EXPERIENCES DE HERTZ
différence de potentiel est assez grande pour que l'étincelle jaillisse entre A et B.
Ce fait prouve que la force contrc-électromotrice existant entre A et B est rapidement détruite.
Hertz a trouvé que le phénomène dépendait de l'étincelle propre de la bobine de Ruhmkorff, qu'on peut appeler l'étincelle primaire en réservant le nom d'étincelle secondaire à celle qui se produit entre A et B. Si cette étincelle jaillit entre deux pointes, ou entre une pointe et une sphère, ou entre une pointe et vm plan, au lieu de jaillir entre deux sphères, les étincelles sont moins fortes en AB.
Quelquefois, on n'obtient pas d'étincelles en AB sans qu'on sache trop pourquoi. Avec un peu d'habitude, on peut arriver, rien qu'en voyant l'étincelle primaire, à prévoir s'il se produira ou non une étincelle secondaire.
Infiuence de la lumière. — Hertz observa encore un fait très curieux : les étincelles primaire et secondaire paraissaient exercer Tune sur l'autre une action mystérieuse ; en mettant entre les deux un écran, les étincelles secondaires cessaient de se produire. Hertz crut d'abord qu'il y avait là une action électrique, mais reconnut ensuite que ce phénomène était du à la lumière de l'étincelle.
Pourtant, une plaque de verre, qui laisse passer la lumière, empêchait l'action des étincelles l'une sur l'autre, (^est que les rayons actifs, en cette circonstance, sont les rayons ultraviolets, qui sont arrêtés par le verre : en effet, une plaque de fluorine, qui laisse passer les rayons ultra-violets, laisse aussi subsister l'action des étincelles primaires.
Autres dispositions employées par Hertz. — Hertz a aussi employé la disposition indiquée dans la figure 4 : il réu-
Fio. 4.
42 LES OSCILLATIONS HERTZIRNNES
nit une des extrémités du micromètre à étincelles à un rectangle portant au milieu, du côté opposé à celui où se trouve le point d'attache, un petit interrupteur. Si le point A est au milieu du côté du rectangle, et que celui-ci ait ses deux moitiés bien symétriques , la décharge doit mettre le même temps à parcourir les deux parties du rectangle, c'est-à-dire qvie le potentiel a toujours la même valeur aux deux boules de l'interrupteur ; il ne doit donc pas y avoir d'étincelles, ce que l'expérience vérifie.
Mais, en détruisant la symétrie d'une manière quelconque, par exemple en ajoutant sur un des côtés du rectangle une petite capacité, on fait apparaître l'étincelle.
Hertz eut l'idée de supprimer la communication entre le premier interrupteur et le rectangle : malgré cela, des étincelles se produisaient à l'interrupteur du rectangle.
Enfin, il employa le dispositif de la figure 5 : l'une des extrémités du premier interrupteur est reliée à un conducteur C. Dans ces conditions, il obtint encore des étincelles
à l'interrupteur du rectangle ; il n'en obtenait plus en réunissant les deux boules du premier interrupteur.
FiG. ii.