est que .. monsieur Bolivar...

BERNOUILLET

Voye*-vous... c’est pas vrai... c’est le portrait de Clampin... mais, nom d'un petit bonhomme, jp le verni ! (il vont u prendre

de fore*.)

MIETTE, résistant.

Tu ne le verras pas...

BERNOUILLET, lutlaat «vu MleiU.

Ce portrait... que je te dis...

MIETTE

Eh bien!... tiens... va le chercher... (fit* te laau par u fenitrv.)

BERNOUILLET

Bien!., dans la mare aux canards...

BOLIVAB, h part.

Ah! ah! décidément ce pauvre Bemouillet... (il rit.)

BEMIOltlLLET, se jetant m pleurant dans le» bra* de BoHvar.

Ah! moiuiit'ur Bolivar... lieu !. . heu!..

BOLIVAR, riant.

Ah! ah! ah!., voyons... console -toi... je te répète que les plus grands hommes de l'antiquité... (fcîant de piu en plus.) f>h! mais es-tu laid quand tu pleures... Miette... regarde-donc...

MIETTE rrprrsanl son enrie de rire.

C’est vrai... écoute Bcrnouillet...

BF.RMHULET,

Laissez-moi ... heu!., (iipicnrc.)

BOLIVAR

Tu as l’air d’un jeune veau... (Il rit aui éclats; Miette eberebe i tm retenir.)

RERNOITLLCT.

Je sais ce que je vas faire... (il mire à droite.)

MIETTE., le latTint en riant.

Mais écoute donc... (Il lai tenu* ta p.»rte au ne».) Bemouillet!...

BOLIVAB, l»mbaut sur un* chaiar.

Bemouillet!.. Bcmonillet!.. (itrit *■» teut».)

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