‹ Les oscillations âelectriques. Leðons professâees pendant le premier trimestre 1892-1893Chapitre 110 sur 124 · Résultats. — Soient a le rapport -?et B la valeur du · texte numérisé non relu

Résultats. — Soient a le rapport -?et B la valeur du

même rapport quand la plaque réfléchissante est supprimée

310 PROPAGATION DES OSCILLATIONS ELECTRIQUES (dans les expériences, on se contentait de tourner la plaque de 90").

Ce rapport p correspond à l'effet direct de l'excitateur sur le résonateur secondaire, effet qui se produit avec la même intensité quelle que soit la position de la plaque. Sa différence a — p est proportionnelle à l'action réfléchissante.

Réflexio7i sur le soufre. — H y a réflexion dans toutes les positions quand la vibration électrique est perpendiculaire au plan d'incidence.

Quand la vibration est contenue dans le plan d'incidence, il y a un angle d'incidence pour lequel les rayons réfléchis disparaissent.

Voici en effet les valeurs de a — p dans ce cas:

Angle d'incidence Valeur de a — j3 30° 0,24

0,01 (extinction sensiblement complète)

Les formules de Fresnel sur la réflexion vitreuse ne sont pas bien vérifiées par les résultats des expériences de M. Klemencic.

Cela provient de ce que l'accord entre les vibrations réfléchies sur les deux faces, qui a été réalisé pour l'incidence normale, ne l'est plus quand l'angle d'incidence prend des valeurs croissantes ; ces vibrations interfèrent, ce qui altère la valeur du pouvoir réflecteur.

Réflexion sur une plaque métallique ou sur un réseau. — M. Klemencic a mesuré le pouvoir réflecteur des plaques

métalliques sous différentes incidences et a trouvé qu'il varie suivant une loi complexe. lia obtenu des résultats analogues avec les réseaux métalliques.

Réfraction. — Les plaques métalliques ne laissent pas passer les vibrations électriques : ce résultat était connu avant les expériences de M. Klemencic et n'en ressort d'ailleurs pas très nettement, à cause des courants induits dont nous avons parlé.

Avec une lame de soufre, la quantité d'énergie transmise augmente quand la quantité réfléchie diminue, et inversement, comme il était facile de le prévoir.

Cependant, au lieu de trouver que la somme de l'énergie transmise et de l'énergie réfléchie est égale à l'énergie incidente, M. Klemencic a trouvé que cette somme est supérieure à l'énergie incidente.

Ainsi, dans la réflexion sur une plaque métallique, il n'y a pas de vibrations transmises et on a trouvé, pour l'incidence de 40° par exemple, en représentant par 1 l'intensité des rayons incidents, 1,92 pour celle des rayons réfléchis.

En opérant avec une lame de soufre, on a trouvé en représentant toujours pari l'intensité des rayons incidents:

1° Vibration électrique parallèle au plan d'incidence.

Angle de réflexion Rayons réfléchis Transmis Total

2° Vibration perpendiculaire au plan d'incidence :

Angle de réflexion Rayons réfléchis Transmis Total

Ainsi, les sommes indiquées dans la dernière colonne sont toutes plus grandes que l'unité. M. Klemencic attribue ces résultats à des effets de diffraction. Nous pouvons les rapprocher des résultats obtenus par MM. Sarasin et de la Rive pour les maxima de leurs courbes d'interférences (paragraphe 130). 11 est bien probable que l'explication d'un de ces deux faits conduira immédiatement à celle du second.

APPENDICE AU CHAPITRE VII

153. a. Expériences de M. Righi. — Depuis que j'ai terminé ce cours, des expériences de M. Righi sont venues jeter le doute sur les résultats obtenus par MM. Klemencic et Trouton au sujet de la position du plan de polarisation.

