Premières expériences de MM. Sarasin et de la
Rive (^). — Entre les expériences que Hertz exécuta à Carlsruhe et celles qu'il fît à Bonn se placent les premières expériences de MM. Sarasin et de la Rive. Ces expérimentateurs se servirent de résonateurs de dimensions différentes, de sorte que la résonance n'était pas toujours parfaite, l'accord n'existant pas entre les périodes de l'excitateur et du résonateur.
Ils ont trouvé que la longueur (fonde dans l'air dépendait des dimensions du résonateur et pas de celles de t excitateur. La longueur d'onde mesurée dans l'air était sensiblement égale à la longueur d'onde dans le fil, et cette valeur commune était environ huit fois le diamètre du résonateur.
De plus, en opérant avec un appareil de même dimension que celui de Hertz, ils ont trouvé, au lieu de 900 centimètres, nombre de Hertz, le nombre 600 centimètres, qui est conforme à la théorie.
La seule cause possible de ces divergences est l'influence des dimensions de la salle et du miroir. Les dimensions du miroir sont ici du même ordre que la longueur d'onde et les phénomènes de diffraction acquièrent une grande importance.
Le miroir dont se servaient MM. Sarasin et de la Rive avait 2"', 80 de hauteur et 3 mètres de largeur. Ils ont fait varier la distance de l'excitateur au miroir depuis 4 mètres j'usqu'à 10 mètres.
CJ Sarasin et de la Rive, C. iJ., t. GX, p. 72.
EXPÉRIENCES DE MM. SAÏIASIN ET DÉ LA RIVE 20Î) Voici les résultats trouvés dans ces expériences :
Diamèlre du résonateur en mùUes
(Distance au miroir) 1'^'' ventre
1" nœud
2*" ventre
2« nœud
3" ventre
Pour les petites longueurs d'onde, on voit qu'on peut observer un plus grand nombre de maxima et de minima que pour les grandes longueurs d'onde, ce qui rend bien manifeste la périodicité du phénomène.
Afin de diminuer les causes d'erreur dues aux phénomènes de diffraction, les deux expérimentateurs ont employé dans une autre série d'expériences un miroir de plus grandes dimensions ; les résultats ont été plus nets, surtout avec les plus petits résonateurs.
M. Joubert a répété les expériences de MM. Sarasin et de la Rive, mais sans faire de mesures précises ; il semble cependant que ses résultats soient plus voisins de ceux de MM. Sarasin et de la Rive que de ceux de Hertz.
Toutes les expériences que nous venons de passer en revue n'avaient donc pas démontré nettement l'égalité des vitesses de propagation dans l'air et dans les fils. De nouvelles expériences sont venues établir plus nettement ce point.