M, Righi se servait d'un excitateur formé de deux petites sphères a Qih plongées dans un liquide diélectrique (huile de vaseline) ; près de ces sphères, qui sont isolées, on en place deux autres c et o? qui sont en communication avec les conducteurs d'une machine de Holtz. Une série d'étincelles éclate dans les trois intervalles c«, ab et èof; l'étincelle ai, qui est l'étincelle oscillante, éclate dans l'huile comme dans l'appareil de MM. Sarasin et de la Rive décrit plus haut.

Avec cet excitateur M. Righi a obtenu des longueurs d'onde de 7 à 20 centimètres. Il se servait de résonateurs rectilignes et de miroirs paraboliques.

Grâce à la petitesse de la longueur d'onde, le savant italien espérait diminuer les perturbations dues à la diffraction.

Il étudia d'abord la réflexion sur une lame de zinc. Si l'axe de l'excitateur, c'est-à-dire la force électrique, est perpendiculaire au plan de réflexion, l'intensité de la radiation réfléchie décroît quand l'angle d'incidence croît, jusqu'à un

314 APPENDICE AU CHAPITRE VII

certain minimum, et va ensuite en croissant. C'est ce qui arrive dans la réflexion métallique de la lumière quand le plan de polarisation est perpendiculaire au plan de réflexion. Si l'axe de l'excitateur est dans le plan de rétlexion, l'intensité reste au contraire sensiblement constante ; on sait que, dans la réflexion de la lumière, l'intensité croît avec l'angle d'incidence quand le plan de polarisation coïncide avec le plan de réflexion.

On serait ainsi conduit à conclure, contrairement aux idées de M. Klemencic, que le plan de polarisation est perpendiculaire à la force magnétique, et cette manière de voir serait confirmée par les autres expériences faites avec un miroir métallique, en plaçant l'axe de l'excitateur obliquement par rapport au plan de réflexion.

Mais, en opérant ensuite avec des miroirs diélectriques, M. Riglii est arrivé à un résultat opposé. Ses expériences ne peuvent s'expliquer qu'en admettant que le plan de polarisation est perpendiculaire à la force électrique. « Comme ce second résultat, dit-il, est en harmonie avec la théorie, tandis que le premier y contredit, il me semble qu'il faut regarder comme vrai le second, en se réservant de continuer l'étude de ces phénomènes et particulièrement de la réflexion des oscillations elliptiques sur les métaux, dans l'espoir de trouver la cause des propriétés singulières de ces corps. »

J'ajouterai que M. Righi a étudié avec ses appareils de curieux phénomènes de diffraction produits par des fils ou des bandes métalliques, ou par des bâtons diélectriques. [Atli de V Academia dei Lincei, 1893.)

EXPÉRIENCES DE M. GARBASSO 315

b. Expériences de M. Garbasso. — Soit E un excitateur et R un résonateur. L'excitateur mettra R en vibration, même si les périodes ne sont pas les mêmes, mais d'autant mieux qu'elles seront plus voisines. C'est le phénomène de la résonance multiple. Si on interpose entre E et R un écran métallique, l'action de E sur R cessera.

M. Garbasso, au lieu d'un écran continu, interpose un écran formé d'un grand nombre de résonateurs R' tous pareils entre eux. Il observe alors que l'action de E sur R est arrêtée si R' et R sont de même période et qu'elle ne l'est pas dans le cas contraire.

Tout se passe donc comme si l'excitateur émettait une série de radiations de périodes variables, parmi lesquelles celles qui auraient même période que R' seraient seules arrêtées par l'écran.

Ces expériences s'expliquent donc très bien avec la manière de voir de MM. Sarasin et de la Rive et on pourrait être tenté de croire qu'elles condamnent l'explication que j'ai donnée de la résonance multiple. Ce serait oublier ce que j'ai dit plus haut, à savoir que mon explication, si opposée qu'elle paraisse à la théorie des savants g'enevois, y rentre au contraire comme cas particulier, puisqu'une fonction quelconque peut toujours être représentée par l'intégrale de Fourier. Elle rendrait donc compte de la même manière des expériences de M. Garbasso.

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